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3 octobre 2016  par nos libraires jeunesse

Les Prix Adolecteurs 2016-2017

Le Prix Adolecteurs est une initiative littéraire destinée aux élèves des écoles secondaires du Québec. L’objectif est de mettre en valeur la littérature jeunesse de qualité, d’inciter les jeunes à lire, de développer leur esprit critique et de mettre en relation les différents acteurs du milieu du livre. La sélection de l’année 2016-2017 est maintenant dévoilée !

Les parrains du Prix Adolecteurs sont Christelle Bastard, enseignante au collège Sainte-Marcelline et les libraires du secteur jeunesse de la Librairie Monet. Ce prix comporte 2 volets: littérature québécoise  et canadienne (5 romans sélectionnés) et littérature étrangère (5 romans sélectionnés). Les élèves inscrits devront voter pour le meilleur roman selon eux dans chacune des deux catégories. Les enseignants et enseignantes sont invités à inscrire leurs classes dès maintenant. Nous vous souhaitons de prendre autant de plaisir que nous en découvrant ces romans. Bonne lecture !

Vous avez jusqu’au vendredi 14 octobre 2016 pour vous inscrire. Le bulletin d’inscription se trouve ici.

Romans québécois et canadiens

Fé M Fé, Amélie Dumoulin, Éditions Québec Amérique

« Je la regarde partir. Je pose la plume sur mon nez. En temps normal, je crois pas que je pourrais tomber en amour avec une fille. Mais une fille qui sauve un pigeon et qui l’appelle Clint, je pense que je vais faire une exception. » C’est un peu le chaos autour de Fé présentement : dans sa famille, dans sa tête, dans son coeur surtout. En fait, si elle cherche ce qui la définit, tout ce qui lui vient en tête, c’est une équation simple mais non résolue : « Fé M Fé ». Une fille qui se demande qui elle est et qui elle aime. Une fille qui aime une fille. C’est simple… ou c’est compliqué?

Camille, Patrick Isabelle, Leméac éditeur

Avec Camille, Patrick Isabelle nous plonge cette fois au cœur d’une famille brisée où abus et amour forment un cocktail explosif difficile à comprendre de l’extérieur. La jeune Camille grandit dans un univers de tensions, de craintes et de désirs. Elle est témoin des disputes et des réconciliations de ses parents, mais elle est aussi la cible des accès de rage de son père. À l’école, elle doit cacher son corps marqué. Couvrir ses jambes et ses bras. Souvent, elle voudrait carrément s’effacer, disparaître. Ces confidences sont distillées par le biais de son journal, dont les passages, toujours bouleversants, sont enchâssés dans le roman. Une nuit, sa mère s’introduit dans sa chambre et, tentant de contenir sa propre panique, lui chuchote de se lever. On s’en va. Ainsi s’amorce une fuite désespérée qui les conduira en Acadie. Un retour aux sources. Avec un cousin qu’elle n’avait jamais connu, Camille s’abandonne aux splendeurs du paysage, à la mer et à une complicité qui l’amène lentement à se découvrir. Elle rencontre aussi un garçon dont elle devient amoureuse. Puis Camille disparaît. Tout le monde se lance à sa recherche. Kidnapping ? Suicide ? Fugue ? Non loin du restaurant où la jeune fille et sa mère travaillent, la police découvre le pick-up du père. Cet homme pourrait être votre oncle, votre voisin, le père de votre meilleure amie…

Ma vie autour d’une tasse John Deere, Émilie Rivard, Éditions Bayard Canada

Étienne est en cinquième secondaire. Il est homosexuel, mais il ne s’est jamais senti différent des autres. Il est bon élève et s’affirme avec un vocabulaire riche… et parfois cinglant! Arrive le jour où un concours de bénévolat à l’école lui permettrait, s’il le remportait, de s’offrir un kayak et de faire un road trip avec ses amis, avant le début des années de cégep, pour certains. Pour arriver à ses fins, il aura besoin de l’aide de mémé Poulette et de ses complices de la maison de retraite. Étienne y fera la rencontre de Monsieur Julien. Il écoute avec attention les confidences du vieil homme, et leur amitié ne fera pas l’unanimité, mais le courage et l’ouverture d’esprit sauront faire passer Étienne d’un adolescent qui se cherche à un jeune adulte épanoui.

Mon frère n’est pas une asperge, Lyne Vanier, Éditions Pierre Tisseyre

J’imagine que je devrais commencer par me présenter. Ça nous fera un début. Commencer par le début, c’est bien. Alors voilà, je m’appelle Ludovic. J’aime les nombres premiers, la suite de Fibonacci, le vert, l’orange, le blanc et tout ce qui est bien rangé. J’ai peur des gens gentils avec moi. J’ai aussi peur des méchants. Et j’ai peur de confondre les deux. Beaucoup pensent que je suis borné. Que je devrais aller vers les autres au lieu de m’enfoncer dans mon armure. Sauf qu’aller vers les autres, je ne peux pas. Et sortir de mon armure, je ne sais pas ce que ça veut dire. D’ailleurs, je déteste toutes les expressions de ce genre. J’ai également horreur de la poésie et de la fiction. Il y a tellement de choses vraies à apprendre, pourquoi perdre du temps à lire des mensonges ? Justement, ce livre que j’écris avec mon frère n’est pas un roman. C’est une histoire vraie. La mienne. Celle de ma vie avec ses bons moments, ses mauvais jours et le syndrome d’Asperger.

