Le Délivré

Archive pour la catégorie ‘▪ Littérature’


2 décembre 2013  par Le Délivré

La liste préliminaire du Prix des Libraires 2014 est dévoilée!

La liste préliminaire 2014 : des lectures passionnantes et stimulantes!

Le dévoilement tant attendu de la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec 2014 s’est tenu ce matin au Salon du livre de Montréal. Les 24 titres, 12 dans la catégorie « Roman québécois » et 12 dans la catégorie « Roman hors Québec », figurant sur cette liste reflètent bien le dynamisme et le flair certain des libraires d’ici, leur goût pour la nouveauté et leur loyauté envers les auteurs qui les ont marqués.

Cette célébration annuelle, coordonnée par l’Association des libraires du Québec, met en lumière le rôle essentiel de découvreurs des libraires, en honorant des auteurs dont les œuvres se sont imposées cette année par leur qualité littéraire et leur originalité.

 Catégorie Roman québécois

La classe de madame Valérie, François Blais (L’Instant même)

Quand j’étais italienne, Sylvie Laliberté (Somme toute)

Jeanne chez les autres, Marie Larocque (Tête première)

Le mur mitoyen, Catherine Leroux (Alto)

Scellé plombé, Maxime-Olivier Moutier (Marchand de feuilles)

Pomme S, Éric Plamondon (Le Quartanier)

Le sort de Bonté III, Alain Poissant (Sémaphore)

Les fausses couches, Steph Rivard (Ta Mère)

Les portes closes, Lori Saint-Martin (Boréal)

La maison des pluies, Pierre Samson (Les Herbes rouges)

L’orangeraie, Larry Tremblay (Alto)

Les sangs, Audrée Wilhelmy (Leméac)

Catégorie Roman hors Québec

Une fille, qui danse, Julian Barnes (Mercure de France)

Confiteor, Jaume Cabré (Actes Sud)

Le quatrième mur, Sorj Chalandon (Grasset)

Le Grand Ordinaire, Jeremy Chambers (Grasset)

Pietra viva, Léonor de Récondo (Sabine Wespieser)

Dans le silence du vent, Louise Erdrich (Albin Michel)

Canada, Richard Ford (Boréal)

Le corps humain, Paolo Giordano (Seuil)

Traders, hippies et hamsters, Marina Lewycka (Alto)

La saison de l’ombre, Léonora Miano (Grasset)

Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik (Flammarion)

L’échange des princesses, Chantal Thomas (Seuil)

Le comité de sélection se réunira en janvier 2014 afin d’établir la liste des finalistes, cinq titres dans chaque catégorie. Ceux-ci seront annoncés lors d’une conférence de presse, à Montréal, le 28 janvier. Le processus de votation pourra alors être enclenché : tous les libraires du Québec, issus des librairies indépendantes, des coopératives en milieu scolaire, du Groupe Archambault, du Groupe Indigo et du Groupe Renaud-Bray, seront appelés à élire deux gagnants, un québécois et un hors Québec. Le nom des lauréats sera annoncé lors d’une soirée haute en couleurs au Lion d’Or, à Montréal, le lundi 12 mai 2014.

Le lauréat québécois se verra attribuer une bourse du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, ainsi qu’une œuvre de l’artiste Louis-Georges L’Écuyer, que recevra également le lauréat hors Québec. De plus, l’Association internationale des études québécoises offre au lauréat québécois la possibilité de faire une tournée de promotion dans l’un des pays étrangers où elle a des membres.

Pour commander les oeuvres qui figurent sur la liste préliminaire du Prix des Libraires du Québec 2014, veuillez cliquer sur les titres, tout simplement…


2 octobre 2013  par Le Délivré

Identité littéraire : Karine Turcot

Les livres nous inspirent, nous marquent et nous ouvrent des horizons insoupçonnés. Ils nous accompagnent, aiguisent notre pensée et résonnent en nous bien après qu’on en a terminé la lecture. Chaque lecteur a son propre parcours littéraire. Certaines lectures sont plus significatives que d’autres. Elles ont ponctué une étape de notre vie, nous ont révolté ou complètement transporté. Chaque invité se dévoile le temps de trois livres.

Bienvenue à Identité littéraire !

Pour visionner la webémission Identité littéraire, cliquez ici.

 

Notre invitée : Karine Turcot

Karine Turcot s’intéresse au mouvement et à la manière dont nous définissons les catégories de perception, voire des définitions (individuelles et sociales) que nous attribuons aux choses qui nous entourent . Polyvalente, elle crée par le biais de diverses disciplines telles que la sérigraphie, l’installation, la sculpture, la photographie, l’animation, le livre, le dessin, la céramique, la scénographie, et la performance.

Karine Turcot a fait des études en photographie au cegep de Matane et a complété une Maîtrise en Arts à l’Université Laval. Son travail a été vu entre autres à Art Mûr et à la BIEC, ses scénographies lors d’événements tels que le Carrefour international de théâtre de Québec, ses livrets ont été vendus au New Museum ainsi qu’au Chelsea Museum de New York, ses performances à la Biennale Deformes du Chili et récemment, au Mois de la performance de Berlin.

Pour découvrir le travail de Karine Turcot, visitez son site.

Les encyclopédies (de toutes les sortes…)

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, Folio, 9782070337804

Hermann Hesse, Le loup des steppes, LGF, 9782253002932

- See more at: http://airelibre.tv/2013/10/02/id-karine-turcot/#sthash.VpRBLu2I.dpuf

La sélection de Karine Turcot :

Les encyclopédies (de toutes les sortes…)

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, Folio.

Hermann Hesse, Le Loup des steppes, LGF.

Animatrice : Anne-Pascale Lizotte

Libraire et passionnée de littérature, Anne-Pascale est directrice artistique de l’organisme Diffusion aire libre. Elle est également responsable de la programmation culturelle de la Librairie Monet.

Pour commander les œuvres suggérées par notre invitée sur notre site monet.ruedeslibraires.com, veuillez cliquer sur les titres.

La webémission Identité littéraire est produite par nos partenaires d’airelibre.tv.


30 août 2013  par Le Délivré

Place au Festival international de littérature !

