Le Délivré

Archive pour la catégorie ‘▪ Monde du livre’


18 novembre 2014  par Le Délivré

Les Prix littéraires de France et du monde francophone

C’est une tradition: chaque automne, un nombre incalculable de jurys se réunissent en France et au Québec pour décider quels romans, recueils de poésie ou essais méritent votre attention. Leurs critères de sélection diffèrent, bien sûr, mais chacun de ces prix littéraires espère miser sur le bon « poulain », qui confirmera son discernemet et son prestique… Les guerres entre les éditeurs sont parfois  impitoyables. Les forces obscures dévoilent leurs pouvoirs économiques ou médiatiques afin d’influencer les membres des jurys, à coup de repas gastronomiques et d’avaloirs convaincants, allons-nous même jusqu’à chuchoter. Voici donc les résultats des courses. C’est maintenant à vous de juger la valeurs de ces oeuvres.

Grand prix Jean-Giono 2014

Les tribulations du dernier Sijilmassi, Fouad Laroui, 2014, Éditions Julliard, 330 p., 9782260021414

Alors que A. Sijilmassi survole la mer d’Andaman, il se pose des questions sur le sens de sa vie d’ingénieur. Il est convaincu que cette vie n’est pas celle qui lui correspond et décide de revenir aux sources, dans son pays d’origine. Arrivé à l’aéroport de Casablanca, il entreprend de rejoindre la ville à pied, ce qui lui vaut de rentrer chez lui encadré par deux gendarmes

Grand prix du Roman de l’Académie française 2014

Constellation, Adrien Bosc, 2014, Éditions Stock, 192 p., 9782234077317

Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend «nécessaire» ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. «Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante-huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit.»

Grand prix RTL-Lire 2014

Réparer les vivants, Maylis de Kerangal, 2014, Éditions verticales, 280 p., 9782070144136

Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Prix des cinq continents de la francophonie 2014

Meursault, contre-enquête, Kamel Daoud, 2014, Éditions Actes Sud, 152 p., 9782330033729

Il est le frère de « l’Arabe » tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun, qui depuis l’enfance a vécu dans l’ombre et le souvenir de l’absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l’anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée. Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. Soir après soir, dans un bar d’Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d’un dieu, son désarroi face à un pays qui l’a déçu. Étranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin… Hommage en forme de contrepoint rendu à L’Étranger d’Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l’identité. En appliquant cette réflexion à l’Algérie contemporaine, Kamel Daoud, connu pour ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.

Prix Décembre 2014

Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre, Élisabeth Roudinesco, 2014, Éditions du Seuil, 577 p., 9782021183795

Après des décennies de commentaires apologétiques et de dénonciations violentes, nous avons bien du mal aujourd’hui à savoir qui était vraiment Sigmund Freud. Or, depuis la publication des dernières synthèses de référence, de nouvelles archives ont été ouvertes aux chercheurs, et l’essentiel de la correspondance est désormais accessible. L’occasion était d’autant plus belle d’y revenir qu’il restait beaucoup à dire sur l’homme et son oeuvre. Le fondateur de la psychanalyse est d’abord un Viennois de la Belle Époque, sujet de l’empire austro-hongrois, héritier des Lumières allemandes et juives. Quant à la psychanalyse elle-même, elle est le fruit d’une entreprise collective, d’un cénacle romantique au sein duquel Freud aura donné libre cours à sa fascination pour l’irrationnel, les sciences occultes, transformant volontiers ses amis en ennemis, à la fois Faust et Mephisto. Penseur de la modernité mais conservateur en politique, il n’aura cessé d’agir en contradiction avec son oeuvre, toujours au nom de la raison et des Lumières. Le voici en son temps, dans sa famille, entouré de ses collections, de ses femmes, de ses enfants, de ses chiens, le voici enfin en proie au pessimisme face à la montée des extrêmes, pris d’hésitations à l’heure de l’exil à Londres, où il finira sa vie. Le voici dans notre temps aussi, nourrissant nos interrogations de ses propres doutes, de ses échecs, de ses passions.

Prix Femina – Roman français 2014

Bain de lune, Yanick Lahens, 2014, Sabine Wespieser éditeur, 273 p., 9782848051178

Bain de lune. Après trois jours de tempête, un pêcheur découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir réchappé à une grande violence. La voix de la naufragée s’élève, qui en appelle à tous les dieux du vaudou et à ses ancêtres, pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s’est retrouvée là. Cette voix expirante viendra scander l’ample roman familial que déploie Yanick Lahens, convoquant les trois générations qui ont précédé la jeune femme afin d’élucider le double mystère de son agression et de son identité. Les Lafleur ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d’Haïti où la terre et les eaux se confondent. Entre eux et les Mésidor, devenus les seigneurs des lieux, les liens sont anciens, et le ressentiment aussi. Il date du temps où les Mésidor ont fait main basse sur toutes les bonnes terres de la région. Quand, au marché, Tertulien Mésidor s’arrête comme foudroyé devant l’étal d’Olmène (une Lafleur), l’attirance est réciproque. L’histoire de ces deux-là va s’écrire à rebours des idées reçues sur les femmes soumises et les hommes prédateurs. Mais, dans cette île également balayée par les ouragans politiques, des rumeurs de terreur et de mort ne tardent pas à s’élever. Un voile sombre s’abat pour longtemps sur Anse Bleue. Pour dire le monde nouveau, celui des fratries déchirées, des déprédations, de l’opportunisme politique, Yanick Lahens s’en remet au choeur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines. Leurs mots puissants, magiques, donnent à ce roman magistral une violente beauté.