Gamer, tome 1: Nouveau port, Pierre-Yves Villeneuve, Éditions Les Malins

Sur les serveurs de La ligue des mercenaires, les gamers la connaissent sous le nom de Stargrrrl, une soldate redoutable, une combattante aguerrie, une dangereuse tireuse d’élite dont il vaut mieux ne pas se retrouver dans la mire. Derrière ce visage se cache Laurianne, une jeune fille douée en maths et adepte de course à pied, qui partage le plus clair de son temps entre l’école et l’écran de son ordinateur. Son univers s’écroule le jour où son père lui annonce leur déménagement. À sa nouvelle école, tout ce qu’elle souhaite, c’est passer incognito, se fondre dans le décor, tel Arno Dorian. Peu de chance que ça arrive ! Malgré tous ses efforts, Laurie n’arrive pas à garder sa langue dans sa poche et réussit le tour de force de se faire à la fois adopter par la gang des geeks et se mettre à dos la clique la plus influente de l’école. Autour d’elle, les coups les plus tordus s’enchaînent, lui faisant souhaiter de retourner près de Sam, son meilleur ami, avec qui elle ne compte plus les heures passées à jouer à la Ligue, et le seul vraiment capable de lui faire oublier tous ses malheurs.

Romans étrangers

Les petites reines, Clémentine Beauvais, Éditions Sarbacane

À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie,  vraiment. L’auteure ose avec brio la COMÉDIE : un régal d’humour et de tendresse – joyeux, turbulent, profondément humain.

Romance, tragédie, mystère : une trilogie teintée de fantastique qui vous plonge au coeur de l’Irlande du XIXe siècle. Irlande, comté de Galway, 1846. Keira est la fille d’une cuisinière irlandaise, Arthur le fils d’un grand propriétaire anglais. Ils ne devraient pas se rencontrer, et encore moins s’aimer. Mais le destin les réunit, pour très vite les séparer : Keira apprend brutalement qu’Arthur est parti pour New York. Dans un pays ravagé par la famine, Keira peut s’estimer heureuse d’être employée dans une maison où on ne manque de rien. Cependant, le départ d’Arthur est suivi d’autres drames qui bouleversent son existence. Et si une vie meilleure l’attendait, elle aussi, de l’autre côté de l’Atlantique ?

La folle rencontre de Flora et Max, Martin Page et Coline Pierré, Éditions L’École des Loisirs

Lorsqu’elle découvre l’étonnante lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon excentrique qui semble persuadé qu’ils ont des points communs ? Que peut-il partager avec une lycéenne condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille qui la harcelait ? Max ne tarde pas à révéler qu’il vit lui aussi enfermé. Il a quitté le lycée après une grave crise d’angoisse, depuis, il ne peut plus mettre un pied dehors et vit retranché chez lui, avec ses livres, son ordinateur, son chat gourmet et son ukulélé. Flora et Max vont s’écrire, collecter chaque jour des choses lumineuses et réconfortantes à se dire, apprivoiser leur enfermement et peu à peu, avec humour et fantaisie, se construire une place dans le monde. Pour écrire ce livre, Coline Pierré, alias Flora, la détenue, et Martin Page, alias Max, le reclus, se sont échangé des lettres pendant quatre mois, comme s’il s’agissait d’une vraie correspondance. «C’était une expérience passionnante et très fertile, car la surprise, la découverte de la lettre de l’autre nous donnait envie de rebondir, de nouvelles idées germaient sans cesse. » Une expérience stimulante pour les deux auteurs qui ont d’autres projets, d’autres envies de textes à quatre mains.

Ma mère, le crabe et moi, Anne Percin, Éditions du Rouergue

La mère de Tania est atteinte d’un cancer du sein. Pendant les six mois du traitement, mère et fille vont partager le pire, mais aussi avoir bientôt un attitude positive de combattantes. Face à ce sujet « difficile », Anne Percin apporte une nouvelle fois la preuve de son humour ravageur et nous fait rire… jusqu’aux larmes. Par l’auteur de la trilogie à succès Comment (bien) rater ses vacances. Le roman d’Anne Percin est partenaire de la campagne officielle de sensibilisation de l’Association «Le Cancer du Sein, Parlons-en !». Cette opération d’information sur le dépistage précoce et pour le soutien de la recherche contre le cancer du sein a lieu tous les ans en octobre. Son symbole officiel est le ruban rose.

