Le prix Horizons Imaginaires annonce les finalistes de l’édition 2019!

Ce prix vise à mettre en valeur des œuvres québécoises dans le domaine des littératures de l’imaginaire : science-fiction, fantastique et fantasy. Il a été créé en 2017 par Mathieu Lauzon-Dicso, professeur de français au collège Marianopolis à Montréal.

Les finalistes sont choisis par un jury formé de professionnels spécialisés dans les littératures de l’imaginaire.

Ce sont les élèves du niveau collégial qui sont appelés à voter pour déterminer le ou la lauréat(e) du prix. L’an dernier, c’est François Blais qui a remporté les honneurs avec son roman Les Rivières, suivi de Les montagnes, aux éditions de l’Instant même.

Une table-ronde dédiée au Prix Horizons imaginaires aura lieu lors du Salon du livre de Montréal en novembre prochain, et le ou la lauréat(e) 2019 sera dévoilé(e) lors du Congrès Boréal, en mai prochain.

Hivernages, de Maude Pradet-Deschênes, aux éditions XYZ, dans la collection « Romanichels » :

« Hivernages est un roman troué ; un hiver qui ne s’est pas terminé, raconté par fragments et dans le désordre. Différents personnages tentent de survivre au froid, à la solitude, à la mort. Deux soeurs qui s’aiment trop, une fillette aux mains crochues, un garçon qui refuse de se couper les cheveux, un vieux qui a oublié son nom, des vieilles qui mangent des beignets dans une ville souterraine, une femme qui n’a jamais connu d’orgasme, tous survivent à la tempête dans un paysage d’aurores boréales. L’écriture de Maude Deschênes-Pradet, déjà remarquée avec son premier roman, La corbeille d’Alice, évoque à merveille l’hiver, le froid, la solitude, la résilience. Si l’histoire est racontée avec une certaine retenue, de la pudeur et beaucoup de délicatesse, il y a aussi, dans Hivernages et ses scènes saisissantes, une véritable puissance d’évocation poétique d’un univers fantastique, post-apocalyptique. »

Le potager, de Marilyne Fortin, aux éditions Québec Amérique, dans la collection « Tous continents » :

« Et s’il fallait porter un masque et des gants en permanence ? Faire ses provisions grâce à des coupons de rationnement ? Se débarrasser des chats faute de nourriture ? Se déplacer à vélo puisqu’il n’y a plus d’essence ? Et si l’apocalypse arrivait tout doucement, insidieusement ? Depuis qu’un virus mortel s’est propagé partout dans le monde, Caroline voit chaque semaine son univers changer. Entre deux crises d’anxiété, elle doit néanmoins s’occuper de son mieux de ses deux jeunes garçons. Tout ce qui était auparavant si simple est devenu difficile. Même se nourrir. Les habitants de son quartier décident alors de s’unir pour cultiver un potager… mais les choses les plus banales prennent désormais des allures dramatiques. Jusqu’où ses voisins iront-ils pour protéger leurs récoltes maintenant que chaque personne représente un concurrent dans cette course à la survie ? Et jusqu’où Caroline elle-même ira-t-elle ? »

De synthèse, de Karoline Georges, aux éditions Alto :

« L’une s’immobilise devant les fenêtres de sa maison en banlieue avec le poids de la mort au creux du ventre; l’autre cherche à traverser l’écran pour se transformer en image grâce à son avatar numérique, en quête d’absolu. L’une a donné naissance à l’autre, qui tente maintenant de renaître à travers un corps virtuel, loin de la morosité du nid familial. Récit d’une lumineuse lucidité propre à ouvrir les consciences et à faire vibrer les âmes, De synthèse met en lumière l’aboutissement d’une relation filiale du point de vue d’une femme-image renouant avec sa famille au moment où sa mère entre en phase terminale, au terme d’une longue période de dégénérescence. C’est une histoire de corps, de disparition, de reflets, de composition et de décomposition. C’est l’histoire d’une image à parfaire, par-delà le désastre de la chair. »

La ruche, de Michèle Laframboise, aux éditions Les six brumes, dans la collection « Les six brumes » :

« Marilyn danse. Un courant d’air traverse la grille sous ses escarpins, soulevant le bas de sa robe. L’actrice se penche pour presser les pans rebelles, un geste souligné par un accord de cuivres. Le vent coquin soulève l’arrière de sa robe, dénudant ses jambes galbées. Elle éclate de rire, un rire perlé, chorégraphié au quart de seconde, chaque note sonnant comme une invitation. Des sifflements montent autour du plateau surélevé sur lequel elle se trémousse. Une masse de touristes et d’habitués dégustent des flûtes de vin, chacun palpant le bouquet de roses rouges au centre de leur table.Aucun d’eux ne connaît l’origine du numéro de Marilyn, de la robe ou du courant d’air. Cela ne les empêche pas d’évaluer leurs chances d’obtenir un rendez-vous galant, pourvu que la mise encryptée dans leur bouquet soit suffisante. Et vous, avez-vous déjà rencontré Marilyn ? Suivez-la au coeur de la Ruche, là où la sensualité épouse le mystère. »

Borealium Tremens, de Mathieu Villeneuve, aux éditions La Peuplade :

« David Gagnon veut rénover la Maison brûlée, dont il hérite à la mort de son grand-oncle, une maison-fantôme comme les autres dans le fond d’un rang de Saint-Christophe-de-la-Traverse. Il veut aussi y cultiver la terre et y terminer son roman, malgré les menaces d’expropriation, les voix qui vibrent, les hallucinations, les racines qui gagnent du terrain, les tiques et l’hiver féroce. Engoncé dans son tombeau de bois pourri, dans l’alcool et dans les archives de sa famille, le jeune écrivain est appelé à accomplir la prophétie sauvage, celle qui avait autrefois animé Auguste et plusieurs autres avant lui, et qui animera ceux qui ne sont pas encore nés. »