Comme à chaque début de mois, nos libraires arpentent le Salon des nouveautés pour repérer les titres s’étant démarqués au sein de l’effarante production du mois écoulé. En voici quelques-uns dignes de mention, question d’aiguiser votre appétit livresque…
LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

Impurs (+), David Vann, 2013, Gallmeister, 278 p., 9782351780619*
« Après Désolations et Sukkwan Island, prix Médicis étranger 2010, David Vann nous entraîne dans la fournaise californienne. Il livre un roman haletant sur la folie et la lente descente aux enfers d’un jeune homme à l’esprit torturé. Le nouveau tour de force d’un romancier exceptionnel. »
La grande embrouille (+), Eduardo Mendoza, 2013, Seuil, 247 p., 9782021097153*
« Le détective anonyme du Mystère de la crypte ensorcelée, du Labyrinthe aux olives et de L’Artiste des dames reprend du service dans une Barcelone frappée par la crise. Le Beau Rómulo, son ancien compagnon de l’asile psychiatrique, a disparu. Sans un euro en poche, le détective n’hésite pas à réunir une équipe d’enquêteurs composée d’une statue vivante des Ramblas, d’un mendiant africain albinos, d’un livreur de pizzas, d’une fillette spécialiste du crochetage de serrures, d’une Russe accordéoniste de rue et d’une famille chinoise qui régente un bazar à côté du célèbre salon de coiffure transformé en quartier général. Très vite, l’enquête bifurque vers un projet d’attentat qu’il leur faudra déjouer à tout prix. Reprenant la tradition de la littérature picaresque espagnole, Eduardo Mendoza manie la satire comme un bâton de dynamite et passe l’Europe au crible du ridicule pour offrir au lecteur un roman désopilant et d’une grande lucidité. »
Un verger au Pakistan, Peter Hobbs, 2013, Bourgois, 137 p., 9782267024630*
« Dans le nord du Pakistan, un adolescent mène une vie simple et heureuse en compagnie de ses sœurs et de ses parents, qu’il aide à récolter les fruits dans le verger. Au marché, il tombe sous le charme de la fille d’un puissant politicien, à laquelle il se lie, enfreignant ainsi les règles de la hiérarchie sociale. Pour son impudence, le jeune garçon est jeté dans une prison sordide où il croupit pendant quinze ans. À sa libération, brisé physiquement et mentalement, il est recueilli par Abbas, un poète érudit, aux côtés de qui il va réapprendre à vivre et se familiariser avec un monde qu’il ne reconnaît plus. Récit d’un retour à la vie, ce roman est avant tout une grande histoire d’amour intemporelle imprégnée de la sagesse et de la poésie des contes orientaux. »
Les rois du paradis (+), Mark Behr, 2013, Lattès, 380 p., 9782709636599*
« Lorsque Michiel revient en Afrique du Sud pour l’enterrement de sa mère, il a passé plus de la moitié de sa vie à l’étranger, loin de la ferme familiale Le Paradis. Des arbres fruitiers, des champs à perte de vue, une source, du bétail : c’est là que Michiel a grandi avec ses deux frères. Son retour au pays ne dure qu’une journée à peine, le temps des funérailles et d’une nuit avec les siens. Malgré ces années d’absence, Michiel n’a pas oublié ce qui l’a poussé à fuir. Il cherche partout les traces de son enfance et de sa jeunesse, de l’homme qu’il était avant le drame et l’exil.
Mark Behr signe avec Les Rois du Paradis un roman poignant sur la nostalgie d’un homme, la disparition d’un monde et la naissance d’une nouvelle Afrique du Sud. »
La singulière tristesse du gateau au citron (+), Aimee Bender, 2013, l’Olivier, 343 p., 9782879297804*
« Le jour de ses neuf ans, Rose Edelstein mord avec délice dans le gâteau au citron préparé pour l’occasion. S’ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément l’émotion éprouvée par sa mère lorsqu’elle assemblait les couches de génoise et de crème. Sous la douceur la plus exquise, Rose perçoit le désespoir. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur sa famille. Car, chez les Edelstein, tous disposent d’un pouvoir embarrassant : odorat surpuissant ou capacité de se fondre dans le décor au point de disparaître. Pour ces superhéros du quotidien, ce don est un fardeau. Chacun pense être affligé d’un mal unique, d’un pouvoir qu’il faut passer sous silence. Comment vivre lorsque les petits arrangements avec la vérité sont impossibles ? Comment supporter le monde lorsque la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?