Quelqu’un qu’on aime, Séverine Vidal, Éditions Sarbacane

Matt a un projet fou : refaire avec son grand-père Gary la tournée d’un crooner mythique des années 50, Pat Boone. Un road-trip pour rattraper au vol les souvenirs qui s’échappent… Mais rien ne se passera comme prévu ! Peu avant le départ, Matt apprend qu’il est le père d’une petite Amber de 18 mois – et qu’il doit s’en occuper pour quelques semaines. À l’aéroport, une tornade s’annonce : les avions ne décollent plus. Matt, Gary et le bébé grimpent à bord d’un van de location… et, ultime surprise, deux personnes les rejoignent : Luke, ado en fugue, et Antonia, trentenaire prête à changer de vie. Tous ensemble, ils font cap vers l’Ouest du pays. Arizona, Californie, Nevada, sur la piste du passé, des souvenirs et autres histoires bien vivantes. On les suit, d’étape en étape, tandis qu’ils commencent à former une tribu bancale, une petite famille folle et joyeuse, réunie autour de Gary.

Pour commander ces livres via notre site monet.leslibraires.ca, veuillez cliquer sur les titres sélectionnés.

Pour obtenir davantage d’information concernant les Prix Adolecteurs, veuillez visiter le site en cliquant ici.


26 septembre 2016  par nos libraires jeunesse

Littérature jeunesse – Le choix des libraires – Août 2016

Comme chaque mois, notre équipe de libraires spécialisés en littérature jeunesse passe en revue l’ensemble de l’effarante production du mois écoulé pour en repérer les nouveautés incontournables. Voici un aperçu de ces nouveaux titres et nouvelles séries, question d’aiguiser votre appétit livresque…

ALBUMS QUÉBÉCOIS

Petit pois, Davide Cali, ill. de Sébastien Mourrain, Comme des géants, 36 p., 9782924332245

Une magnifique histoire de la part de Davide Cali, empreinte de douceur, rehaussée par les superbes illustrations de Sébastien Mourrain. Un album sur la différence, mais qui insiste sur les forces et les avantages de Petit Pois. La phrase finale vaut, à elle seule, tout le texte, mais celui-ci mérite d’être lu et savouré. Une autre réussite pour Comme des géants, qui ont le don de trouver des projets qui s’apparentent chaque fois à un bijou unique. (P.-A. B.)

ALBUMS ÉTRANGERS

Les crayons rentrent à la maison, Drew Daywalt, ill. de Oliver Jeffers, Kaléidoscope, 56 p., 9782877678971

Duncan croyait qu’après avoir fait la paix avec ses crayons, il allait pouvoir continuer à dessiner et colorier tranquillement. Mais c’est sans compter un paquet de cartes postales qui a été déposé sur son lit durant ses vacances… Drew Daywalt et Oliver Jeffers nous reviennent avec les nouvelles aventures désopilantes des crayons de cire du jeune Duncan, en plus de nous présenter de nouveaux crayons. Impossible de résister au charme de ces personnages colorés et terriblement attachants, auxquels il arrive encore une fois des mésaventures rocambolesques. Osons le dire, cet album est encore meilleure que Rébellion chez les crayons, ce qui, avouons-le, n’est pas un mince exploit! (P.-A. B.)

Crotte!, Davide Cali, ill. de Christine Roussey, Nathan, coll. « Album Nathan », 26 p., 9782092565827

Tout commence par un accident banal. Mais comme l’accident est arrivé au Président, ça ne pouvait pas se terminer ainsi! On a donc droit à une ribambelle d’experts qui proposent des solutions de plus en plus absurdes pour régler des problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés en tentant de résoudre la crise précédente. David Cali s’amuse ferme dans cet album qui démontre par l’absurde et l’exagération à quel point nos vies sont parfois régies par des experts en tout (et souvent en rien!) Les illustrations de Christine Roussey sont irrésistibles, particulièrement dans la double page qui présente différents modèles de hérissons. Bref, un album à l’humour absurde et décapant qui nous amène à réfléchir sur la recherche de solutions extrêmes pour des problèmes qui sont, en y réfléchissant bien, assez faciles à régler. Un immense coup de cœur! (P.-A. B.)

Le Gardien des océans, Michaël Escoffier, ill. d’Antoine Guiloppé, Gautier-Languereau, 28 p., 9782012385238

On connaît (et on adore) les œuvres individuelles de Michaël Escoffier et d’Antoine Guilloppé. On a toujours cru qu’ils évoluaient dans deux sphères complètement différentes de l’album jeunesse : Escoffier est reconnu pour ses textes humoristiques alors que Guilloppé fascine par la beauté de ses illustrations en noir et blanc, d’une pureté sans pareille. Mais qu’arrive-t-il lorsque ces deux artistes collaborent le temps d’un album? Il se produit un véritable chef-d’oeuvre, tant au niveau du texte, empreint d’une solennité poétique, qu’avec les illustrations, dont la beauté égale les prouesses techniques. Et au fil de l’histoire, alors qu’on commence à comprendre à qui appartient la voix du narrateur, on est une nouvelle fois pris au dépourvu, parce qu’Escoffier et Guilloppé se jouent des conventions et des idées reçues. Cet album est un coup de cœur absolu et un incontournable. (P.-A. B.)