L’été montréalais est particulièrement chargé, culturellement parlant. La ville est en fête!

Arrive l’automne et nous retrouvons nos lieux plus intimes : théâtres, salles de concert et, du 20 au 29 septembre, notre festival littéraire par excellence, le FIL !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Festival international de littérature (FIL) est le seul festival littéraire montréalais annuel de langue française, à caractère à la fois multidisciplinaire, national et international. À la fois producteur et diffuseur de manifestations littéraires, le FIL offre, à chacune de ses éditions, une programmation originale et audacieuse, dont l’excellence est tout à fait comparable à celle qu’offrent les meilleurs festivals québécois de théâtre, de danse ou de musique.

Le FIL a été créé par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) en 1994, à une époque où il y avait peu d’événements littéraires à Montréal. Après avoir célébré les dix ans d’existence de son festival, l’UNEQ a décidé qu’il était temps que le FIL possède sa propre structure et qu’il était préférable qu’il ait lieu en septembre, devenant le premier événement de la rentrée littéraire .

Le FIL célèbre cette année ses 19 ans d’existence. Véritable fête des mots pour tous les publics, mais aussi lieu de création, de réflexion et d’expérimentation pour de nombreux écrivains et autres artistes d’autres disciplines, le FIL s’inscrit désormais parmi les grands festivals qui façonnent la vie culturelle montréalaise. Il est devenu sans conteste un événement littéraire majeur au Québec tant par la qualité et l’originalité de sa programmation, par l’accueil favorable que lui accordent les médias que par son rayonnement national et international. »

Cette édition 2013 du FIL rendra hommage, entre autres, à Albert Camus, Roland Giguère, André Roy et Gabrielle Roy. Plusieurs excellents spectacles mettront en scène la poésie et la littérature d’ici et d’ailleurs. Nous retrouverons Léo et les presqu’îles, un spectacle musical de Gilles Vigneault ainsi que Thomas Hellman chante Roland Giguère. Nous découvrirons également Rapaillé, un spectacle de danse rythmée par la poésie de Gaston Miron et Rose au cœur violet, un rendez-vous avec le rêve, la magie et l’érotisme des femmes surréalistes, etc.

Également, J’attends tes lèvres pour chanter, un spectacle créé par Tristan Malavoy avec Franz Benjamin, Fredric Gary Comeau, Kim Doré, FORÊT (Émilie Laforest et Joseph Marchand), Tristan Malavoy et Michel Rivard et la soirée Le Grand Slam de la Ligue Québécoise de Slam.

Mais ce ne sont que quelques-uns des événements, parmi tant d’autres…

Pour en savoir plus sur le Festival international de littérature et pour consulter la programmation complète, visitez le site du FIL.

Bon festival!


30 août 2013  par nos libraires

Littératures : Les parutions de l’été

Comme à chaque début de mois, nos libraires arpentent le Salon des nouveautés pour repérer les titres s’étant démarqués au sein de l’effarante production du mois écoulé. En voici quelques-uns dignes de mention, question d’aiguiser votre appétit livresque…

LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

Délivrance, James Dickey, 2013, Gallmeister, 274 p., 9782351780664*

« Avant que la rivière reliant la petite ville d’Oree à celle d’Aintry ne disparaisse sous un immense lac artificiel, quatre trentenaires décident de s’offrir une virée en canoë pour tromper l’ennui de leur vie citadine. Gagnés par l’enthousiasme du charismatique Lewis et bien que peu expérimentés, Bobby, Ed et Drew se laissent emporter au gré du courant et des rapides, au cœur des paysages somptueux de Géorgie. Mais la nature sauvage est un cadre où la bestialité des hommes se réveille. Une mauvaise rencontre et l’expédition se transforme en cauchemar. Les quatre amis comprennent vite qu’ils ont pénétré dans un monde où les lois n’ont pas cours. Dès lors, une seule règle demeure : survivre.

Best-seller de renommée internationale, (ici retraduit par Jacques Mailhos), Délivrance est de ces découvertes littéraires brutales et inoubliables. À bord d’un canoë, happé par la voix d’Ed, le lecteur poursuit cette aventure dont nul ne sortira indemne. »

Ma grand-mère russe et son aspirateur américain, Meir Shalev, 2013, 238 p., Gallimard,  9782070131143*

« Banni de la famille après son installation en Californie, l’onde Yeshayahou concocte un plan diabolique pour secouer son frère et sa belle-sœur Tonia, installés dans une coopérative agricole de Galilée. Après la révolution d’Octobre, et alors qu’une importante partie de la communauté juive quitte la Russie pour émigrer en Palestine, se développe une défiance toujours plus grande vis-à-vis de l’Amérique au sein des communautés socialistes de la région. Autant dire que l’oncle — qui se fait maintenant appeler Sam — est considéré comme le traître de la dynastie. Sam connaît l’obsession de la grand-mère Tonia pour la propreté et décide de lui envoyer le tout dernier modèle d’aspirateur. Personnage à part entière, l’aspirateur nommé sweeper devient le moteur des histoires familiales, des tensions intergénérationnelles, et des anecdotes les plus folles. C’est que l’objet magique possède en réalité un secret. Grand-mère Tonia découvre avec stupeur que la saleté n’a pas disparu de son appartement mais s’est confortablement installée dans le ventre du cheval de Troie. Immédiatement enfermé dans la salle de bains et recouvert d’un linceul blanc, il restera cloîtré quarante années avant de revoir sa lumière et finalement de se volatiliser.

