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24 avril 2013  par Alexandre F. R.

Entretien avec Frédéric Gauthier, des éditions de La Pastèque

Fondée en 1998 par Frédéric Gauthier et Martin Brault, La Pastèque fêtera cette année son quinzième anniversaire. En 1999, la petite maison d’éditions faisait paraître Paul à la campagne de Michel Rabagliati — premier titre d’une série dont le succès remarquable allait avoir un profond impact sur le rayonnement de la bande dessinée québécoise, ici comme à l’étranger. Frédéric Gauthier a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions, dans le cadre de notre série d’entretiens avec des acteurs clés du milieu de l’édition québécoise.

En quinze ans d’existence, avez-vous constaté une évolution dans les goûts des lecteurs québécois ? Croyez-vous que le grand public est plus audacieux maintenant qu’il ne l’était en 1998 ?

Il est évident que les goûts ont évolué depuis 15 ans. La production québécoise a connu une grande période d’effervescence depuis ces années, ce qui a permis aux lecteurs de découvrir une variété incroyable de styles, de formats, et d’approches rarement vus dans l’histoire de la bande dessinée au Québec. Alors, oui, le lectorat québécois est beaucoup plus audacieux, voire aventureux qu’il y a quelques années.

Le succès remarquable de la série des Paul de Michel Rabagliati a-t-il, d’après-vous, eu un impact sur le marché dans son ensemble ? Croyez-vous que son rayonnement profite à la bande dessinée québécoise en général ? À La Pastèque en particulier ?

Nous pensons que le succès de Paul a eu un impact majeur sur le marché québécois dans son ensemble. Il faut se remettre en perspective : il y a 15 ans, peu de libraires tenaient des titres de bandes dessinées québécoises, et il n’y avait pratiquement pas de section dédiée à celle-ci. Depuis Paul en appartement les choses ont changé tranquillement.

L’attention médiatique qu’a connue la série à partir de ce titre a éveillé les libraires et tout est allé en croissant après chaque parution d’un nouveau titre de Paul. Dans la foulée, les libraires ont senti un sentiment d’attachement au travail de Michel Rabagliati et un éveil vers quelque chose de différent.

Le rayonnement médiatique a permis la création de rubriques de bande dessinée dans la plupart des journaux d’importance (ce qui n’existait pas il y a 15 ans) et dans les médias comme la radio et la télévision. Cette ouverture a permis à plusieurs auteurs et éditeurs de faire connaître leur travail. Au final, le succès des Paul a permis un rayonnement de La Pastèque et ce jusqu’en Europe, mais cela a avant tout permis à notre maison d’édition une belle croissance et la liberté d’assumer sa liberté créative.

Le phénomène des blogues de bande dessinée a pris énormément d’ampleur au cours des dernières années. Comment cela vous a-t-il affecté en tant qu’éditeur ? Est-ce un milieu que vous suivez de près ?

Cela n’a pas affecté notre travail d’éditeur, mais cela permet une autre façon de découvrir des nouveaux talents. C’est une autre plateforme de création et de diffusion qui permet de tester, échanger et créer pour les créateurs.

La Pastèque a notamment réédité la série des Red Ketchup ainsi que Les aventures de Michel Risque de Réal Godbout et Pierre Fournier, de même que les Jérôme Bigras de Jean-Paul Eid. Croyez-vous que qu’il s’agit d’une de vos responsabilités, en tant qu’éditeur, de préserver le patrimoine de la bande dessinée québécoise ?

C’est fondamental pour nous de préserver le patrimoine de la bande dessinée québécoise qui a trop longtemps été oublié. Rendre disponible les œuvres marquantes des créateurs québécois qui ont marqué notre paysage culturel permet de remettre en perspective nos productions actuelles. Depuis la création de La Pastèque, nous avions le souhait de travailler à redonner une vie à des œuvres qui n’étaient plus disponibles. Le succès de nos rééditions prouve que cela est viable et important.

Le fond du trou, le plus récent livre de Jean-Paul Eid, est percé de bord en bord. Ce trou est un élément essentiel du récit, pour ne pas dire qu’il est l’essence même du récit. Cet objet un peu atypique a-t-il été compliqué à produire ? Avez-vous eu des réticences, lorsque Jean-Paul vous a approché avec cette idée ? Règle générale, êtes-vous attirés par ce genre de projet hors-norme ?

On peut dire qu’à travers nos 15 ans, nous avons toujours été très attirés par des projets ovnis. Étant de grands adhérents aux principes de l’OUBAPO, les approches narratives hors-norme ont toujours eu bon écho à La Pastèque. Les livres de Leif Tande le démontrent bien et nous pensons que la prise de risque est nécessaire en édition pour développer un catalogue et affirmer son identité en librairie, L’appareil en est le parfait exemple. Pour Le fond du trou, malgré notre enthousiasme sur ce projet, il y a eu beaucoup de recherche et développement à faire avec notre imprimeur. On a dû faire des choix lié à la production, mais sans pervertir le travail génial de Jean-Paul Eid.