Il va me manger!, Luc Foccroule, ill. d’Annick Masson, Mijade, coll. « Albums », 28 p., 9782871429340

Nombreux sont les albums qui abordent la peur du noir et les terreurs nocturnes. Pourtant, celui-ci propose une approche différente qui dédramatise la situation en plus de donner un véritable pouvoir à l’enfant. Le texte de Luc Foccroule vise juste, et on ne peut que saluer l’intelligence et l’originalité de son propos. Quant aux illustrations d’Annick Masson, elles sont tout en douceur et parviennent à instaurer un sentiment de sécurité, même lorsque l’enfant est seul dans sa chambre et confronté à ses craintes. Un album incontournable pour les petits et un immense coup de cœur de libraire… et de papa!  (P.-A. B.)

Ouvre la cage!, Silvia Borando et Lorenzo Clerici, Little Urban, 19 p., 9782374080208 

Les consignes sont claires et répétées de différentes manières dans la quatrième de couverture et au début de l’album. Mais le lecteur saura-t-il s’arrêter à temps? Ou laissera-t-il sa curiosité prendre le dessus? Attention! Il devra ensuite vivre avec les conséquences! Voilà un album hors-norme que nous propose la chouette maison d’édition Little Urban. Borando et Clerici jouent avec les attentes du lecteur et parviennent ainsi à déjouer son attention, aidés par la structure répétitive du texte, ce qui donne encore plus d’impact à la chute, drôle et surprenante. Ne vous en faites pas, tout le monde se fait prendre la première fois! À vous d’être plus attentif par la suite! (P.-A. B.)

DOCUMENTAIRES

Eurêk’Art! Le livre-jeu du regard , Philippe Brasseur, Palette…, 30 p., 9782358322027

Cet ouvrage, ce jeu, des éditions Palette nous amène à observer 30 peintures, de l’Antiquité au 20e siècle, à l’aide de consignes variées impliquant les émotions, l’imagination et le sens de l’observation des joueurs. Pourtant, il n’y aura pas de perdant, puisque le but du jeu est de soulever des débats artistiques plutôt que de gagner! Les consignes proposées dans la partie inférieure du livre pourront évidemment être réutilisées pour parler de bien autres œuvres d’art que les 30 choisies par Philippe Brasseur. Ludique, ce livre-jeu permettra aux amateurs d’art comme aux néophytes de désacraliser l’analyse picturale tout en ayant un plaisir fou!  (Catherine B.)

Quels drôles de pieds!, Sandra Markle, ill. de Howard McWilliam, Scholastic, 32 p., 9781443151696

Après le succès de “Quelles drôles de dents!” et de “Quels drôles de cheveux!”, le duo formé de Markle et McWilliam récidive avec un nouveau documentaire complètement déjanté! Cette fois, ils s’intéressent aux pattes des animaux, en reprenant leur formule irrésistible. Les informations fournies sont pertinentes et amusantes, en plus d’être faciles à consulter. Les illustrations sont frappantes, alors que des enfants se retrouvent chacun avec des pattes différentes, dans un cadre qui correspond aux étonnantes capacités de ces nouveaux membres. L’effet est tout simplement magique! Et vous, avec les pattes de quel animal voudriez-vous vous réveiller?  (P.-A. B.)

* * *

Sélection et rédaction de Caroline Billo, Catherine Bond, Pierre-Alexandre Bonin, Susane Duchesne, Sarah Dufresne-Landry, Joëlle Hodiesne, Juliette Lopes Benites, Aurélie Philippe, Louise Pratte et Sonia Simard.

Pour commander ces ouvrages via notre site monet.leslibraires.ca, veuillez cliquer sur les titres sélectionnés.


26 août 2016  par nos libraires

Un avant-goût de la rentrée littéraire québécoise – Première partie

Nous y sommes presque! La rentrée littéraire québécoise s’annonce riche en découvertes de toutes sortes. Voici quelques titres qui ont retenu notre attention. Mais la liste est loin d’être complète, car certains éditeurs sont cachottiers et nous ne sommes jamais à l’abris de révélations inattendues… C’est ce qui fait tout le charme des rentrées…

Éditions Alire

À venir en octobre, le nouveau roman de Patrick Sénécal: L’autre reflet, un nouveau roman de Jacques Côté, Là où le soleil s’éteint et l’encyclopédique Le détectionnaire: Essai sur le genre policier, de l’éminent spécialiste du polar Norbert Spehner! Une rentrée à la hauteur du vingtième anniversaire des Éditions Alire. Toutes nos félicitations!

Et Dieu perd son temps, de Camille Bouchard, 2016, Éditions Alire, 288 p., 9782896151561

« Et Dieu perd son temps » : la troublante vision de la souplesse des États démocratiques vis-à-vis des lois et de la vie humaine quand argent et pouvoir sont en jeu…

L’Oiseau de feu Volume 3, Les Années d’errance, de Jacques Brossard, 2016, Éditions Alire, 626 p., 9782896151318

Avec ce dernier tome se conclut la réimpression de cette oeuvre d’anticipation magistrale du romancier Jacques Brossard, qui avait remporté en 1990 le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois.