Comme le singulier gâteau de Rose, les livres d’Aimee Bender sont recouverts d’un succulent glaçage, fait d’humour et de fantaisie. Dans ce texte plein de charme, proche des films de Wes Anderson, elle met l’imagination au pouvoir et prouve qu’elle est l’un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire américain. »
EN POCHE

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (+), Mathias Enard, 2013, Actes Sud/Babel, 169 p., 9782330015060*
« Mai 1506. Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. À Rome, il a délaissé le tombeau qu’il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l’invitation du sultan qui veut lui confier la conception d’un pont sur la Corne d’Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. La rencontre de Michel-Ange avec l’Orient byzantin. Prix Goncourt des lycéens 2010. »
Les têtes de Stéphanie, Romain Gary, 2013, Gallimard/Folio, 402 p., 9782070452279*
« Stéphanie, mannequin mondialement célèbre, vient accomplir son office dans le golfe Persique. D’hôtels de luxe en palais du désert, pourquoi faut-il que partout où elle passe elle croise des têtes fraîchement coupées ? Rousseau, agent de la C.I.A., devine derrière ces massacres l’odeur du pétrole et de la graisse à mitrailleuse… Romain Gary s’était amusé à publier ce pastiche de roman d’espionnage sous le pseudonyme de Shatan Bogat. Il nous offre un festival d’humour noir, un divertissement aux multiples rebondissements, toujours réjouissants. »
Freedom (+), Jonathan Franzen, 2013, Boréal/Compact, 720 p., 9782764622421*
« Avec une éblouissante virtuosité, un humour dévastateur, un art du personnage qui nous ramène à l’âge d’or du roman (songez à Tolstoï), Jonathan Franzen nous livre un portrait au vitriol de la société occidentale contemporaine, où l’écologie tient lieu de conscience, où la vertu s’appelle épanouissement personnel et où les seules valeurs « spirituelles » qui aient encore cours se résument par sex, drugs and rock ‘n roll. L’irrésistible biographie d’une famille dysfonctionnelle et un inoubliable portrait de notre temps. » -Michiko Kakutani, The New York Times.
Les démons de Berlin (+), Ignacio del Valle, 2013, Phébus/Libretto, 445 p., 9782752908780*
« Berlin, 1945. Alors que la défaite allemande est imminente, le corps du responsable scientifique du programme nucléaire nazi est retrouvé dans la chancellerie du Reich sur l’immense maquette de Germania, le projet mégalomaniaque de super-capitale fantasmé par Hitler. Dans sa poche, un faire-part de mariage pour le moins intrigant. Arturo Andrade, officier espagnol de l’ancienne División Azul engagée aux côtés du Führer, est chargé de l’enquête. Hypnotisé par la violence de la guerre, Arturo observe le chaos et n’aura de cesse de vouloir comprendre les racines de ce mal absolu ayant mené l’Europe en enfer. »
Du domaine des Murmures (+), Carole Martinez, 2013, Gallimard/Folio, 225 p., 9782070450497*
« En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui ». Contre la décision de son père, le seigneur du domaine des Murmures, elle s’offre à Dieu et exige de vivre emmurée jusqu’à sa mort. Elle ne se doute pas de ce qu’elle entraîne dans sa tombe, ni du voyage que sera sa réclusion… Loin de gagner la solitude, la voici bientôt témoin et actrice de son siècle, inspirant pèlerins et croisés jusqu’en Terre sainte.