Dans quelle mesure un éditeur doit-il, d’après-vous, s’impliquer dans la réalisation d’un album ? Quel rôle jouez-vous dans le processus de création ? Cela dépend-t-il beaucoup d’un projet à l’autre ?

Cela dépend effectivement des projets et des auteurs, mais nous souhaitons être impliqués le plus tôt dans le processus. Notre rôle est variable, mais il s’agit d’accompagner le/les créateurs dans la progression du projet. Des auteurs comme Michel Rabagliati n’ont pas de grands besoins d’aiguillage, mais on se permet tout de même certains conseils sur son travail. De plus en plus de projets nous sont présentés à l’état d’embryon, et nous devons épauler les auteurs dès les ébauches du texte jusqu’à la mise en page. Il ne s’agit pas de changer les projets, mais à travers nos conseils de trouver la meilleure façon pour l’auteur d’exprimer sa vision.

Comment définiriez-vous la ligne éditoriale de La Pastèque ? Diriez-vous qu’elle a beaucoup évolué depuis sa création ?

Il est toujours complexe de définir notre ligne éditoriale. C’est à la base le goût et les désirs des fondateurs qui priment, qui viennent personnaliser celle-ci. Nous avons toujours été sensibles aux récits personnels, aux visions novatrices. Ensuite, il y a les rencontres qui viennent s’ajouter à ces désirs. L’envie de travailler avec des gens avec qui nous avons des atomes crochus, des sensibilités. La ligne éditoriale suit aussi l’évolution des créateurs de la maison et des envies des ses fondateurs. Une chose est sûre, c’est que le travail qui a été mis de l’avant depuis quinze ans a défini un style, une approche qui a trouvé écho chez un lectorat qui réagi toujours de façon favorable à notre production. L’expression «  c’est un livre de La Pastèque » résonne souvent à nos oreilles dans les différents salons, ce qui est très valorisant.

2013 marque le quinzième anniversaire de La Pastèque. Avez-vous des projets particuliers pour célébrer l’événement ?

2013 est très grosse année pour nous. Nous allons pratiquement doubler notre production habituelle. La collection « Pamplemousse » va continuer de croître avec de beaux projets comme Le Voleur de sandwichs d’André Marois et Patrick Doyon. Mais ce sera à l’automne que le volet anniversaire sera mis de l’avant avec une exposition spéciale de grande envergure avec un partenaire prestigieux. Je ne peux cependant encore dévoiler les détails de ce projet. Ceux-ci seront annoncés en mai prochain. Un livre imposant va accompagner cette exposition. À la suite de ce projet, il y aura plusieurs opérations ici et en France pour marquer le 15e anniversaire.

***

Bibliographie sélective
 
La liste des choses qui existent, Cathon et Iris, 2013, La Pastèque, 120 p., 9782923841410 (À paraître en juin 2013)
L’Amérique ou Le disparu, Réal Godbout d’après Kafka, 2013, La Pastèque, 184 p., 9782923841359*
Lartigues et Prévert, Benjamin Adam, 2013, La Pastèque, 134 p., 9782923841250*
Red Ketchup intégrale T.1, Réal Godbout et Pierre Fournier, 2012, La Pastèque, 152 p., 9782923841229*
Le fond du trou : une aventure de Jérôme Bigras, Jean-Paul Eid, 2011, La Pastèque, 56 p., 9782922585940*
Paul au parc, Michel Rabagliati, 2011, La Pastèque, 144 p., 9782923841052*
L’origine de la vie : autobiologie de molécule originelle, Leif Tande, 2010, 350 p., 9782922585810*
Jimmy et le Bigfoot, Pascal Girard, 2010, La Pastèque, 48 p., 9782922585889*
Des tondeuses et des hommes : Le meilleur de Jérôme Bigras, Jean-Paul Eid, 2008, La Pastèque, 128 p., 9782922585643*
Paul a un travail d’été, Michel Rabagliati, 2005, La Pastèque, 149 p., 9782922585087*

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22 avril 2013  par Robert Beauchamp

Le 23 avril, Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

Le 23 avril 2013, sortez vos livres!

En cette 18e Journée mondiale du livre et du droit d’auteur nous vous invitons à Sortir vos livres pour les rendre accessibles à tous.

Sortez vos livres de vos bibliothèques, sortez les dehors, organisez une vente de garage, des échanges entre amis et voisins, etc.

Sortez vos livres, partagez-les, faites connaître votre amour pour le livre et la lecture, faites découvrir vos goûts, vos livres préférés, vos lectures marquantes.