Éditions Alto

Dans l’oeil du soleil, de Deni Ellis Béchard, 2016, Éditions Alto, 620 p., 9782896942473

Kaboul, dix ans après le 11 septembre. Trois étrangers trouvent la mort dans un attentat à la voiture piégée: Alexandra, avocate québécoise spécialisée en droit humanitaire, Justin, idéaliste religieux enseignant dans une école locale, et Clay, ex-militaire devenu contractuel en sécurité. Les liens complexes qui les unissent se révéleront au fil de l’enquête que mène une connaissance, journaliste proche des disparus. Du Maine à la Nouvelle-Orléans en passant par le Québec et l’Afghanistan, l’ambition de trouver un coupable cède la place à un dessein plus vaste, de nouvelles silhouettes se dessinent, et le reportage peu à peu devient roman.

Les Éditions Alto nous proposent également une réimpression du premier roman de Deni Ellis Béchard: Vandal Love, ou, Perdus en Amérique, dans la collection Coda.

Station Eleven, d’Emily St. John Mandel, 2016, Éditions Alto, 9782896942640

Parce que survivre ne suffit pas. Le premier jour Éclosion de la grippe géorgienne. On estime qu’elle pourrait contaminer 99% de la population. Deux semaines plus tard La civilisation s’est effondrée. Vingt ans après Une troupe présente des concerts et des pièces de théâtre aux communautés regroupées dans des campements de fortune. La vie semble de nouveau possible. Mais l’obscurantisme guette, menaçant les rêves et les espérances des survivants. Roman phénomène publié dans une vingtaine de pays, Station Eleven illustre brillamment que l’art, l’amitié, la résilience et ce qui nous unit permettent de tout traverser, même une fin du monde. Un roman canadien qui a connu un succès international.

L’impureté, de Larry Tremblay, 2016, Éditions Alto, 180 p., 9782896942442

La romancière à succès Alice Livingston est morte. Elle laisse derrière elle des lecteurs éplorés, un manuscrit inédit, un fils qui cherche à refaire sa vie le plus loin possible de son père, et son mari Antoine, incapable de pleurer sa mort et qui n’a jamais apprécié son oeuvre. Pourtant, le roman posthume de sa femme va le bouleverser et le contraindre à faire face à ses souvenirs. Et inévitablement à ses démons enfouis. Car la fiction parfois tisse entre les lignes une toile vengeresse. Variation d’une franchise radicale autour de la manipulation des êtres et de la fragilité des idéaux, L’impureté déploie tout l’arsenal de l’auteur de L’orangeraie et du Christ obèse.

La pièce de théâtre La hache, également de Larry Tremblay, dont nous avons tellement aimé L’Orangeraie, paraît en septembre dans la collection de poche Coda.

Éditions du Boréal

Blessures, de Ying Chen, 4 octobre 2016, Éditions du Boréal, 168 pages, 9782764624487

Ce nouveau roman marque un changement radical de manière pour Ying Chen. Elle qui nous avait habitués à des livres intimistes narrés par une envoûtante voix féminine, elle nous donne ici un roman aux accents historiques et politiques sur la Chine révolutionnaire et ses liens avec l’Occident. Puisqu’il s’agit de Ying Chen, l’écriture reste bien sûr d’une constante retenue et d’une concentration exceptionnelle. Et si le protagoniste demeure anonyme – il s’agit d’un homme, cette fois, un Occidental né dans un pays vide et froid qui trouve la mort au cours d’une vaste guerre révolutionnaire en Asie, où il s’est porté volontaire à titre de médecin de campagne –, le lecteur ne peut s’empêcher d’y reconnaître la figure de Norman Béthune.

Autour d’Éva, de Louis Hamelin, 1 novembre 2016, Éditions du Boréal, 440 pages, 9782764624463

Après avoir vécu dix ans à Montréal, Éva revient s’installer dans sa ville natale, à Maldoror, en Abitibi, plus précisément dans le chalet de son père, au bord du lac Kaganoma. Ce qu’elle vient y chercher? Le silence, la paix. Mais il s’avère que ce silence, cette paix, sont des denrées rares et que, comme toujours quand il y a des denrées rares, il se trouve un petit malin pour se les approprier et les revendre, avec profit, aux Américains. Mais qui dit commerce dit développement, et qui dit développement dit arbres qu’on coupe et chemins qu’on ouvre à coups de bulldozer dans la forêt. Que reste-t-il de la paix, alors?

Owen Hopkins, Esquire, de Simon Roy, 7 septembre 2016, Éditions du Boréal, 248 pages, 9782764624432

Un affabulateur, un mythomane, un imposteur, voilà qui est Owen Hopkins aux yeux de son fils Jarvis. Quand arrive à Montréal la nouvelle qu’Owen se meurt sous le ciel gris et bas du East Yorkshire, sa terre natale, Jarvis sait ce que cela signifie. Père et fils ont conclu un pacte quand celui-ci était encore enfant, et le temps est venu pour lui de remplir sa promesse. Mais est-on obligé de tenir parole quand c’est à un menteur invétéré qu’on l’a donnée ?