Aujourd’hui encore, son fantôme murmure son fabuleux destin à qui sait tendre l’oreille. »
LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE ET CANADIENNE

Remèdes pour la faim (+), Deni Y. Béchard, 2013, Alto, 584 p., 9782896940929*
« Enfant, Deni ne savait pas qu’il était né dans une famille hors du commun. Sa mère américaine avait certes évoqué le passé de son père au Québec, mais l’arbre généalogique comportait encore bien des mystères. Un jour, il apprend enfin la vérité sur celui qu’il a toujours soupçonné de nager en eaux troubles : André Béchard était voleur de banques. Dans la tête du jeune homme germe alors une idée nourrie par son admiration pour cet homme à la violence mal contenue, absent et pourtant omniprésent: « Je serai un romancier et un hors-la-loi ». Dix-sept ans de recherches et de réécriture seront nécessaires à l’auteur de Vandal love ou Perdus en Amérique pour enfin, peut-être, faire la paix avec ce père dont la vie est déjà une sorte de roman. Récit d’apprentissage truffé de petites drôleries et de grands chagrins, Remèdes pour la faim met en lumière la complexité des mécanismes de la mémoire et du pardon, révélant que la vocation de conteur naît parfois du besoin de se réconcilier avec ses fantômes. »
À quoi ça rime? (+), André Major, 2013, Boréal, 192 p., 9782764622551*
« Que peut-il arriver à un homme une fois qu’il est parvenu au bout de son aventure, qu’il a quitté la route de son destin et qu’il ne se reconnaît plus d’autre patrie que l’humilité du monde tel qu’il est, plus d’autre souci que la simple possession de l’instant présent ? À quoi rime alors son existence et que peut-elle encore lui réserver ? Veuf depuis quelques années, Antoine vient en outre de perdre le vieil oncle à qui tout son passé l’attachait. Il part vivre son deuil au bord du Tage, à Lisbonne, avec pour seuls compagnons ses souvenirs et l’ombre toujours vivante de Pessoa. De retour au pays, il entreprend de déserter pour de bon en se construisant un ermitage au milieu des bois, où il pourra tout recommencer à neuf, se dépouiller de ses vieux désirs et réapprendre l’amitié des choses, la beauté de la nature, la lenteur du temps qui passe, le repos de la solitude et du silence. Mais ce qu’il ignore, c’est que la vie n’en a pas fini avec lui… À quoi tout cela rime-t-il exactement ? »
Quatre saisons en enfer, Renaud Longchamps, 2013, Trois Pistoles, 47 p., 9782895832720*
« Il est rare qu’un livre nous éblouisse au point d’être aveuglé par la lumière, blanche ou noire, qui en jaillit, dans une émotion telle qu’on se trouve au-delà du tragique, là où se combattent durement les forces de la vie et de la mort. Je n’ai pas peur de mes mots : Quatre saisons en enfer est un chef-d’œuvre. Et lorsqu’on est devant un chef-d’œuvre, c’est la beauté dans toute sa nudité qu’on rencontre. Devant la beauté toute nue, la parole de l’autre est toujours de trop : la beauté toute nue exige seulement de soi la pureté des profondes contemplations.» -Victor-Lévy Beaulieu
Sur le chemin de la roche percée : nouvelles historiettes de la bohème, Jean-Claude Germain, Hurtubise, coll. « L’arbre », 187 p., 9782897230999*
« Dans ce nouvel opus, Germain l’enchanteur continue à nous guider dans la bohème nocturne montréalaise en nous présentant de nouveaux originaux en tout genre : artistes des planches, des chambres noires, des ateliers, des cafés… Le lecteur est comme emporté sur un carrousel endiablé de sensations, dans une apologie de l’ivresse et de la fête à l’ère bohémienne. On suit aussi l’auteur au fil de ce qui lui a tenu lieu d’ »éducation intellectuelle » sous les rapports de la littérature, du théâtre et de la peinture. Puis, dans la seconde partie de l’ouvrage, tout le monde en voiture pour le grand départ : les bohémiens urbains désertent leur royaume pour mettre le cap sur Gaspé, à l’ombre de la mythique Roche percée. »