La JMLDA, une célébration à la grandeur du Québec et à la Librairie Monet !

Lectures publiques, échanges de livres, causeries, animations pour les jeunes lecteurs, dans tous les coins du Québec, c’est la Fête du livre.

La Librairie Monet recevra pour l’occasion les jeunes élèves de l’école Sourp Hagop qui auront la chance de rencontrer Marianne Dubuc et Mathieu Lavoie. Ces deux créateurs vivent et créent ensemble, pour le plus grand bonheur des enfants! Des leurs, bien sur, mais aussi de tous ceux qui ont la chance un jour de lire leurs livres. Les créateurs partageront avec les enfants invités leur dernière histoire Mais papa…, à paraître aux Éditions Scholastic, dont le thème du dodo, familier des enfants, est développé avec une pincée d’humour et une bonne dose de surréalisme. Ils animeront ensuite une activité de bricolage en lien avec le livre et sur le thème de la journée!

De plus, la Librairie Monet offrira toute la journée une rose à ses lecteurs et lectrices, comme le veut la tradition catalane.

Immortalisez votre JMLDA

Dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) 2013, nous vous invitons immortaliser le moment que vous avez vécu.

Prenez une photo de votre activité et envoyez-la à info@jmlda.qc.ca. Elle sera publiée dans le site jmlda.qc.ca et dans la page Facebook. N’oubliez pas d’identifier le lieu et les personnes apparaissant sur la photo. Assurez-vous d’obtenir l’autorisation de publication auprès de ces personnes.

Les prix suivants seront tirés au hasard parmi les participants :

  • Un chèque-cadeau de 100 $ chez ruedeslibraires.com
  • Un chèque-cadeau de 50 $ chez ruedeslibraires.com

Pour plus d’informations, veuillez cliquer ici.

Historique

En octobre 1995, l’UNESCO proclamait le 23 avril, « Journée mondiale du livre et du droit d’auteur »

« Jour anniversaire de la disparition de Cervantes, de Shakespeare et de l’Inca Garcilaso de la Vega, la même année (1616), et aussi de la naissance ou de la mort d’autres éminents écrivains comme Maurice Druon, K.Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo, le 23 avril, date symbolique pour la littérature universelle, a été choisi par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à l’auteur et d’encourager chacun et en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. L’idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne où il est de tradition que le 23 avril (jour de la Saint Georges) une rose soit offerte avec l’achat de chaque livre.

Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés (auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias) qui sont mobilisés dans chaque pays par l’intermédiaire des Commissions nationales pour l’UNESCO, les Associations, Centres et Clubs. »

Source : site Internet de l’UNESCO


22 avril 2013  par nos libraires jeunesse

Littérature jeunesse : la crème de mars

Comme chaque mois, notre équipe de libraires spécialisés en littérature jeunesse passe en revue l’ensemble de l’effarante production du mois écoulé pour en repérer les nouveautés incontournables. Voici un aperçu de ces nouveaux titres et nouvelles séries, question d’aiguiser votre appétit livresque…

ALBUMS

La robe rouge de Nonna, Michel Piquemal, ill. par Justine Brax, Albin-Michel Jeunesse, 37 p., 9782226245861*

Avec La robe rouge de Nonna, Piquemal nous plonge au cœur de l’Italie fasciste. Par le biais de cette histoire simple, authentique, l’enfant peut comprendre toute l’injustice des régimes totalitaires. Comment une simple robe rouge portée par une enfant peut-elle devenir une menace, aussi absurde que cela puisse sembler. Petit détail intéressant, l’œuvre est parsemée de couplets de la chanson « Bella Ciao », devenue un symbole des luttes populaires, dont les paroles sont traduites en fin d’ouvrage. Ce magnifique album offre une belle porte d’entrée pour aborder un autre visage de la Seconde Guerre mondiale : le visage de l’Italie fasciste. (JH)

Léon et son crayon, Barney Saltzberg, Seuil jeunesse, 38 p., 9782021093230*

L’auteur et Léon nous embarquent dans le monde fantastique du dessin où un trait peut se transformer en tout ce que l’on désire. Plaisir de dessiner, plaisir d’imaginer, les coups de crayon de Léon nous plongent dans une passion forte et un plaisir sans fin : celui de créer. (AP)

Je t’aime tellement que j’ai les chaussures qui vont toutes seules, Anne Herbauts, Casterman, coll. « Les albums Casterman », 52 p., 9782203064560*

Ce grand album aux mots chuchotés avec toute la démesure de l’amour passe par l’oreille pour se rendre directement au cœur. On y retrouve des « je t’aime » tout simples, des  « je t’aime » qui s’étirent en grandes phrases qui tentent d’en englober toutes ses facettes. Au fil de cet album, où la poésie d’Anne Herbauts frappe de plein fouet, deux amoureux rivalisent d’invention pour se dire l’infinité de leur amour.