Plusieurs versions de sa disparition existent, mais peu importent les variantes, Meir Shalev nous plonge avec une légèreté jouissive dans son invraisemblable histoire familiale et dégage ainsi avec une grande finesse les ambiguïtés de la société israélienne naissante. »

Villa avec piscine, Herman Koch, 2013, Belfond, 444 p., 97827144523828*

« Après le triomphe international du Dîner, Herman Koch nous revient avec un roman toujours aussi noir, grinçant et dérangeant, qui tendrait à démontrer que point n’est besoin d’ennemis quand on a un bon médecin. Grosse tuile en vue pour le Dr Marc Schlosser. Après le décès d’un de ses patients, le conseil de l’ordre l’a convoqué pour discuter d’une possible erreur médicale. Ennuyeux, certes, mais pas dramatique : les membres du conseil, il les croise tous les week-ends sur les terrains de golf. Que risque-t-il, une tape sur la main ? Au pire, une petite suspension ? Sauf que le patient en question n’est autre que Ralph Meier, célébrissime acteur, idole nationale et accessoirement ami de la famille ; et que sa veuve a des doutes et compte bien le faire savoir… Pour elle, l’affaire est suspecte : Ralph est tombé malade juste après des vacances avec les Schlosser. Qui dit vrai ? Marc a-t-il raté son diagnostic ? Aurait-il  »aidé » la maladie de Ralph ? Que s’est-il passé cet été-là, dans la villa avec piscine ? »

EN FORMAT POCHE

La comtesse de Ricotta, Milena Agus, 2013, Piccolo/L.Levi, 118 p., 9782867466816*

L’odeur des pommes, Mark Behr, 2013, J’ai Lu, 281 p., 9782290028605*

Les tribulations d’un lapin en Laponie, Tomas Kyrö, 2013, Folio/Gallimard, 358 p., 9782070452019*

LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE ET CANADIENNE

L’amèr, ou Le chapitre effrité, Nicole Brossard, 2013, Typo, coll. « Essais et livres de référence », 120 p., 9782892953947*

« Si L’amèr a connu autant de succès, c’est que pour les femmes ce texte s’avérait nécessaire : il correspondait à un fondamental besoin de voir, imprimée noir sur blanc, une réflexion politique sur la maternité dans le système patriarcal où la femme, comme mère, se retrouve flouée, ne pouvant devenir sujet dans le champ symbolique. » -Extrait de la préface de Louise Dupré

POÉSIE / THÉÂTRE

L’homme naît grâce au cri : Poèmes choisis (1950-2012), Claude Vigée, 2013, Points, coll. « Poésie », 329 p., 9782757835173*

« Poèmes qui s’appuient sur les traditions du judaïsme, en les relisant à la lumière de la modernité, à la fois humanistes et généreux. »

Poètes… vos papiers!, Léo Ferré, 2013, Points, coll. « Poésie », 168 p., 9782757824702*

« Ce recueil, publié en 1956, marque la rupture entre Léo Ferré et André Breton. Dans sa préface, il y dénonce les conventions du surréalisme et de l’écriture automatique. »

Le naufrage des colibris, Daniel Leblanc-Poirier, 2013, de l’Écrou, 56 p., 9782981148599.

« Le naufrage des colibris, c’est aller camper dans les bas-fonds, puis remballer les tentes des vagues, c’est faire face à l’engloutissement de son propre témoignage, connaître la fin du film et le visionner quand même, sauter à pieds joints dans ce cercle vicieux, avec l’espérance d’en ressortir plus ou moins abîmé. »

Cœur takeout, Philippe Chagnon, 2013, de l’Écrou, 135 p., 9782981391100.

« Cœur takeout, c’est une bonne dose d’amour, celui qu’on espère, celui qu’on a, celui qu’on rate, celui qu’on regrette tel un lendemain de brosse; c’est faire son lit, changer les draps et attendre goulûment que la passion vienne s’y étendre. »

Federico Garcia Lorca, Line Amselem, 2013, Oxus, coll. « À la rencontre de… », 141 p., 9782848981529*

«Introduction à l’œuvre du poète espagnol. L. Amselem, traductrice, présente des moments clés, des anecdotes de sa vie et des extraits de textes de l’œuvre de F. Garcia Lorca. »

LITTÉRATURE POLICIÈRE

Texas Forever (+), James Lee Burke, 2013, Éditions Rivages, coll. « Littérature étrangère », 237 p., 9782743625337*

« Après avoir abattu un gardien pour s’échapper d’un camp de prisonniers de Louisiane, Son Holland et Hugh Allison fuient en direction du Texas, où ils comptent rejoindre les Texas Rangers en guerre contre l’armée mexicaine, à la veille de la bataille de Fort Alamo. »

« L’histoire est passionnante et impitoyable, écrite en dialogues serrés. » -Françoise Dargent, Le Figaro, 20/06/13

Silence de Grace (+), Peter Robinson, 2013, Albin Michel, coll. « Spécial Suspense », 437 p., 9782226248381*

« Chris Lowndes décide, à la mort de sa femme, de retourner dans son Yorkshire natal et de s’installer à Kilnsgate House, un manoir perdu dans la campagne. Il apprend bientôt qu’un médecin y a été assassiné, cinquante ans plus tôt, empoisonné par sa jeune épouse Grace. Fasciné par cette affaire et convaincu de l’innocence de la jeune femme, il décide de reprendre l’enquête. »

« Pour un peu, on aurait envie de se retirer dans la bibliothèque de son manoir du Yorkshire pour s’asseoir dans son meilleur fauteuil, un bon cigare et un verre de whisky vingt ans d’âge à portée de la main, pour profiter pleinement de ce roman. Et par moments, il n’y a pas à dire, ça fait du bien… » -Thomas Bauduret, K-Libre, 10/07/13

La guerre du Vietnam se retrouve dans les sorties du mois, parce qu’avant d’être un film, Rambo était un roman :

Premier sang (+), David Morrell, 2013, Gallmeister, coll. «Totem », 308 p., 9782351785300*

« Dans une petite ville américaine, le shérif Teasle interpelle un vagabond et lui donne l’ordre de quitter la ville. John Rambo, ancien du Vietnam, refuse, n’acceptant pas d’être traité de la sorte. Une lutte sans merci va dès lors s’engager entre le vétéran que la guerre a transformé en machine à tuer, et les forces d’élite appelées en renfort pour le maîtriser. »

Sympathy for the devil (+), Kent Anderson, 2013, Folio, coll. « Policier », 583 p, 9782070447909*

« Entre l’apparition du jeune Hanson, conscrit quittant l’université pour servir au Viêt Nam, et celle de son double infernal, le sergent Hanson, membre des forces spéciales, il ne s’est écoulé que deux ans. Deux ans de route vers l’enfer. »

Une entrevue avec l’auteur dans l’émission Mauvais Genres est disponible ici.