Histoires nordiques (+), Lucie Lachapelle, XYZ, coll. « Romanichels », 160 p., 9782892617405*
« Dans ces histoires, les paysages de toundra et de glace sont grandioses et les personnages, plus grands que nature. Ce sont des Inuits, bien sûr : Qumaluq, le solitaire hanté par la guerre où il a perdu l’usage d’une jambe; le père de Pitaa, un chasseur qui intimide les enseignants; Akinisie, la vieille guérisseuse; Kitty, mère à 15 ans; Tumasi, le séducteur des Blanches… Ce sont aussi des Blancs : Jean-Claude Mailly, le représentant de la province, paternaliste et condescendant; Kurt, le géant blanc, commis à l’aéroport, et surtout Louise, l’enseignante fascinée par le Nord et pleine de tendresse pour ses habitants. Ils vivent tous dans un village, au nord du Québec, où sévissent la misère, la violence et les problèmes d’alcool. »
EN POCHE

L’art presque perdu de ne rien faire, Dany Laferrière, 2013, Boréal, coll. « Compact », 208 p., 9782764622469*
« En mettant en scène ses idées, Dany Laferrière nous invite à regarder le monde comme lui, c’est-à-dire avec la naïveté de l’enfant et la roublardise de l’écrivain. Mais cet art de penser est aussi, et surtout, un art de vivre : l’art de rester immobile, l’art de ne pas oublier, l’art de capturer l’instant, l’art de manger une mangue… »
Qui de nous deux?, Gilles Archambault, 2013, Boréal, coll. « Compact », 128 p., 9782764622322.
« Vingt ans après le très touchant Un après-midi de septembre, où Gilles Archambault évoquait la disparition de sa mère, le romancier renoue avec le genre autobiographique pour tracer cette fois-ci une bouleversante chronique de la mort de sa compagne, celle qui a partagé sa vie pendant plus de cinquante ans. Ce bref récit, qui prend la forme d’un journal tenu l’espace de quelques mois, nous parle du couple et de la solitude, de la vie et de la mort. Avec la pudeur qu’on lui connaît, Gilles Archambault arrive, comme dans ses œuvres de fiction, à nous faire toucher l’essence même de la vie, de l’amour, à travers le quotidien le plus attentivement traduit. »
Le Christ obèse, Larry Tremblay, 2013, Alto, coll. « Coda », 168 p., 9782896941612*
« Edgar est un trentenaire timide et asocial qui a toujours vécu dans l’ombre de sa mère, décédée depuis peu. Une nuit, dans un cimetière, il assiste à la violente agression d’une jeune femme que quatre cavaliers de l’Apocalypse laissent à demi morte. Edgar décide de recueillir chez lui la victime inconsciente. Il en fait le serment : il sera son sauveur. Mais que sait véritablement le jeune homme, hanté par le souvenir de sa mère, de la personne qu’il a recueillie ? De son identité, de son passé ? Au fil des jours, une étrange relation fusionnelle s’installe entre les deux êtres, pour le meilleur et pour le pire. Servi par une écriture nerveuse et teintée d’une singulière humanité, Le Christ obèse est un roman implacable sur les racines du Mal et de la Bonté. Une œuvre forte signée par l’un de nos dramaturges les plus étonnants, qui déploie ici une redoutable maîtrise des mécanismes du suspense. »
Le discours sur la tombe de l’idiot, Julie Mazzieri, 2013, Boréal, coll. « Compact », 258 p., 9782764622445*
« Scandalisés par l’idiot du village, le maire de Chester et son adjoint conspirent sa mort. Un matin de printemps, les deux hommes l’enlèvent et vont le jeter dans un puits. Or, au bout de trois jours, l’idiot se met à crier au fond de sa fosse. Si le récit possède une « essence policière » incontestable, il s’agit d’abord et avant tout d’un roman de la culpabilité. Rarement la figure de l’idiot a été aussi bien saisie que dans cette incarnation de la candeur. »