«  Je récolte des mots très doux et qui fondent

au creux des doigts quand on les goûte.

je t’aime tellement que c’est minuscule

comme le plus petit duvet du moineau  »

(JH)

Au secours, voilà le loup!, Cédric Ramadier, ill. par Vincent Bourgeau, École des loisirs, coll. « Loulou et compagnie » , 21 p., 9782211212182*

« Attention, le loup arrive ! Il fait peur. Il a l’air très décidé : il veut nous manger. Mais soudain, une idée : si on penche le livre, peut-être que le loup va glisser et tomber ? Et s’il s’accroche, on peut aussi secouer le livre pour qu’il chute ? Ou bien alors, suffit-il de tourner la page pour qu’il disparaisse ? Adieu le loup ! »

Brindille, Rémi Courgeon, Milan jeunesse, coll. « Albums », 40 p., 9782745960672*

« Comme elle a du mal à se faire entendre dans une famille de garçons, Pavlina, dite Brindille, décide de laisser tomber le piano pour prendre des cours de boxe. Sur les relations entre frères et sœurs. »

Drôle d’engin pour Valentin : Léonard de Vinci, Géraldine Elschner, Rémi Saillard, Elan vert, coll. « Pont des arts », 30 p., 9782844552594*

« Le mouton Valentin rétrécit à chaque fois que tombe la pluie. Léon, son berger, s’enferme dans son atelier et lui fabrique un étrange parapluie sur le modèle du parachute de Léonard de Vinci. »

ROMANS

Les enfants de Babel, Eliacer Cansino, École des loisirs, coll. « Médium », 252 p., 9782211208482*

« Berta, Rachid, Stefano, Angel, Lucia, Gil et Nor n’ont ni le même âge, ni la même origine. Leur point commun est de vivre dans une tour de la banlieue d’Alfarache, où tous les habitants s’ignorent. Un jour Angel sonne à la porte d’un voisin. »

Maria Chapdelaine, Louis Hémon, adaptation de Jennifer Tremblay, ill. par Francesc Rovira, La Bagnole, 168 p., 9782923342931*

« Maria Chapdelaine a grandi dans un pays où le froid est maître de toutes choses. Si l’été passe parfois, c’est seulement pour rappeler à quel point l’hiver est terrible. Dans son cœur de jeune fille, Maria garde le secret d’un amour véritable pour François Paradis, un coureur des bois courageux qui a promis de revenir auprès d’elle au printemps. Mais la rigueur du pays aura raison du courage du jeune homme. La belle Maria, si forte et si exemplaire, devra faire un choix déchirant : partir loin de sa famille et connaître enfin une existence plus facile, ou rester auprès des siens et donner sa vie à cette terre qui l’a vue naître et l’a nourrie ? »

Les maux d’Ambroise Bukowski, Susin Nielsen, La courte échelle, 216 p., 9782896954681*

« La vie d’Ambroise n’est pas facile. Il est allergique aux arachides, il adore le scrabble, sa mère est surprotectrice et envahissante : un véritable nerd. Lorsque des voyous lui font manger des arachides, sa mère le retire de l’école. Coincé chez lui, Ambroise s’ennuie, jusqu’au jour où il rencontre Cosmo, un ex-taulard lui aussi passionné… de scrabble ! »

Silhouette, Jean-Claude Mourlevat, Gallimard jeunesse, coll. « Scripto », 220 p., 9782070651436*

« Dix histoires dans lesquelles les meilleures intentions se retrouvent anéanties par les tours du destin ou la vanité de la vie. Pauline Dewinckers réalise son rêve en devenant silhouette dans un film interprété par Pierre Birabet, son acteur fétiche. Avant de décéder, Monsieur Duc entreprend de retrouver tous ceux à qui il a fait du mal pour implorer leur pardon… »

DOCUMENTAIRES

 Multimagier des véhicules, Alain Korkos, ill. par Jacques Després, La Martinière Jeunesse, 22 p., 9782732454696*

Les Éditions de la Martinière nous offrent ici un magnifique petit imagier sur les véhicules. Les adorables petits personnages de Jacques Després nous présentent toute une panoplie de moyens de transport, dans un éventail de couleurs parfois douces, parfois éclatantes. La mise en page, à la fois simple et astucieuse, nous permet de découvrir différentes sortes de véhicules, qui sont exposés en dépliant les pages.  (JH)

La toile, Isabelle Simler, Courtes et longues, 42 p., 9782352901068*

« Une araignée collectionneuse et artiste ne résiste pas à l’envie de peindre le paysage dans lequel elle a installé sa toile avec tout ce qui lui tombe sous les pattes, et surtout avec tout ce qui vient se prendre dans ses filets. Sa toile de maître, à découvrir à la fin de l’album au travers d’une page découpée, est un véritable herbier et un cabinet de curiosité réunissant végétaux et insectes. »

Bumper, n° 1 : Sports, Collectif, Fleurus, 141 p., 9782215108269*

« Un semestriel destiné aux adolescents et présentant 100 photos commentées pour un tour d’horizon de l’actualité mondiale. Ce numéro comprend un dossier consacré au sport, à ses légendes et ses exploits. »

 

 * * *

 

Sélection et rédaction de Joëlle Hodiesne, Julie L’allier Lemay, Louise Pratte, Aurélie Philippe et Susan Duchesne.