Également à venir au Boréal:

Nous attendons cet automne Le cavalier de Saint-Urbain, de l’auteur montréalais Mordecai Richler, dans une nouvelle traduction de Lori Saint-Martin et Paul Gagné, ainsi que Moments de parcs, d’André Carpentier, qui nous propose « ces petits tableaux, qui sont répartis sur le mode des années calendaires, pourront aussi servir de point d’appui à qui voudra aller mener ses propres expériences de flânerie, dans les parcs ou ailleurs. ». Qui s’intéresse à la littérature voudra également lire Le gardien de la norme, de Jean-Pierre Leroux, qui, décédé en 2015, était un réviseur linguistique, spécialiste des textes littéraires, un des meilleurs que le Québec ait connus.

Cheval d’août éditeur

Autour d’elle, de Sophie Bienvenu, 2016, Cheval d’août éditeur, 248 p., 9782924491171

En 1996, une adolescente de seize ans accouche d’un garçon dans l’anonymat d’un hôpital de Montréal. Autour d’elle retrace vingt ans des vies de Florence Gaudreault et de son fils biologique à travers le prisme d’une vingtaine de personnages qui ont croisé leurs chemins et qui racontent, chacun à leur tour, leur propre histoire. Jeunes, vieux, familles, couples ou solitaires en rupture de ban : de secrets en rebondissements, Bienvenu sonde les faillites et espoirs de tout un pan d’humanité, et dévoile ce qui affleure de fragile sous la dure écorce des cicatrices du passé. Roman choral fabuleusement incarné, Autour d’elle explore les liens qui nous unissent et l’amour dans toutes ses manifestations, que ce soit celui qu’on perd, celui qui fait vivre, celui qui détruit ou celui qu’on retrouve. Par l’auteure du magnifique Chercher Sam.

Éditions Flammarion Québec

La nature de la bête : Armand Gamache enquête, de Louise Penny, 23 août 2016, Éditions Flammarion-Québec,  464 p., 9782890777361

Chaque jour, ou presque, le jeune Laurent Lepage invente une catastrophe : des dinosaures dans le village, des arbres qui marchent, un débarquement d’extraterrestres… Le garçon de neuf ans a l’imagination si fertile que plus personne ne le croit. Pas même Armand Gamache et Reine-Marie, qui ont pris leur retraite à Three Pines. Cependant, quand l’enfant disparaît, il faut bien envisager que l’une de ses histoires puisse être vraie. Une traque effrénée se met en branle pour le retrouver. Au fin fond de la forêt, Gamache et ses anciens lieutenants de la SQ, Jean-Guy Beauvoir et Isabelle Lacoste, déterrent de sombres secrets qui mènent à un meurtre, à une trahison et à Ruth Zardo, la vieille poète excentrique. Un monstre est autrefois venu à Three Pines, il y a semé le malheur, et le voilà de retour. En refusant de prêter foi à un enfant, l’ex-inspecteur-chef n’a-t-il pas joué un rôle funeste dans ce qui est arrivé ?

Éditions Héliotrope

En rampant, de David Clerson, 2016, Éditions Héliotrope, 222 p., 9782924666036

Abel et Samuel parcourent ensemble la campagne, explorent les cabanes abandonnées, dévorent des ouvrages ésotériques et collectionnent les plus beaux spécimens d’insectes. Un jour, Abel est frappé par une camionnette et tombe dans le coma. Quand il se réveille des mois plus tard, il est privé de l’usage de ses jambes et sa voix est désormais perpétuellement en sourdine. Les jeux et les secrets des deux amis, secoués par la menace de la mort, prennent dès lors un aspect encore plus sacré.

Oscar De Profundis, de Catherine Mavrikakis, 29 août 2016, Éditions Héliotrope, 324 pages,  9782924666005

Un roman apocalyptique dans lequel Catherine Mavrikakis imagine un avenir proche où les inquiétudes de notre temps se sont matérialisées. Alors que tout est perdu, la romancière nous persuade du pouvoir profondément consolateur de la littérature et des arts. L’un des grands romans de la rentrée.

 Éditions L’Instant même

887, de Robert Lepage, 2016, Éditions L’Instant même, coll. L’Instant scène, 84 p., 9782895023869 (illustration provisoire tirée de l’affiche du TNM)

Robert Lepage renoue avec le solo dans cette pièce bouleversante et touchante où ses souvenirs d’enfance et d’adolescence font écho à l’histoire du Québec des années 60, violemment déchirée entre le nationalisme et le fédéralisme. Plongé dans le dédale de sa mémoire où se superposent les anecdotes savoureuses sur les voisins de pallier du 887 avenue Murray, sa découverte du théâtre dans sa chambre d’enfant ou les actualités de l’époque, Robert Lepage expose au spectateur les affres d’un comédien qui doit se souvenir, d’abord de son texte, le célèbre poème de Michèle Lalonde, Speak White, mais également de son passé et de la réalité historique et sociale dont il hérite et où il s’inscrit. Comment peut-on se souvenir parfaitement du numéro de téléphone de son enfance et oublier celui que l’on a aujourd’hui? Comment cette mémoire fonctionne-t-elle? Quels en sont les mécanismes? De quelle façon un souvenir personnel trouve-t-il écho dans la mémoire collective?