L’armée furieuse (+), Fred Vargas, 2013, J’ai lu, coll. « Policier », 440 p., 9782290041000*

« Loin de sa circonscription, Adamsberg va accepter d’aller enquêter dans un village normand terrorisé par les superstitions et les rumeurs sauvages. »

« C’est une poétique du roman policier qu’elle propose ainsi, une façon d’appréhender le monde, d’en faire surgir la beauté malgré tout. Pour le lecteur, c’est un plaisir sans fin. » -Michel Abescat, Télérama, 10/05/11

SCIENCE-FICTION ET FANTASTIQUE

Dune, les origines T.1: La communauté des sœurs, Brian Herbert et Kevin Anderson, 2013, Robert Laffont, coll. « Ailleurs et demain », 603 p., 9782221113875*

« Nouveau titre de la saga Dune transportant le lecteur 10 000 ans en arrière, à l’époque de la création du Bene Gesserit et des autres ordres. L’histoire se situe 83 ans après la bataille qui mit fin au règne et à l’existence des Machines pensantes. »

La longue terre, Terry Pratchett et Stephen Baxter, 2013, Atalante, 381 p., 9782841726370*

«En 2015, à Madison dans le Wisconsin, l’agent Monica Jansson trouve le prototype d’une étrange invention dans les restes calcinés de la maison d’un scientifique. De conception enfantine, cet instrument ouvre d’une simple pression une infinité de mondes parallèles. Bouleversant l’humanité, cette invention incontrôlable inquiète les gouvernements. »

L’intégrale Z, Max Brooks, 2013, Orbit, 814 p., 9782360510702*

«Intégrale des histoires de zombies de M. Brooks. Sont racontés : la guerre des morts vivants, quatre nouvelles et l’art de survivre en territoire zombie. »

Les crépusculaires, Mathieu Gaborit, 2013, Mnémos, coll. « Icares », 350 p., 9782354081522*

«Agone de Rochronde, fils de baron, doit rejoindre le mystérieux collège du Souffre-Jour pour y apprendre le métier d’éminence grise. Pour cela, il suit l’enseignement de maîtres d’armes et de magie, au risque de renier ses idéaux. »

Barrière mentale: et autres intelligences, Poul Anderson, 2013, Le Bélial, 328 p., 9782843441202*

« Sous l’effet d’une force cosmique, toutes les intelligences terrestres, hommes et animaux, se trouvent décuplées. Les gens ordinaires se transforment en génies, les déficients mentaux se découvrent un QI des plus corrects, les animaux deviennent indépendants et tiennent enfin l’occasion de se venger. »

EN FORMAT POCHE

La fille automate, Paolo Bacigalupi, 2013, J’ai lu, coll.  « Science-fiction », 638 p., 9782290032664*

«À la fin du XXIe siècle, après un krach énergétique, la calorie est devenue l’unité la plus recherchée. Anderson Lake travaille en Thaïlande pour une multinationale agroalimentaire. Il rencontre Emiko, une fille automate, belle et étrange créature, un être artificiel programmé pour satisfaire les désirs des hommes d’affaires de Kyoto. Grand prix de l’imaginaire 2013 (catégorie roman étranger). »

Planète à louer, Yoss, 2013, Mnémos, coll. « Hélios », 313 p., 9782354081966*

«Ce roman en sept chapitres fait allusion au présent de Cuba de façon métaphorique. Dans le futur, pour sauver la Terre d’une guerre nucléaire totale, des espèces extraterrestres prennent possession de la planète pour rétablir l’équilibre écologique. Un siècle plus tard, la Terre, redevenue un paradis, sert de lieu touristique pour extraterrestres. Prix Julia Verlanger 2011 (Utopiales). »

L’héritage de saint Leibowitz, Walter M. Miller Jr., 2013, Gallimard, coll. « Folio SF », 708 p., 9782070449293*

« Des siècles après un conflit dévastateur, quelques communautés éparses émergent de la barbarie. Parmi elles, un ordre religieux fondé par Leibowitz, un savant devenu moine, dans le but de sauvegarder les livres et le savoir qui subsistent. Quelque temps plus tard, le frère Dent-Noire Saint-Georges reprend le flambeau alors qu’il songe à renoncer à ses vœux. »

Edenborn, Nick Sagan, 2013, J’ai lu, coll. « Science-fiction », 348 p., 9782290025963*

« À la fin du XXIe siècle, tous les êtres humains ont été éradiqués par un virus qui a détruit leur ADN. Avant l’extinction, des scientifiques ont créé des hommes et des femmes avec un autre code génétique pour survivre au virus, programmés pour ressusciter l’humanité, mais leurs enfants meurent inexplicablement. »

Nuigrave, Lorris Murail, 2013, Livre de Poche, coll. « Science-fiction », 379 p., 9782253169765*

« En 2030, Arthur Blond travaille à l’Office européen de restitution patrimoniale. Bientôt, son ancienne compagne Sidonie est assassinée à cause de la coarcine, une drogue qui modifie la perception du temps. Arthur se réfugie au Petit Kosovo et enquête sur ce meurtre. »

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Sélection et rédaction : litt. étrangère – Benoit Desmarais ; litt. québécoise, poésie/théâtre et science-fiction – Maxime Nadeau ; policier – Morgane Marvier.