 

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19 avril 2013  par Le Délivré

Questionnaire d’auteur : Max de Radiguès

Objet : un questionnaire d’auteur, quelque part entre ceux de Proust et de Pivot. Contenu : une quarantaine de questions, générales ou indiscrètes. Consigne : choisissez-en une dizaine, celles qui vous interpellent.

Notre invité bande dessinée pour avril : Max de Radiguès.

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

Stone Junction de Jim Dodge.

Comment vous exprimeriez-vous, si vous n’étiez pas auteur ?

Je serais dresseur d’éléphants. Je leur apprendrais les arts martiaux et les tâches ménagères.

Enfant, que lisiez-vous ?

Gaston, Petzi, Tom-Tom et Nana et bien sûr Tintin et Spirou. Coté roman, je me souviens des Roald Dalh, quelques Jack London et de quelque chose qui s’appelait… Petit Grounch ?

Quels objets, livres ou pièces musicales vous accompagnent en période de création ?

J’écoute beaucoup de livres audio quand je dessine. En ce moment, White Teeth de Zadie Smith. Quand j’écris, en général, c’est en silence. Par contre pour l’écriture, j’utilise toujours les mêmes objets, carnet et feutre Pilot G-Tec 0.4 ou un stylo Parker d’écolier avec une cartouche noire.

Comment choisissez-vous votre style de dessin ?

C’est la seule manière dont je sais dessiner. Mais en règle générale, je tends vers la simplicité.

Votre œuvre est-elle marquée par un thème récurrent ?

Ces petites choses qui finalement prennent beaucoup d’importance.

Que rêviez-vous de faire, enfant ?

Être le gars debout à l’arrière du camion poubelle pendant qu’il roule.

Qu’est-ce qui vous fait sourire ?

Je suis plutôt souriant, donc un peu tout…

Avez-vous un lieu privilégié pour créer ?

J’ai un atelier avec d’autres amis auteurs. C’est là que je travaille le mieux… Si je reste chez moi, je suis trop distrait… J’ai été pendant 3 mois dans un atelier à Montréal, j’y étais vraiment bien. Il faut que je trouve une excuse pour y retourner…

Y a-t-il un de vos livres que vous recommenceriez ? Pourquoi ?

Je me suis un peu planté sur les choix de papiers et de Pantone pour Jacques Delwitte, Little White Jack. Si je pouvais réimprimer le livre, je le ferais assez différemment…

Avez-vous des projets en cours ?

Mon prochain livre sort le 22 mai chez Delcourt Shampooing et s’appellera Orignal. Pour le reste, j’ai pas mal de projets en cours mais rien de très avancé… Un de ces projets se passe d’ailleurs à Montréal…

Quel personnage de fiction aimeriez-vous rencontrer ? Et que lui diriez-vous ?

Je rencontrerais bien les Muppets. Je dois bien pouvoir filer un coup de main quelque part sur ce show. Scooter me trouverait un truc à faire, j’en suis sûr…

***

Le site de l’auteur : maxderadigues.com

 

Bibliographie sélective
 
Jacques Delwitte, Little White Jack, Max de Radiguès, 2008, L’Employé du moi, coll. «Sous-main», 80 p., 9782930360201*
L’âge dur, Max de Radiguès, 2011, L’Employé du moi, 128 p., 9782930360348*
Pendant ce temps à White River Junction, Max de Radiguès, 2011, 6 pieds sous terre, 64 p., 9782352120803*
Frangins, Max de Radiguès, 2011, Sarbacane, 112 p., 9782848654829*
520 km, Max de Radiguès, 2012, Sarbacane, 64 p., 9782848655536*
Cowabunga, Max de Radiguès, 2013, L’employé du moi, coll. « Vingt-quatre », 24 p., 9782930360539*
 
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17 avril 2013  par Le Délivré

Identité littéraire : Annie-Claude Thériault

Les livres nous inspirent, nous marquent et nous ouvrent des horizons insoupçonnés. Ils nous accompagnent, aiguisent notre pensée et résonnent en nous bien après qu’on en a terminé la lecture. Chaque lecteur a son propre parcours littéraire. Certaines lectures sont plus significatives que d’autres. Elles ont ponctué une étape de notre vie, nous ont révolté ou complètement transporté. Chaque invité se dévoile le temps de trois livres.