Éditions La Mèche

Les suicidés d’eau-claire, d’Éric Mathieu, 24 août 2016, Éditions La Mèche, 9782897070649

Le 22 décembre 1992, Alain Walter, notaire à Metz, donne l’alerte: sa cousine Camille Corbin lui annonce par courrier recommandé son suicide ainsi que ceux de son mari Jean-Renaud et de leur fille Sybille. À la suite d’un long séjour à l’étranger, la mystérieuse famille Corbin, de retour à Eau-Claire, est confrontée à sa propre aliénation et sombre peu à peu dans la déchéance. Face à un monde terne et réfractaire, les Corbin plongent dans le malheur, au bout duquel ils retrouveront peut-être la grâce…

Éditions La Peuplade

Le poids de la neige, de Christian Guay-Poliquin, 2016, Éditions La Peuplade, 9782924519295

Dans une véranda cousue de courants d’air, en retrait d’un village sans électricité, s’organise la vie de Matthias et d’un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l’hiver. Telle a été l’entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps.

Les voies de la disparition, de Mélissa Verreault, 2016, Éditions La Peuplade, 540 p., 9782924519288

Des années de plomb italiennes au Québec rural de 1950, en passant par le Montréal actuel, une Thaïlande oppressante et une Floride enneigée, Les voies de la disparition dessine une géographie de la fuite. Entre Manue qui peine à tomber enceinte, Fabio qui tente de ranimer la flamme, l’attentat de Bologne, les éléphants menacés d’extinction, Claudio et son fardeau, deux terroristes en cavale, Jacques Cartier le jardinier et une grand-mère qui perd la mémoire, on découvre plusieurs manières de disparaître. Mais si, pour se sauver, plutôt que de chercher à effacer ses traces, on se confrontait à la réalité ?

Lévesque éditeur

La mémoire du papier, de Nicolas Tremblay, 2016, Lévesque éditeur, coll. Réverbération, 192 p., 9782897630287

À peine remis du deuil de sa femme, Philippe se trouve impliqué dans cette tractation aux conséquences insoupçonnées ; il hésitera entre l’espoir et la terreur. Roman social aux frontières du fantastique et de la science-fiction, cette histoire ouvrière dans laquelle se dessine l’avenir se passe à une époque où les consommateurs américains achetaient encore des vidéocassettes.

L’héritier de Darwin, d’Alain Olivier, 2016, Lévesque éditeur, coll. « Réverbération », 360 p., 9782897630201

Roman scientifique sur les origines de l’être humain et la théorie de l’évolution, biographie historique, quête philosophique, récit de voyage et chronique intimiste où le couple et ses enfants occupent une place prépondérante, L’héritier de Darwin nous entraîne dans un périple vers les sources de l’humanité qui ne peut que bouleverser notre vision du monde.

Éditions Libre Expression

Joseph. Une enquête de Marcel Arcand, d’Hervé Gagnon, 2016, Éditions Libre Expression, coll. Expression noire, 360 p., 9782764811719

Montréal, 1893. Joseph Laflamme, présent près des lieux d’un meurtre, est arrêté et accusé d’avoir sauvagement massacré la victime. Il a beau clamer qu’il s’agit d’un coup monté, les circonstances l’accablent. Sa seule planche de salut réside dans l’enquête qui mène l’inspecteur Marcel Arcand vers une sinistre société secrète. Tout en essayant de soutenir sa femme, aux prises avec une profonde mélancolie, et malgré son impression que tout s’effondre autour de lui, Arcand est confronté à un cruel dilemme : céder au chantage ou laisser Laflamme être incriminé injustement.

Boxer la nuit, de Patrice Godin, 2016, Éditions Libre Expression, 224 p., 9782764811863

Nick est un boxeur usé, brisé par la vie. Isabelle est une femme blessée qui traverse une période de remise en question. C’est sur une plage de Port Savage, dans le Maine, que leurs chemins se croiseront. Au contact de l’autre, l’espace de quelques jours empruntés à l’automne, ces deux êtres que tout sépare réapprendront à vivre et à aimer.

Le patriote errant, de Francine Ouellette, 2016, Éditions Libre Expression, 592 p., 9782764811986

Après sa participation au soulèvement des patriotes en 1837, Guillaume Vaillant se voit forcé de s’exiler chez les Amérindiens, puis aux États-Unis. C’est un homme changé, imprégné de ces cultures, qui revient ensuite au Bas-Canada. Dans les décennies suivantes, il sera un témoin lucide et actif des changements sociaux de son époque, alors que l’emprise de l’Église sur la population devient de plus en plus importante. Il fera également une rencontre déterminante : celle de Jane Thompson, une orpheline irlandaise qui a survécu à l’épidémie de typhus. Entre cette jeune femme et Guillaume se développera un amour tendre et puissant, qui fera face à de multiples obstacles au fil des ans.