Je ne veux pas mourir seul, Gilles Courtemanche, 2013, Boréal, coll. « Compact », 180 p., 9782764622384*
« Un homme apprend la même semaine que sa femme le quitte et qu’il est atteint d’un cancer. Laquelle de ces deux morts annoncées est la plus redoutable ? Quelles raisons aurait-il désormais de se battre pour sa vie ? »
POÉSIE ET THÉÂTRE

Comme un chaos, Claude Paré, 2013, Herbes Rouges, 90 p., 9782894193495*
« Comme un chaos raccompagne la poésie vers une source indispensable : l’inquiétude du langage – pour ses vivantes correspondances, donnant lieu à de plus claires paroles. Pour que celles-ci ne soient pas perdues, ces poèmes inscrivent la nature et l’homme dans un monde où la vie est encore possible, même s’il est traversé par d’incessantes tempêtes. »
Force de traînée, Véronique Cyr, 2013, Poètes de brousse, 72 p., 9782923338637*
« Avec la force d’évocation qu’on lui connaît, la poète revisite son arbre généalogique armée de la poésie afin de rendre hommage à ces femmes puissantes et magnifiques qui lui ont ouvert la voie. »
Le doux parfum des temps à venir, Lyonel Trouillot, 2013, Actes Sud, coll. « Essences », 58 p., 9782330017736*
« S’adressant à sa fille sous forme de poèmes en prose, une femme revit son passé de réprouvée et d’errante au fil de ses souvenirs olfactifs. »
Nœud coulant, Michaël Trahan, 2013, Le Quartanier, coll. « Série QR », 200 p., 9782896980758*
Un mur, le pied d’un mur, l’angle formé par le sol et ce mur, un angle presque droit, une allumette et le noir, le bruit que fait l’allumette en craquant, un puits, le fond d’un puits, une corde, sa lumière noire, une toute petite corde, un monde à usage unique, la peur, la peur dans le corps, la peur en nuage autour de soi et de l’allumette, la pluie qui tombe, un ongle gratte la paroi, un chien pisse, minuit sonne, le sol manque sous les pieds, la honte, le cœur qui bat, la corde de plus en plus usée, un corbeau, une porte, le ciel quand même, la lune, les morts sont de plus en plus morts, c’est noir, le nœud coule, une allumette craque et le mur s’éloigne à mesure que j’approche.

Thérèse, Tom et Simon, Robert Gravel, 2013, Dramaturges Éditeurs, 9782896370610*
EN POCHE

Les cent plus beaux poèmes québécois, anthologie préparée par Pierre Graveline, 2013, Fides, coll. « Biblio-Fides », 232 p., 9782762131345*
« La poésie québécoise est aujourd’hui lue, récitée, appréciée et reconnue dans le monde entier. Cette anthologie invite à la découverte de cette poésie, l’une des plus originales contributions de la culture québécoise à l’imaginaire de l’humanité. »
LITTÉRATURE POLICIÈRE

Ils vivent la nuit (+), Dennis Lehane, 2013, Rivages, coll. « Rivages/ Thriller », 524 p., 9782743624613*
« A Boston en 1926, Joe, le plus jeune fils du capitaine Coughlin, veut entrer dans le milieu de la pègre. Il commet l’erreur de séduire la maîtresse du parrain local et se retrouve en prison. Il y fait la connaissance du parrain Maso Pescatore, qui se charge de son éducation. Joe se retrouve en Floride à la tête d’un trafic de rhum. Mais la prohibition prend fin et c’est le début de la rédemption. »
Fantôme, Jo Nesbø, 2013, Gallimard, « Série Noire », 546 p., 9782070136711*
« Après trois années d’exil volontaire en Asie, Harry Hole revient en Norvège en apprenant par sa collègue Beate qu’Oleg, le fils de Rakel, a été arrêté pour le meurtre d’un dealer. Convaincu de l’innocence du jeune homme, Harry décide de mener son enquête. Il découvre alors que la victime officiait pour un mystérieux groupe de dealers dirigé par un individu surnommé Dubaï. »
On the Brinks (+), Sam Millar, 2013, Seuil, 359 p., 9782021077377*