Bienvenue à Identité littéraire!

NOTRE INVITÉE:

Annie-Claude Thériault 

Originaire de l’Outaouais, Annie-Claude Thériault enseigne la philosophie au Collège Montmorency. Passionnée de philosophie politique et de littérature, elle a remporté plusieurs concours de nouvelles et elle vient tout juste de publier son premier roman Quelque chose comme une odeur de printemps aux Éditions David.

 LES CHOIX D’ANNIE-CLAUDE THÉRIAULT :

Donna Tartt, Le maître des illusions, Pocket, 9782266188739
Réjean Ducharme, L’avalée des avalés, Folio, 9782070373932
Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, Folio, 9782070391653


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ANIMATRICE: ANNE-PASCALE LIZOTTE

Libraire et passionnée de littérature, Anne-Pascale est directrice générale et artistique de l’organisme Diffusion aire libre. Elle est également responsable de la programmation culturelle de la Librairie Monet.


16 avril 2013  par nos libraires

Essais et documents : retour sur les parutions de mars

Comme à chaque début de mois, nos libraires arpentent le Salon des nouveautés pour repérer les titres s’étant démarqués au sein de l’effarante production du mois écoulé. En voici quelques-uns dignes de mention, question d’aiguiser votre appétit livresque…

BIOGRAPHIES

Thérèse Casgrain : la gauchiste en collier de perles (+), Nicolle Forget, 2013, Fides, 534 p., 9782762135169*

« Agréable à lire, fort bien documentée, cette biographie nuancée ne donne pas toutes les clés pour comprendre la vie et le parcours de Thérèse Casgrain, mais elle offre un voyage stimulant dans l’histoire politique du XXe siècle, à travers ce personnage de femme originale et batailleuse comme son père, têtue et malcommode, qui a cru à la justice sociale malgré ses origines bourgeoises et qui a utilisé les moyens qui étaient à sa disposition pour faire valoir ses idées. » -Sophie Doucet, Le Devoir

Louis de Funès : Regardez-moi là, vous !, Sophie Adriansen, 2013, Premium, 300 p., 9782356361189*

« Cette biographie de l’acteur revient sur ses premiers rôles joués au théâtre, son apparition dans La traversée de Paris en 1956 qui définit le personnage lâche et colérique qu’il interprétera dans ses films futurs, son ascension dans les années 1950 et 1960 ainsi que ses multiples récompenses. »

Clint Eastwood : un rebelle américain (+), Marc Eliot, 2013, Balland, 479p. , 9782353151875*

« La vie et le parcours de Clint Eastwood, acteur, réalisateur, producteur, homme d’affaires et militant républicain. »

SCIENCES HUMAINES

L’Amérique des prédateurs, Charles H. Ferguson, 2013, JC Lattès, 474 p., 9782709638012*

« Jamais aucun dirigeant du monde de la finance n’a comparu devant les tribunaux alors que les preuves de leur responsabilité n’ont cessé de s’accumuler. (…) La fièvre de bonus, elle, a déjà recommencé. Après avoir obtenu l’Oscar du meilleur documentaire en 2011 pour Inside Job, Charles Ferguson a prolongé son enquête. Il montre comment les grandes banques ont aidé les entreprises à contourner le fisc, blanchi l’argent des dictateurs corrompus, camouflé les dettes des nations et se sont livrées à toutes sortes de fraudes. Il analyse surtout les rouages ayant permis le développement progressif d’une nouvelle oligarchie financière qui a contaminé et pris en otage l’ensemble des élites américaines, universitaires, politiques, industrielles… »

Manifeste pour le bonheur, Stefano Bartolini, 2013, Les liens qui libèrent, 287 p., 9791020900333*

« Nous vivons dans des pays riches, nous nous sommes libérés de la pauvreté, nous avons accès aux biens de consommation, à l’instruction, à la santé, à une vie plus longue et plus saine. Pourtant nous sommes de plus en plus insatisfaits ! Depuis des années l’auteur étudie la question du bonheur dans les sociétés avancées. Pourquoi les pays riches ne sont-ils pas parvenus et ne parviennent-ils pas à conjuguer le développement économique et le bien-être ? Pourquoi les indicateurs disponibles montrent-ils que le bonheur n’a pas progressé depuis la Seconde Guerre mondiale et que, dans certains cas, comme aux États-Unis, il a même régressé ? Le livre de Stefano Bartolini propose un voyage à travers les causes et les remèdes de l’insatisfaction contemporaine. »