 

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9 juillet 2013  par nos libraires

Littératures : Les parutions de juin

Comme à chaque début de mois, nos libraires arpentent le Salon des nouveautés pour repérer les titres s’étant démarqués au sein de l’effarante production du mois écoulé. En voici quelques-uns dignes de mention, question d’aiguiser votre appétit livresque…

 

LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

Les poissons ne ferment pas les yeux (+), Erri De Luca, 2013, Gallimard, coll. « Du monde entier », 128 p., 9782070139118*

« Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d’initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l’engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l’« âge d’archive », il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l’enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie. »

Quand les colombes disparurent (+), Sofi Oksanen, 2013, Stock, coll. « La cosmopolite », 399 p., 9782234074101*

« Occupation, résistance et collaboration sont les ressorts de ce roman puissant, dans une Estonie prise tour à tour au piège des communistes et des Allemands. Pour répondre aux errances de l’Histoire, chacun devra choisir un camp, un chemin. Roland, le juste, combat sans relâche l’envahisseur; son cousin Edgar, véritable caméléon, épouse successivement l’idéologie du pouvoir; enfin Juudit, sa femme, est écartelée entre son amour sincère pour un officier allemand et l’hypocrisie suffocante d’un mariage raté. Mais qui sera le vainqueur de cette lutte acharnée ? Après Purge, Sofi Oksanen pointe une nouvelle fois la fragilité et la faiblesse de l’homme à l’égard d’une Histoire qui l’écrase et lui survivra toujours. »

Pour trois couronnes (+), François Garde, 2013, Gallimard, coll. « Blanche »294 p., 9782070141876*

« Dans le bureau de feu Thomas Colbert, un magnat du commerce maritime, Philippe Zafar, le jeune préposé au classement des archives, découvre un bref texte manuscrit, fort compromettant pour celui qui s’en avérerait l’auteur. Aveux déguisés du défunt ? Exercice littéraire sans conséquence ? Philippe Zafar se lance dans une enquête qui va vite prendre une dimension à laquelle rien ne l’avait préparé. On retrouve dans ce roman d’aventures, déployé sur un siècle et trois continents - de l’Amérique du Nord aux tropiques -, l’écriture vive et talentueuse de François Garde dont le précédent livre, Ce qu’il advint du sauvage blanc, a été récompensé par huit prix littéraires, parmi lesquels le prix Goncourt du premier roman. »

Un passé en noir et blanc, Michiel Heyns, 2013, Philippe Rey, coll. « Roman étranger », 319 p., 9782848763088*

« Un matin de janvier 2010, Peter Jacobs, journaliste et écrivain vivant à Londres, débarque à Alfredville, sa ville natale, qu’il a quittée depuis plus de vingt ans. Curieux de voir ce qu’est devenu ce gros bourg afrikaner depuis la fin du régime d’apartheid, et attiré par l’idée d’écrire une série d’articles sur l’assassinat de sa cousine, la belle et intelligente Désirée, mariée au chef de la police locale, Hector Williams. Un Noir. Aujourd’hui accusé du meurtre de sa femme. Motif : la jalousie évidemment. Que pouvait-on attendre d’une telle union ? s’indigne la rumeur publique.

L’enquête de Peter va durer dix jours. Afflux de souvenirs, rencontres cocasses, constat du peu d’évolution des mentalités, notamment chez les Blancs, et surtout profond trouble affectif. Peter  comprend, en retrouvant Bennie, son meilleur ami de jeunesse, que le lien qui les unissait était en réalité beaucoup plus complexe. Or Bennie, désormais policier, dirige le commissariat en attendant le procès de Williams, et semble étrangement mêlé au meurtre. Devenu acteur malgré lui d’une affaire aux rebondissements multiples, Peter plonge dans une histoire bouleversante qui remet sa vie totalement en question, à commencer par ses rapports avec son pays. Sera-t-il un éternel expatrié ? »

La constellation du chien, Peter Heller, 2013, Actes Sud, 334 p., 9782330019389*

« Quelque part dans le Colorado, neuf ans après la Fin de Toute Chose, dans le sillage du désastre. L’art de survivre est devenu un sport extrême, un jeu de massacre. Soumis aux circonstances hostiles, Hig, doux rêveur tendance chasse, pêche et poésie chinoise, fait équipe avec Bangley, vieux cow-boy chatouilleux de la gâchette. Une routine de l’enfer. Bangley défend la baraque comme un camp retranché. Hig « sécurise le périmètre », à coups de méthodiques vols de surveillance à bord de « la Bête », solide petit Cessna 182 de 1956 toujours opérationnel. Ils ont fini par constituer un vieux couple tout en virilité bourrue et interdépendance pudique. Mais l’homme est ainsi fait que, tant qu’il est en vie, il continue à chercher plus loin, à vouloir connaître la suite. À la fois captivant roman d’aventures, grand huit des émotions humaines, hymne à la douloureuse beauté de la nature et pure révélation littéraire, La Constellation du Chien est tour à tour contemplatif et haletant, déchirant et hilarant. Peter Heller orchestre son premier roman comme une virée de la dernière chance pleine de surprises, une réflexion sur la création autant que sur la destruction. Lumineuse et rocailleuse, son écriture semble réapprivoiser le monde à travers la reconquête du langage – comme si pour se sauver, l’humain devait avant tout recouvrer l’art de (se) raconter. »

EN FORMAT POCHE

Les oranges ne sont pas les seuls fruits (+), Jeanette Winterson, 2013, Points, coll. « Points, Signatures », 245 p., 9782757833865*

« Comme la plupart des gens, j’ai longtemps vécu avec ma mère et mon père. Mon père aimait regarder les combats de catch, ma mère, elle, aimait catcher. » Jeanette n’a pas le droit : d’aller à l’école, de lire, d’avoir des amis et de penser à autre chose qu’à Dieu. Non, Jeanette n’a pas le droit, sa mère ne veut pas. Heureusement il y a Elsie, vieille femme fantasque et pleine de fantaisie, avec qui elle construit des tunnels pour les souris. Et puis les contes et les fables que Jeanette se raconte à mi-voix. Un jour surgit Melanie, l’amie, la confidente, si drôle, si belle, si intelligente. L’amour peut-il avoir ce visage-là ? »

Que vont devenir les grenouilles ? Lorrie Moore, 2013, Points, coll. « Points », 214 p., 9782757834824*

« Cet été-là, je travaillais avec Sils au Pays des légendes. Elle était Cendrillon, et moi, caissière à l’entrée. Avec elle, les journées finissaient par passer. On n’espérait pas grand-chose de la vie, seulement être ensemble. C’était l’été de nos quinze ans et rien ne comptait plus que l’amitié. Puis Sils a eu de sérieux ennuis. Pour l’aider, j’étais prête à tout, même à enfreindre la loi. Dans ce coin du bout du monde, elle était le bout et elle était le monde. »