« S. Millar raconte son enfance pauvre à Belfast, son emprisonnement pour activisme révolutionnaire avec les Blanket Men, les prisonniers de l’IRA qui refusent de porter l’uniforme pénitentiaire anglais. Il évoque aussi ses activités de délinquant aux États-Unis, qui ont abouti en 1993 au célèbre casse du dépôt de la Brinks à Rochester. »
Brunetti et le mauvais augure, Donna Leon, 2013, Calmann-Lévy, 285 p., 9782702143735*
« Alors que le commissaire Brunetti espère prendre des vacances au calme, l’inspecteur Vianello lui demande son aide. Il s’inquiète pour sa vieille tante qui retire beaucoup d’argent et semble sous la coupe d’un gourou. Pendant ce temps, un juge du tribunal de Venise serait mêlé à une affaire de corruption. »
Colère noire, Jacques Saussey, 2013, Les nouveaux auteurs, coll. « Thriller », 507 p., 9782819503095*
« La jeune Lisa Heslin, récemment arrivée au commissariat du 10e arrondissement, épaule le commissaire Magne dans l’enquête sur le meurtre de Serge Taillard, un industriel parisien ayant de nombreux ennemis, notamment dans le domaine politique. »
EN POCHE

L’honorable société, Manotti – DOA, 2013, Gallimard, coll. « Folio policier », 383 p., 9782070450138*
« La France est à la veille de l’élection présidentielle et tous les commentateurs politiques parient sur une nouvelle donne, une rupture. À Paris, deux hommes encagoulés pénètrent dans un appartement du 16e arrondissement manifestement pour y dérober un ordinateur. Le propriétaire des lieux rentre plus tôt que prévu et meurt après une courte lutte. Grand prix de littérature policière 2011. »
Poussière tu seras, Sam Millar, 2013, Points, coll. « Policier », 249 p., 9782757830284*
« Près de Belfast, le jeune Adrian Calvert enquête sur des ossements humains qu’il a trouvés dans la forêt de Barton. Lorsqu’il disparaît, son père, peintre alcoolique et ancien policier, décide de tout faire pour le retrouver. Mais d’autres restes humains gisent dans les ruines d’un ancien orphelinat qui aurait abrité des pratiques sordides dans les années 1970-1980. »
Green River, Tim Willocks, 2013, Pocket, coll. « Best », 477 p., 9782266208574*
« Au pénitencier de Green River, Texas, les détenus vivent un enfer entre les tensions raciales et la violence quotidienne. Ray Klein, un ancien médecin, y purge une peine en travaillant à l’infirmerie. Lors d’une émeute, la psychiatre Juliette Devlin, dont Ray est amoureux, est prise en otage avec des patients. Ray met tout en œuvre pour la sauver. »
Boston Noir, présentation Dennis Lehane, 2013, Rivages, coll. « Rivages / Noir », 341 p., 9782743624712*
« Recueil de onze nouvelles qui se déroulent chacune dans un quartier différent de Boston, avec des héros malheureux, proches de la rupture, qui ont tous commis ou vont commettre des actes extrêmes. »
Je reste roi d’Espagne, Carlos Salem, 2013, Actes Sud, coll. « Babel noir », 415 p., 9782330015107*
« Le roi Juan Carlos a disparu, laissant derrière lui une note énigmatique. Pour le retrouver, le ministre de l’Intérieur joue sa dernière carte : José Maria Arregui, l’inspecteur mélancolique et sanguin, qui, quelques années plus tôt, a par hasard sauvé la vie du roi une première fois. »
SCIENCE-FICTION ET FANTASTIQUE

Redshirts: au mépris du danger, John Scalzi, 2013, Atalante, coll. « La dentelle du cygne », 334 p., 9782841726264*
« Andrew Dahl, affecté depuis peu à bord de l’Intrépide, vaisseau amiral de l’Union universelle, remarque que la vie de l’équipage est ponctuée d’événements étranges. En témoigne cette habitude prise par les moins gradés de mourir dans des circonstances improbables, tandis que leurs supérieurs s’en tirent toujours à bon compte. »
Le voleur quantique, Hannu Rajaniemi, 2013, Bragelonne, coll. « Science-fiction », 332 p., 9782352946274*