Global Gay, Frédéric Martel, 2013, Flammarion, 349 p., 9782081256590*

« Les homosexuels peuvent se marier à Johannesburg et à Mexico, mais pas à Chicago ni à Berlin. En Iran, ils risquent la pendaison alors que les transsexuels se font opérer légalement. En Chine, ils sont des millions à fréquenter les réseaux sociaux gays, mais les militants sont harcelés. En Israël, l’homosexualité devient peu à peu « casher », mais dans le monde musulman elle n’est toujours pas « halal ». Dans huit pays, les homosexuels risquent la peine de mort ; dans soixante-seize, la prison. Pourtant, sur tous les continents, la révolution gay est en marche. Un jour, l’homosexualité sera peut-être moins pénalisée que l’homophobie. En Europe, l’orientation sexuelle devient le choix de chacun. A l’ONU, la dépénalisation avance. Aux États-Unis, Obama a été réélu, notamment avec les voix gays. La mondialisation de la question homosexuelle est un phénomène majeur, qui n’a pas encore été décrit. Pendant cinq ans, dans quarante-cinq pays, Frédéric Martel a mené une enquête inédite et rencontré sur le terrain des centaines d’acteurs de cette révolution. À travers le prisme gay, il analyse la mutation des modes de vie, la redéfinition du mariage, l’émancipation parallèle des femmes et des gays, les effets décisifs de la culture et d’Internet. »

L’être et la marchandise, Kajsa Elkis Ekman, 2013, M éditeur, 215 p., 9782923986647*

« Depuis quelques décennies, on assiste à une marchandisation croissante du corps des femmes. (…) Aujourd’hui, plusieurs justifient que le corps des femmes soit transformé en une marchandise sexuelle ou maternelle. D’un côté on exige la décriminalisation ou la règlementation de la prostitution au nom du  » travail du sexe  « . Du plus vieux métier du monde, la prostitution serait devenue le métier le plus moderne, un métier comme les autres, voire une pratique libératrice. De l’autre, de nombreux États légalisent la maternité de substitution. Pourtant, on nous assure qu’il n’est question ici que de la promotion des droits des femmes. Une femme qui vend son corps à des fins de prostitution ou qui loue son utérus pour donner naissance à un enfant accomplirait une action rationnelle prouvant son  » autonomie  » voire sa libération postmoderne des stéréotypes patriarcaux. Elle ne serait en aucune façon une victime, mais bien une personne active sachant quels sont les véritables intérêts. En fait, la prostitution et la maternité de substitution ne seraient que des activités  » compensatoires pour du travail féminin non rémunéré « . Incarnation de l’aliénation et de la réification, l’actuelle marchandisation du corps des femmes est saisie par la journaliste suédoise Kajsa Ekman non seulement en tant qu’instrumentalisation des unes au profit des autres, mais également dans la dimension dissociative de soi qui la marque. »

Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, James C. Scott, 2013, Seuil, 529 p., 9782021049923*

« Depuis deux mille ans, les communautés d’une vaste région montagneuse d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État. Zomia : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où les fugitifs — environ 100 millions de personnes — se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. (…) Privilégiant des modèles politiques d’auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu’à choisir d’abandonner l’écriture pour éviter l’appropriation de leur mémoire et de leur identité. James C. Scott propose ici une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la  » civilisation  » ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoires, populations, frontières ? »

PSYCHOLOGIE

Tous égaux dans l’ego, John Edward Tang, 2013, Fortuna, 163 p., 9782930424651*

«Sommes-nous tous égaux face à nos ego ? L’auteur décrypte toutes les facettes de l’ego secret et donne les clefs de sa libération. Conseils pour connaître et mieux gérer son ego. »

Le parfum et l’amour, Philippe Brenot, 2013, l’esprit du temps, 288 p., 9782847952414*

« Dès l’origine de l’humanité, le parfum et les odeurs ont accompagné la trajectoire humaine. S’il est un domaine préférentiel dans cette articulation entre l’homme et le parfum, c’est celui de l’amour où les odeurs tissent dans le monde animal des liens entre les individus, attracteurs ou répulsifs. Spécialistes et amateurs des parfums et des odeurs nous parlent de l’olfaction amoureuse. »

Pensée, mémoire, folie : réflexions d’un clinicien, Bernard Gibello, 2013, Odile Jacob, 263p., 9782738128850*

« Président de l’Association française de psychiatrie, l’auteur revient sur deux siècles d’histoire de la pensée et de son dysfonctionnement, et montre notamment que la pathologie mentale ne saurait être envisagée selon une seule perspective, mais à partir d’une multitude d’influences et de découvertes, datant pour la plupart du XXe siècle. »

PHILOSOPHIE

Le nouveau culte du corps : dans les pas de Nietzsche, Yannis Constantinidès, 2013, François Bourin, 185 p., 9782849412831*