Éditions Québec Amérique

Les empocheurs, d’Yves Beauchemin, 2016, Éditions Québec Amérique, coll. Littérature d’Amérique, 9782764430880

Jérôme, jeune bachelier en Lettres, subit coup sur coup deux arnaques qui changeront radicalement non seulement sa personnalité, mais aussi sa vision de l’avenir. Lorsqu’il rencontre un lobbyiste fréquentant les sphères les plus louches du gouvernement, il décidera de mettre ses principes en veilleuse et de devenir lui aussi un « empocheur ». Un roman piquant et vif qui nous amène là où on ne l’attendait pas.

La Chronique exotique. Une enquête à quatre mitaines, de Laurent Corbec, 2016, Éditions Québec Amérique, 328 p., 9782764432068

Antoine Eyrolles, un procureur français en vacances, passe le temps des fêtes au Québec. Il rencontre Tao Bilodeau, qui couvre l’affaire de l’Eggzotique, le drame d’une restauratrice sauvagement poignardée à qui l’on s’empresse de trouver un assassin convenable. Mais ce qui convient aux uns ne suffit pas toujours aux autres. Et ce qui éblouit au premier coup d’oeil n’impressionne guère celui qui prend le temps de regarder… Roman noir à l’eau de rose ? Roman policier sans policier ? C’est avant tout une ode à l’hiver, au Québec et aux deux-oeufs-bacon avec café à volonté.

Veiller Pascal, de Luc Mercure, 2016, Éditions Québec Amérique, 296 p., 9782764431955

Un professeur à la retraite s’éprend d’un jeune homme en détresse. Mais peut-il vraiment aider celui qu’il voudrait aimer, aimer celui qui réclame son aide? Pascal est-il avec lui sincère ou manipulateur – ou les deux en même temps? Écartelé entre ses désirs et ses craintes, il ne sait plus comment réagir lorsque les besoins des autres se heurtent à ses propres limites, outrepassent ce qu’il peut, ce qu’il veut accomplir. Devrait-il sacrifier sa tranquillité émotive, ou plutôt se sauver au bout du monde avant d’y laisser sa peau? Luc Mercure signe avec ce nouveau roman un suspense psychologique qui nous entraîne dans la psyché d’un homme raisonnable et tourmenté, en quête de sens et d’amour.

Éditions Stanké

Amun, Collectif sous la direction de Michel Jean, septembre 2016, Éditions Stanké, 192 pages,  9782760411944

Dans la langue innue, amun signifie « rassemblement ». Sous la direction de Michel Jean, écrivain et journaliste innu, ce collectif brûlant d’actualité réunit des auteurs autochtones de divers horizons, de différentes nations et générations. Leurs nouvelles, variées, reflètent non seulement l’histoire et les traditions, mais aussi la réalité des Premières Nations au Québec et au Canada. Offrant à lire les points de vue d’artistes de renom, ce livre est le théâtre d’un rassemblement qui ne se fait que trop rarement.

Éditions de Ta mère

Géolocaliser l’amour, de Simon Boulerice, 19 septembre 2016, Éditions de Ta mère, 242 p., 9782924670002

Géolocaliser l’amour est un roman par poèmes racontant le désarroi d’un jeune homme qui s’en remet à des applications de rencontre pour dénicher l’âme soeur et qui se perd et s’écartèle aux quatre coins de la ville, y laissant chaque fois un peu de sa dignité.

Éditions Sémaphore

Terminus, de Nathalie Lagacé, 2016, Éditions Sémaphore, 111 p., 9782924461297

Récit inspiré d’anecdotes réelles, Terminus peint le quotidien d’Anne, une conductrice d’autobus désenchantée de ses tête-à-tête forcés avec la société, qui l’ont contrainte au repli. Au fil de scènes tendres ou dures, souvent insolites, l’auteure engage une réflexion sur les dysfonctionnements sociaux mis en évidence dans le huis clos d’une carrosserie.

Éditions XYZ

Télésérie, d’Hugo Léger, 2016, Éditions XYZ, 254 p., 9782897720049

Dans cette fantaisie sentimentale, Hugo Léger aborde avec l’humour doux-amer qu’on lui connaît des thèmes lourds de sens : l’engagement amoureux, le jeu des apparences et le pouvoir de la télévision.

La Gouffre, de Carole Massé,2016, Éditions XYZ, 9782897720131

L’arrivée de Gloria dans le petit village de Baie-Saint-Paul, à l’été 1951, changera la vie d’Estelle. À travers cette ex-danseuse de revue de Montréal, Estelle vivra les passions et les désillusions du monde adulte, à l’aube de ses 15 ans. Elle aimera, elle jalousera, elle deviendra une jeune femme. Un roman d’apprentissage parfaitement tissé par Carole Massé, romancière et poète.

Tous ces livres seront en vente à la Librairie Monet dès leur parution ainsi que sur notre site monet.leslibraires.ca.



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