« Une palpitante aventure de hard SF située dans un futur lointain, le récit d’un « casse » commis par d’étranges posthumains, mais fondé sur des mobiles intemporels : le désir, la jalousie, la vengeance. Un premier roman époustouflant. »
Feed T.2: Deadline, Mira Grant, 2013, Bragelonne, 497 p., 9782352946472*
« Shaun Mason s’ennuie : après avoir tout perdu, il en a assez de jouer avec les morts. Lorsqu’une chercheuse simule sa propre mort puis lui apparaît en compagnie d’une meute de zombies affamés, il trouve à nouveau un sens à sa vie. Décidé à connaître la vérité sur le complot qui a brisé sa vie, il veut aller jusqu’au bout. »
Rigante: L’intégrale T.1, David Gemmell, 2013, Bragelonne, coll. « Fantasy », 759 p., 9782352946441*
« Connavar a juré de protéger son peuple. Alors qu’une prophétie prédit qu’une armée cruelle traversera un jour la mer, il attend l’ennemi. Des années plus tard, son fils Bane, puissant guerrier, marche malgré lui dans les pas de son père, alors même qu’il est bien décidé à tuer son géniteur. »
Zombie: Le mort-vivant autopsié, Amélie Pépin, 2013, Les Intouchables, 128 p., 9782895496083*
« Le zombie n’est pas une mode. Créé par l’homme pour être d’abord son esclave, ensuite le reflet de ses peurs les plus sombres, il vit enfoui au plus profond de chacun. Au fil du temps, il est parvenu à se libérer des chaînes qui le liaient à son créateur. Il parade maintenant dans les rues, crève les écrans de cinéma, se cache dans les pages de livres et de bandes-dessinées exposant, de ce fait, cette crainte viscérale que chaque homme a de lui-même.
De White Zombie à 28 Days Later en passant par Dawn of the Dead, Zombie : le mort-vivant autopsié dépeint le portrait de ce mort qui, par-delà la fin du monde, nous survivra. »
EN POCHE

Le passage, Justin Cronin, 2013, Pocket, 1264 p., 9782266218573*
« En 2010, après une expérience scientifique menée pour le gouvernement, des condamnés à mort se transforment en mutants et développent une forme physique extraordinaire. Amy, une petite fille, est enlevée par des agents du FBI et se voit administrer le même virus. Un siècle plus tard, les mutants sont rejoints par une adolescente, qui se révèle être Amy. »
Dôme T.1 & 2, Stephen King, 2013, Livre de poche, coll. « Fantastique », 832 p. & 738 p., 9782253169789 & 9782253169796*
« Une petite ville du Maine est coupée du reste du monde par un champ de force invisible. L’armée n’arrive pas à percer d’ouverture et les vivres se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri, y voit une opportunité de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social s’établit et la résistance s’organise. »
Les rois des sables, George R.R. Martin, 2013, J’ai lu, coll. « Science-fiction », 285 p., 9782290069899*
« Recueil de sept nouvelles, dont l’une met en scène des insectoïdes, les rois des sables, minuscules mais si évolués qu’ils sont capables de vouer un culte religieux à leur propriétaire à condition que celui-ci les nourrisse à heures fixes… Avec une histoire inédite. »
Loar, Henry Loïc, 2013, Gallimard, coll. « Folio SF », 640 p., 9782070446674*
« Emrodes, jeune souverain de Loar, a six jours pour se soumettre au régent de Melen qui poursuit son entreprise de domination sur les mondes connus. »
Les salauds gentilshommes T.1: Les mensonges de Locke Lamora, Scott Lynch, 2013, J’ai lu, coll. « Fantasy », 702 p., 9782290067925*
« Locke Lamora, surnommé la Ronce de Camorr, fait partie de la bande des salauds gentilshommes. Une guerre clandestine menace l’ancienne cité. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. »
* * *
Sélection et rédaction : litt. étrangère – Benoit Desmarais ; litt. québécoise, poésie/théâtre et science-fiction – Maxime Nadeau ; policier – Morgane Marvier.
* Commandez ces titres sur monet.ruedeslibraires.com en suivant les hyperliens des ISBN.