Événement passé - 4 octobre 2012 / 19h / Contribution suggérée 5$

Discussions, tables rondes et conférences - Infortunes - Catherine Plaisance

Je mange avec ma tête : les conséquences de nos choix alimentaires
Conférence avec Élise Desaulniers

Mangeons-nous intelligemment ? Mangeons-nous avec notre tête ?

Manger avec sa tête, affirme Élise Desaulniers, c'est choisir ce qu'on met dans son assiette, en sachant que les choix qu'on fait ont des conséquences : sur notre santé d'abord, mais aussi sur l'environnement, sur la vie des animaux, sur celle d'autres personnes. Elle explique les bases de l'éthique alimentaire, en apportant un nouvel éclairage sur des enjeux tels que les pesticides, les OGM et les aliments bio. Le saumon sauvage est-il plus intéressant pour la santé que le saumon d'élevage ? Doit-on vraiment acheter local ? Devrions-nous privilégier le bio à n'importe quel prix ? Autant de questions traitées avec nuance et intelligence.

Réservations : 514-337-4083 ou annepascale@librairiemonet.com

Contribution suggérée : 5$
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Événement passé - 27 septembre 2010 au 5 octobre 2012 / Entrée libre

Exposition - Infortunes - Catherine Plaisance

Infortunes
Catherine Plaisance

Exposition du 27 septembre au 5 octobre 2012

Infortunes s'offre [...] comme un théâtre clair-obscur morcelé dont nous serions tantôt le protagoniste, tantôt le voyeur, tantôt le témoin; sinon l'hôte de quelque sombre songe, rêve ou souvenir, le sujet d'un étrange et absurde cauchemar tranquille, ou même le destinataire d'une prophétie catastrophiste aux accents (parfois caricaturaux) de fin du monde. Mais toujours, nous sommes le relais : entre des images qui semblent se jouer et se lire dans le liminaire, dans l'interstice.


[...] Le travail de Catherine Plaisance reprend différents tropes mis à profit dans la représentation de la catastrophe. D'un projet à l'autre, l'artiste joue alternativement de la banalisation, de l'hyperdramatisation et de la spectacularisation de l'événement tragique étiqueté comme tel, chaque épisode ne s'offrant qu'en tant que prétexte, en tant que motif, comme un symbole référant à la catégorie « catastrophe ». Au fil de ses œuvres, elle déconstruit les « drames » en n'en montrant toujours que des fragments, de sorte qu'elle met l'accent sur certains des mécanismes à l'œuvre dans leur représentation, au sein de la culture visuelle « populaire » comme du « grand art », dans ses modes « fictifs » comme « documentaires ». On assiste (voyeur ?) tantôt aux conséquences, tantôt à l'origine des désastres, tantôt aux réactions des protagonistes, mais jamais au tout - c'est aussi de cette manière [...] que les corpus se jouent dans les hors-champs, dans cet espace liminaire, insaisissable, entre l'image et son seuil.

Catherine Plaisance œuvre en photographie, vidéo et installation. Son travail se penche sur la création de scènes catastrophiques nous amenant à nous questionner sur leurs sources et leur réel avènement. L'échelle ambigüe utilisée dans son travail accentue l'idée d'une forme de décalage entre l'image reçue d'un événement et les conséquences réelles de celui-ci. Le travail de cette artiste a entre autres été vu à la Galerie Sans nom (Moncton, 2004), à la Maison de la culture Mont-Royal (Montréal, 2008), à la SAS Galerie (Montréal, 2009), à la Galerie Simon Blais (Montréal, 2011) ainsi qu'à La Bande Vidéo (Québec, 2012). Elle prit part à de nombreuses expositions collectives dont Manif d'art 3, la biennale de Québec (2005), (Im)mortal love international biennial Warsaw (2007), Peep Art/Art Voyou (L'Écart, 2009), Crafting Romance (ATHICA, 2009), la 16e édition de la Biennale Internationale de l'Image de Nancy (2010) et La loi du nombre (Galerie Simon Blais, 2012). Elle fut active au sein du collectif d'artistes Les Fermières Obsédées, de 2001 à 2009. Ce collectif, duquel elle fut cofondatrice, continue depuis d'insuffler une indiscipline au genre de l'art action. Elle est boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada et fut récipiendaire du Prix Sylvie et Simon Blais 2011 pour la relève. Catherine Plaisance détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM, laquelle fut financée par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture. Elle vit et travaille à Montréal.