« Une écriture pleine de drôlerie mais qui gratte jusqu’à la tragédie les faux-semblants d’une Amérique désenchantée. » -La Quinzaine littéraire

Un été sans les hommes, Siri Hustvedt, 2013, Actes Sud, Leméac, coll. « Babel », 213 p., 9782330018641*

« Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretient avec une femme plus jeune qu’elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New York pour se réfugier auprès de sa mère qui, depuis la mort de son mari, a pris ses quartiers dans une maison de retraite du Minnesota. En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va découvrir la confusion des sentiments et les rivalités à l’œuvre chez les sept adolescentes qu’elle a accepté d’initier à la poésie le temps d’un été, tout en nouant une amitié sincère avec Lola, jeune mère délaissée par un mari colérique et instable… Parcours en forme de « lecture de soi » d’une femme à un tournant de son existence et confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables, ce roman aussi solaire que plaisamment subversif dresse le portrait attachant d’une humanité fragile mais se réinventant sans cesse. »

L’attente de l’aube, William Boyd, 2013, Points, coll. « Points », 441 p., 9782757833827*

« Consulter un psychanalyste a parfois des conséquences inattendues : en proie à des troubles sexuels, Lysander croise la fascinante Hettie chez son thérapeute viennois et tombe fou amoureux. Acteur aguerri, il est pourtant démuni lorsque Hettie le conduit à endosser le rôle de sa vie : agent secret. Dans l’Europe en guerre, il traque une taupe de l’armée britannique – toute erreur de réplique serait fatale… »

Emily, Stewart O’Nan, 2013, Points, coll. « Points », 380 p., 9782757833858*

« Dans la vie d’Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des jours et des choses à faire. Aujourd’hui, Emily est veuve. Ses enfants sont loin. Sa belle-sœur, Arlene, lui tient compagnie. Emily aime la musique classique, les musées, les petits déjeuners copieux du Eat’n Park. Sa santé est bonne. Elle ne manque de rien. À 80 ans, le temps semble infini et la solitude se change en une liberté inédite. »

« Débordant de tendresse et de nostalgie, ce roman crépusculaire est un petit bijou, l’histoire d’une vieille dame très digne qui glisse comme une ballerine sur les eaux gelées du grand âge, vulnérable, inquiète, mais jamais vaincue. » -Lire

 

LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE ET CANADIENNE

EN FORMAT POCHE

Bestiaire, Éric Dupont, 2013, Marchand de feuilles, 310 p., 9782923896267*

« Des enfants partent en guerre contre l’oubli prôné par le père, dont les édits dictent le boycott de la mère et de toute allusion au passé. Entre ses revendications séparatistes et anticléricales et les épouses qu’il collectionne comme les déménagements, le père devient Henri VIII, roi d’Angleterre, aux yeux de ses deux rejetons résistant aux lois imposées par la succession des règnes, de la Grande Épouvante au Grand Dérangement. Pendant que le Québec vit sa libération sonnée par les Jeux olympiques de 1976, les jeunes sujets font leur révolution gaspésienne, gardiens d’une mémoire fragile au pays du souvenir menacé.

Enfant des premiers divorces, victime du choc des nouvelles valeurs d’une Révolution tranquille balbutiante et du vieux monde pollué par les Évangiles, le narrateur de ce roman initiatique cherche l’équilibre dans un Québec vacillant. Entre ses fascinations animales, ses loisirs philatéliques et ses fouilles encyclopédiques, le petit Éric, incrédule, construit un édifice de savoir et de rêve pour contrer l’oppression et le régime de censure qui pèsent sur son enfance.

Allégorique et autobiographique, Bestiaire est un récit épique mettant en scène la famille québécoise, où l’histoire courtise la fable en un joyeux mélange de registres, de la moquerie aux confessions intimes en passant par la satire politique. Avec ce troisième roman, Éric Dupont s’affirme comme maître conteur d’histoires tentaculaires aux accents de réalisme magique et s’ancre en profondeur dans les racines québécoises pour déployer les ailes de son imaginaire. »

Juste être un homme, Craig Davidson, 2013, Points, coll. «Points », 277 p., 9782757832233*

« Paul Harris mène une vie privilégiée mais se fait agresser à la sortie d’un bar. Sa vie en est bouleversée. Rob Tully, boxeur naturellement doué, pense que sa vie est toute tracée. Son oncle croit que ce talent peut changer leurs vies. Leur chemin respectif les mènera au monde violent de la boxe à mains nues et de ses combats illégaux. Un roman sur les relations père-fils et l’identité masculine. »

 

POÉSIE

Mémoire de neige (+), Claude Beausoleil, 2013, Écrits des Forges, 101 p., 9782896452408*
Ma langue traîne déjà dans vos corps (+), Alexandre Faustino, 2013, Écrits des Forges, 85 p., 9782896452361*

 

THÉÂTRE

La liberté, Martin Bellemare, 2013, Dramaturges Éditeurs, 78 p., 9782896370634*

« Je suis là pour aider les autres. Pour aider la société. Chacun son rôle. Si on a pas de rôle, pas de fonction, la vie a pas de sens. Ça doit être pour ça que je fais ce que je fais. Et toi, Max ? »

Entretiens au studio du Bolchoï & L’Éthique, Constantin Stanislavski, 2013, Circé, coll. « Poche », 283 p., 9782842423278*

« Ce livre reproduit les cours dispensés par le metteur en scène au théâtre du Bolchoï de 1918 à 1922. Il y expose la méthode dite des actions physiques qui doit permettre un renouvellement constant et un assainissement de l’art du ressenti théâtral. Ces entretiens sont suivi d’un autre texte à l’origine destiné à être publié dans La formation de l’acteur. »

Paul Bussières scénographe, et la pratique théâtrale à Québec : 1960-2008, André Ricart et Denis Denoncourt, 2013, Presses de l’Université Laval, 9782763718002*