« Dans une note posthume de 1885, Nietzsche en appelait à « une divinisation du corps » s’opposant à une philosophie d’ascète. Il ne s’agissait pas de souscrire à un matérialisme strict, mais de montrer que la plus haute spiritualité s’enracine dans les fonctions élémentaires de l’organisme. Sa pensée est revisitée ici pour alimenter une réflexion sur le rapport au corps. »

Comment nous vivons, comment nous pourrions vivre, William Morris, 2013, Rivages, 140 p., 9782743624545*

«Trois conférences de W. Morris (1834-1896) prononcées devant un auditoire d’artistes et d’ouvriers : la première fait la critique du système économique de son temps, montrant combien ce système est déshumanisant ; la deuxième et la dernière s’interrogent sur les arts décoratifs et sur leur importance dans la vie quotidienne. »

Misère de la pensée : la philosophie, cette imposture, Robin Fortin, 2013, Liber, 175 p., 9782895783923*

« Platon, Aristote, Descartes, Rousseau, Hegel, Heidegger : tels sont les grands philosophes consacrés qui font ici l’objet d’une critique sans concession d’où il ressort que leur discours est daté quand il n’est pas tout simplement creux. L’enseignement s’en nourrit pourtant, relayant ainsi les commentaires bavards et prétentieux de fidèles serviteurs prisonniers d’une réputation surfaite de profondeur de la pensée. Ils ne se sont pas encore avisés que leurs formules sont vides. Ni véritable connaissance ni authentique sagesse, leur discours est un bavardage sans fin à la gloire passée d’une discipline exsangue. »

CUISINE

Kuizto : parce qu’on doit tous commencer quelque part!, La Tablée des chefs, 2013, 232 p., 9782894726839*

«Conçu pour donner le goût de la cuisine aux jeunes qui partent vivre en appartement, Kuizto détient tous les atouts pour se faire une place entre le toaster et la bouteille de ketchup : 80 recettes faciles mais sexy, une grille jeune et cool, des photos appétissantes, des trucs et conseils pour réduire le budget bouffe et les questions-quiz originales posées aux chefs invités, dont Jérôme Ferrer, Alexandre Loiseau, Anne Desjardins, Jean-Luc Boulay, Danny Saint-Pierre et plusieurs autres. De plus, pour chaque recette, tous les instruments nécessaires à sa réalisation sont illustrés. Choisir de bien se nourrir, consacrer une partie de son temps et de ses loisirs à la préparation des repas et socialiser autour d’un gros chaudron de soupe, c’est cultiver le plaisir et la fierté, et ultimement la liberté. »

Le livre marabout pour bien cuisiner les graines, céréales & légumes secs : 150 recettes complètement gourmandes, Molly Brown, 2013, Marabout, 303 p., 9782501079129*

«Conseils techniques pour préparer différentes sortes de graines et les utiliser dans des recettes salées ou sucrées : lentilles, sésame, tournesol, boulgour, quinoa, pois chiches, etc. »

Dévorer Montréal : restos uniques, cafés sympas et autres adresses d’exception, Claire Bouchard, 2013, De L’homme, 281 p., 9782761934473*

«En quête de nouvelles adresses pour assouvir vos désirs gourmands ? Avide d’expériences gustatives qui sortent de l’ordinaire ? Mordez à pleines dents dans la gastronomie montréalaise en vous laissant entraîner à la découverte d’établissements uniques et d’artisans inspirants. Restaurants, cafés, boulangeries, crémeries, épiceries fines, boutiques spécialisées : 52 établissements d’exception, parsemés aux quatre coins de la ville et desquels vous ne pourrez plus jamais vous passer. »

Le grand Soulard de la cuisine : 1150 recettes classiques au goût du terroir québécois, Jean Soulard, 2013, La Presse, 654 p., 9782897051587*

«Revoici Le Grand Soulard de la cuisine avec un chapitre consacré aux pâtes, un index détaillé et un nouvel habit ! Vous y retrouverez toutes les savoureuses recettes classiques qui ont fait le succès de la première édition, avec en prime une section pâtes et un index détaillé répertoriant les recettes par noms et par ingrédients. Il y a quelques décennies, la plupart des familles possédaient leur  » bible  » de la cuisine, un ouvrage auquel on se référait pour préparer les repas au quotidien. La cuisine a bien évolué depuis. La fraîcheur a repris ses droits et les étals de nos supermarchés se sont transformés. Dans un même élan, des artisans ont développé de nombreux produits du terroir et notre table a subi les influences des cuisines du monde. C’est en tenant compte de ces nouvelles données que Jean Soulard a conçu Le Grand Soulard de la Cuisine. »

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Sélection et rédaction : biographies – Eric Forbes ; sciences humaines – Benoit Desmarais ; psycho, philo et cuisine – Caroline Le Gal.

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