Le Délivré

Archive pour le mot-clef ‘L’oeil de la corneille’


20 septembre 2010  par Alice Liénard

Rencontre avec Shane Peacock

8h30, le mardi 13 septembre à l’Ex-Centris. Le vent est frais, l’automne est dans l’air. Bayard Canada a convié libraires et bibliothécaires à une présentation de ses nouveautés. Ça sent la rentrée littéraire… et le café ! Visages connus et inconnus, rumeur ronronnante des conversations ; les amoureux des livres se réunissent une fois de plus pour se faire présenter des nouveautés qui vont les faire saliver ! Douce torture, non ?

C’est le cœur battant un peu la chamade que je pénètre dans une des salles du complexe de Daniel Langlois, et pour cause : ce n’est pas seulement la présentation des nouveautés qui commence, mais aussi pour moi l’attente ! En effet, comme le second tome de la série La jeunesse de Sherlock Holmes de Shane Peacock paraîtra en octobre, Bayard Canada m’a demandé de présenter le premier, L’œil de la corneille, parce qu’à sa parution, étant complètement tombée sous le charme, j’en avais écrit une critique émue. Donc j’étais bien sûr ravie d’accepter l’invitation, d’autant plus que l’attachée de presse, Johanne Saindon, m’avait informée que Shane Peacock lui-même serait présent ! Waouh !!! (Voilà ma première pensée, ou plutôt, ma première interjection…)

Je suis donc en train d’attendre, d’attendre, d’attendre….. et enfin, la lumière se fait !

Après ma courte présentation, c’est au tour de Monsieur Peacock de monter sur scène. Et là, la magie commence, alors que devant nous, l’auteur raconte la genèse de la création de l’enfant Sherlock Holmes… Il était donc une fois un auteur fasciné par les corneilles et l’époque victorienne. Une idée vint à lui : un meurtre horrible se produirait dans une des ruelles sordides de la Londres du 18e siècle. Heureusement, il y aurait des témoins. Mais il y aurait un mais : les témoins seraient deux corneilles…

Puis quelqu’un a suggéré à Peacock d’introduire Sherlock Holmes dans le décor. Et voilà : tout part d’une idée. Puis vient l’écriture. L’œil de la corneille est un roman brillant : on retrouve une grande écriture, une atmosphère sans pareille et, surtout, un personnage fascinant, à l’intelligence phénoménale ; un personnage fort, donc, mais aussi plein de fêlures. Derrière le grand Sherlock Holmes se trouve un miroir brisé…

Couverture de la version originale de « Mort et suspens », à paraître en octobre.

Couverture de la version originale de « Mort et suspens »

Shane Peacock a charmé toute la salle, dont moi, qui suis maintenant autant conquise par Sherlock que par son créateur ! J’ai eu le privilège de lui faire dédicacer mon exemplaire de L’œil de la corneille, et de discuter un peu avec lui. Shane Peacock, ne maîtrisant pas bien notre langue, était désolé de ne pouvoir s’exprimer en français. Cependant, l’auteur torontois m’a confié que ses enfants l’apprendraient, car il estime important qu’ils maîtrisent les deux langues officielles qui composent notre pays.

Nous avons une fascination commune, Mr. Peacock, savez-vous ? Il s’agit des corneilles. Je trouve ces oiseaux mal-aimés magnifiques et majestueux. Non, je ne leur parle pas encore, bien que vous, si. Après les arbres, les pigeons (il s’agit plutôt avec eux d’échanges verbaux peu agréables), les chats du voisinage, les écureuils et divers petits oiseaux, je vais mettre ma timidité de côté et élargir mon auditoire en osant aborder Sa majesté la corneille… Vous joindrez-vous à nous ?

* * *

La jeunesse de Sherlock Holmes, t.2 : Mort et suspens, Shane Peacock, Bayard Canada, p. n.-d., à paraître le 7 octobre 2010.
La jeunesse de Sherlock Holmes, t.1 : L’œil de la corneille, Shane Peacock, Bayard Canada, 2008, 336 p.

Vous trouverez ici un autre témoignage de la venue de Shane Peacock à Montréal.



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