« En 45 ans de carrière, et dans un champ élargi, Paul Bussières aura concouru, tant par ses réalisations que par son enseignement, à la qualité de l’expression théâtrale. Il en connaissait les différentes composantes pour y être intervenu à la fois comme comédien que comme designer de théâtre, métier qu’il a fini par exercer à l’exclusion de celui d’acteur. Son atelier et ses cartons, qui abondent en maquettes d’environnements scéniques et de costumes, ébauches principalement mises en ouvre dans les théâtres de Québec, font foi d’un accomplissement digne de mémoire. Créateur en 1967 du Département de scénographie du Conservatoire d’art dramatique de Québec, Paul Bussières, qui décédait dans cette ville en 2008, laisse en outre une importante descendance artistique. »

 

LITTÉRATURE POLICIÈRE

7 jours, Deon Meyer, 2013, Seuil, coll. « Policiers », 486 p, 9782021089615*

« Un tueur menace de tuer un policier par jour tant que le meurtrier de l’avocate Hanneke Sloet ne sera pas arrêté. La police du Cap, dans l’impasse, confie l’affaire à Benny Griessel. Mais le policier, fragilisé par ses échecs personnels et sa décision d’arrêter l’alcool, doit reprendre l’enquête de zéro. »

Le tueur se meurt, James Sallis, 2013, Rivages, coll. « Thriller », 263 p., 9782743625214*

« À Phoenix, en Arizona, Chrétien est un vieux tueur à gages atteint d’une grave maladie. Il part sur la piste de la personne qui a tiré sur celui qu’il avait pour mission d’éliminer. Sayles, un flic d’âge mûr, mène l’enquête sur cette tentative de meurtre. Jimmie, 10 ans, vit reclus dans une maison abandonnée et se met à faire des cauchemars d’une grande brutalité… »

Coyote Crossing, Victor Gischler, 2013, Denoël, coll. « Sueurs froides», 226 p., 9782207114971*

« Dans la petite ville de Coyote crossing, au coeur de l’Oklahoma, le jeune guitariste Toby Sawyer rêve d’une vie plus excitante. Il se retrouve coincé dans cette ville, avec un bébé sur les bras. Pour subvenir aux besoins de toute la famille, il devient adjoint à mi-temps du shérif Krueger. Mais sa première mission est un échec : le cadavre qu’il devait garder a mystérieusement disparu. »

Le cinquième témoin, Michael Connelly, 2013, Calmann-Lévy, coll. « Robert Pépin présente », 475 p., 9782702141540*

« En pleine crise des subprimes, abandonnée par son conjoint, Lisa Trammel se retrouve criblée de dettes en raison d’emprunts immobiliers toxiques. Sa banque, la Westland, s’apprête à saisir sa maison. Elle engage l’avocat Mickey Haller. Alors que celui-ci essaie de gagner du temps, Lisa est accusée du meurtre d’un cadre de la Westland. Le procès sera particulièrement complexe. »

Le matériel du tueur, Gianni Biondillo, 2013, Métailié, coll. « Bibliothèque italienne », 352 p., 9782864249252*

« À Milan, au cours d’un transfert à l’hôpital, un détenu érythréen, Haile, est libéré par un commando mafieux. L’inspecteur Ferraro se lance à sa poursuite, aux côtés de son ancienne petite amie, Elena Rinaldi, commissaire d’une unité d’élite. Ils découvrent que le suspect est en réalité un tueur, décidé à se venger d’une mafia internationale. »

EN FORMAT POCHE

Deux dans Berlin, Richard Birkefeld et Göran Hachmeister, 2013, LGF, coll. « Policier », 525 p., 9782253164807*

« Pendant l’hiver 1944, Rupert Haas s’évade de Buchenwald pour rejoindre Berlin. Sur place, il découvre son immeuble détruit, sa femme et son enfant morts dans le bombardement. Il décide de se venger et de tuer les nazis qui l’ont dénoncé. Pendant ce temps, Hans Kalterer le poursuit, entouré de nazis corrompus et d’ennemis de la dernière heure d’Hitler. »

Allmen et le diamant rose, Martin Suter, 2013, Points, 189 p., 9782757830239*

« Un certain Montgomery demande à Allmen et son fidèle majordome Carlos de retrouver la piste d’un voleur disparu avec un diamant rose. Allmen retrouve l’escroc dans un hôtel de luxe d’une station balnéaire sur la Baltique. Il s’interroge sur le voleur, sur le diamant et son authenticité et sur les raisons de l’intérêt que lui portent des traders américains. »

L’invisible, Robert Pobi, 2013, Points, coll. « Thriller », 476 p., 9782757826959*

« Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside peut-être dans les 5.000 tableaux peints par son père. Premier roman. »

La muraille de lave, Arnaldur Indridason, 2013, Points, coll. « Policiers », 401 p., 9782757833841*

« Tandis que le commissaire Erlendur part en vacances, son équipe continue à résoudre des affaires. Elinborg est chargée d’une affaire de viol, Sigurdur Oli d’une affaire de pédophilie mais aussi d’une histoire de chantage sur un couple échangiste. »

Volte-face, Michael Connelly, 2013, LGF, coll. « Policier », 519 p., 9782253175728*

« Le procureur de Los Angeles fait appel à Mickey Haller, avocat renommé, dans le but de remettre en prison Jason Jessup, condamné pour le meurtre d’une petite fille mais relâché faute de preuves. Épaulé par Harry Bosch et Maggie McPherson, Haller affronte Clive Royce, autre ténor du barreau, dans un contexte de scandale attisé par les médias. Or Jessup se livre à d’étranges agissements nocturnes. »

 

SCIENCE-FICTION ET FANTASTIQUE

Zoo City, Lauren Beukes, 2013, Presses de la cité, coll. « Science-fiction », 345 p., 9782258102637*

« En Afrique du Sud, Zinzi, comme les autres criminels de Zoo City, est dotée d’un animal symbiotique, un paresseux, qui a élu domicile sur son dos. Elle survit grâce à des arnaques sur Internet. Quand le producteur Odi Huron fait appel à ses dons pour retrouver une pop star, elle espère pouvoir quitter son quartier sordide, mais elle se retrouve dans les bas-fonds de la ville. »

Les douze, Justin Cronin, 2013, Robert Laffont, 727 p., 9782221111147*

« Alors que le fléau déclenché par l’homme se déchaîne, trois étrangers naviguent dans le chaos : Lila, enceinte, Kittridge, obligé de fuir pour échapper aux mutants, et April, une adolescente luttant pour protéger son frère. Cent ans plus tard, Amy et les siens, héros du premier volet Le Passage, ignorent que les règles ont changé et que l’ennemi a évolué. »

Anamnèse de Lady Star, L. L. Kloetzer, 2013, Denoël, coll. 4« Lunes d’encre », 455 p., 9782207115718*

« Après le plus grand crime commis sur Terre, une bombe iconique qui a créé une pandémie gigantesque et a laissé un monde terriblement transformé, les coupables ont été jugés et exécutés. Certains d’entre eux se sont échappés en compagnie de la femme qui les a inspirés. Tant que cette femme est en vie, le risque persiste. »

Les îles de la Lune, Michel Jeury, 2013, Les moutons électriques, coll. « Bibliothèque voltaïque », 256 p., 9782361831196*

« Algis Adamci, secrétaire aveugle de Loé Dantika, est soupçonné par la Sécurité panafricaine d’être un agent américain manipulé par le colonel Lynbrook. Livré à Bruno Ceren, il est transformé en Simak, esclave docile qui fournit aux propriétaires des microclimats une main-d’œuvre à bon marché. »

Adrian, humain 2.0, Laurent Alexandre et David Angevin, 2013, Naïve, 333 p., 9782350213255*

« Adrian, un jeune étudiant, appartient à la première génération des humains 2.0, augmentés par la génétique. Sa mission est de participer à l’éradication des humains biologiques, considérés comme des sous-hommes. »

EN FORMAT POCHE

Le vaisseau ardent, Jean-Claude Marguerite, 2013, Gallimard, coll. « Folio, SF », 1561 p., 9782070447213*

« Yougoslavie, années 1950. Dans un port de l’Adriatique, Anton et Jack, 10 et 11 ans, volent des bijoux, de l’argent et des instruments de navigation sur des bateaux. Ils rencontrent un vieil ivrogne qui leur raconte l’histoire du Pirate sans nom, un forban disparu en emportant un mystérieux trésor. Hanté par cette légende, Anton devient à son tour un pirate et pilleur d’épaves. »

Les jours étranges de Nostradamus, Jean-Philippe Depotte, 2013, Gallimard, coll. « Folio, SF », 653 p., 9782070450558*

« Ce roman plonge au cœur des conflits religieux et scientifiques du XVIe siècle, à travers l’histoire de Philippe Sarrazin, un médecin protestant lyonnais, chargé d’espionner Michel de Nostredame, l’astrologue des rois d’Europe. »

La légende de Sigurd et Gudrun, John Ronald Reuel Tolkien, 2013, Pocket, 375 p., 9782266214377*

« Parus au début des années 1930, ces deux grands poèmes racontent dans le style caractéristique de Tolkien les légendes nordiques de l’ancienne Edda, les combats de Sigurd, la mort du dragon Fafnir, l’histoire tragique de Gudrun et de ses frères, tués par la malédiction de l’or d’Andvari. »

L’héritage et autres nouvelles, Robin Hobb, 2013, J’ai lu, 346 p., 9782290071014*

« Ces neuf nouvelles sont chacune précédées d’une introduction dans laquelle l’auteur explique les circonstances de sa vie qui l’ont poussée à composer cette histoire. »

* * *

 Sélection et rédaction : litt. étrangère – Benoit Desmarais ; litt. québécoise, poésie/théâtre et science-fiction – Maxime Nadeau ; policier – Morgane Marvier.

 

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18 juin 2013  par Le Délivré

Maurice Nadeau : quand un phare de l’édition française s’éteint…

Robert Antelme, Arrabal, Roland Barthes, Georges Bataille, Samuel Beckett, Tahar Ben Jelloun, Walter Benjamin, Thomas Bernhard, Hector Bianciotti, Jorge Luis Borges, Louis-Ferdinand Céline, Chalamov, René Char, Cioran, J. M. Coetzee, Stig Dagerman, J. P. Donleavy, Lawrence Durrell, Claire Etcherelli, Lawrence Ferlinghetti, Witold Gombrowicz, Louis Guilloux, John Hawkes, Michel Houellebecq, Henry James, Jack Kerouac, Arthur Koestler, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Michel Leiris, Malcolm Lowry, Henri Michaux, Henry Miller, Edgar Morin, René de Obaldia, Pier Paolo Pasolini, Octavio Paz, Georges Perec, Angelo Rinaldi, David Rousset, Marquis de Sade, Nelly Sachs, Nathalie Sarraute, Bruno Schulz, Leonardo Sciascia, Claude Simon, Alexandre Soljenitsyne, Richard Wright et Andrea Zanzotto.

Qu’ont en commun ces auteurs, qui semblent, à première vue, représenter l’essentiel de ce qui s’est publié de marquant en littérature au XXe siècle ? Ils ont été découverts ou publiés pour la première fois en français par Maurice Nadeau, l’éditeur de la Quinzaine littéraire, des Lettres nouvelles, des Éditions Lettres Nouvelles-Maurice Nadeau et des Éditions Maurice Nadeau, qui vient de nous quitter à l’âge respectable de 102 ans.

Le quotidien français Le Monde nous propose un portrait fort attachant de cette grande personnalité des lettres internationales.

«Maurice Nadeau, éditeur génial et désargenté, mort à la tâche à 102 ans.

Le Monde.fr | 17.06.2013

Il a gardé jusqu’au bout de sa longue vie son air de loubard au cœur tendre, avec son blouson de cuir noir, sa moustache bien tondue et cette manière de causer qu’il s’amusait à rendre gouailleuse. Ne pas faire bourgeois, c’était comme un dernier reste de ses utopies ouvriéristes. Maurice Nadeau, l’un des éditeurs les plus géniaux de tous les temps, est mort le 16 juin chez lui, à Paris, à l’âge de 102 ans. « C’est quand même curieux de mourir à petit feu », disait-il avec le sourire, alors qu’il employait ses toutes dernières forces à sauver de la faillite La Quinzaine littéraire, qu’il avait fondée en 1966… »

Pour lire la suite de cet article et pour visionner le portrait que Le Monde nous propose, cliquez ici.



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