Prix Femina – Roman étranger 2014

Ce qui reste de nos vies, Zeruya Shalev, 2014, Éditions du Gallimard, 415 p., 9782070136988

Hemda Horowitch vit sans doute ses derniers jours, mais l’image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s’impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux aussi dans sa mémoire, sans qu’elle puisse s’en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina.Ces deux derniers lui rendent visite à l’hôpital de Jérusalem Avner, le fils adoré, y rencontre une femme venue accompagner son amant mourant et entame une étrange relation avec elle. Quant à Dina, la fille mal aimée, elle ne sait comment réagir face à l’éloignement de sa propre fille pour qui elle a sacrifié sa carrière. Débordée par le besoin de donner cet amour à quelqu’un, elle se met en tête d’adopter, envers et contre tous. Son désir de renforcer son foyer pour y accueillir un autre enfant risque bien de faire éclater sa famille…Zeruya Shalev sait parler comme personne des relations mystérieuses qui se tissent entre parents et enfants. Dans une langue puissante, elle évoque la colère, le ressentiment la frustration et la peur qui construisent les familles autant que l’amour et le bonheur d’être ensemble. Ce qui reste de nos vies est certainement son roman le plus envoûtant.

Prix Femina – Essai 2014

Et dans l’éternité, je ne m’ennuierai pas : souvenirs, Paul Veyne, 2014, Éditions Albin Michel, 259 p., 9782226256881

Le spécialiste de l’Antiquité romaine raconte son enfance dans la petite bourgeoisie provençale, puis son entrée au Collège de France, ses amitiés de jeunesse qui lui font rencontrer les plus grands intellectuels du XXe siècle (M. Foucault, R. Aron, R. Char), sa retraite de villageois solitaire, son goût pour la poésie, son scepticisme radical ou ses drames personnels.

Prix de Flore 2014

L’aménagement du territoire, Aurélien Bellanger, 2014, Éditions Gallimard, 477 p., 9782070146079

La France est devenue un paysage lointain. Dans un village oublié par l’histoire, un château se délabre au bord d’une rivière. Les travaux d’une ligne à grande vitesse vont pourtant réveiller quelque chose qui sommeillait ici depuis la nuit des temps. Une machination secrète que chacun va chercher à faire jouer en sa faveur. Le village devient alors le théâtre d’une lutte acharnée entre les opposants au projet et ses promoteurs. D’autres  entrevoient, derrière le passage du train, des enjeux plus complexes. Un capitaine d’industrie croit discerner les frontières de son futur empire. Un préfet retraité est admis dans une société secrète. Un activiste solitaire rêve d’un événement qui relancerait l’histoire. Un vieil aristocrate défend d’étranges théories. Un archéologue est confronté à la plus grande découverte de sa carrière. Les intérêts, les complots, les temps s’entremêlent et menacent de se neutraliser. Tout peut encore advenir. Bientôt, le TGV viendra sceller l’énigme.

Prix du roman FNAC 2014

Le complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood, 2014, Éditions Zulma, 499 p., 9782843047077

Oscar est un jeune homme qui a préféré se couper de l’emprise de sa famille. Un jour, il se trouve subjugué par des chants provenant d’une chapelle du campus. Il y rencontre Iris et son frère Eden, le joueur d’orgue. Bientôt il comprend que quelque chose se trame et demande de l’aide à Herbert Crest, spécialiste des troubles de la personnalité.

Prix Goncourt – Roman 2014

Pas pleurer, Lydie Salvayre, 2014, Éditions du Seuil, 278 p., 9782021116199

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église contre «les mauvais pauvres». Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et «mauvaise pauvre», qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne. Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent et font apparaître l’art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée. Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du Premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd’hui Prix Décembre) pour La Compagnie des Spectres et le prix François Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales.

Prix Goncourt du premier roman 2014

Arden, Frédéric Verger, 2014, Éditions Gallimard, 477 p., 9782070139736

1940, Alexandre de Rocoule, ami avec le tailleur juif Salomon Lengyel, dirige le luxueux hôtel d’Arden. Ils ont le même amour de l’opérette et écrivent depuis 1917 des textes inachevés du fait d’un désaccord sur la scène finale. Quand la menace nazie approche, ils vont composer une dernière oeuvre. Également Prix Thyde Monnier 2013 (SGDL) et Prix mémoire Albert-Cohen 2014,

Prix Goncourt de la biographie 2014

Notre Chanel, Jean Lebrun, 2014, Éditions Bleu autour, 276 p., 9782358480581

« Dis, ce livre, tu l’écriras ? » Des années plus tard, Jean Lebrun l’a écrit pour son compagnon Bernard Costa, disparu en 1990. Ce fou de couture, qui savait ses jours comptés, l’avait entraîné à travers la France dans une enquête sur Chanel. En historien et en conteur, Jean Lebrun déroule leur road movie, de l’abbaye d’Aubazine au champ de course de Pau, de la boutique de Biarritz à l’usine de Maretz, d’un château l’autre : Corbère, Le Mesnil-Guillaume… Jusqu’à ce que la mort de Bernard interrompe leur enquête, qui s’arrête avant la résurrection de Chanel, en 1954. Entre la Belle Époque et la Libération, ce récit conduit vers des lieux moins attendus que la rue Cambon ou le Ritz, croise des personnages qu’on ne croyait pas si proches de Mademoiselle, tel Robert Bresson qu’elle couva et inspira. Il fait revivre à la fois l’insaisissable Chanel, et un anonyme de trente-cinq ans qui l’avait choisie pour fée. Ce qu’elle était aussi.

Prix Goncourt des lycéens 2014

Charlotte, David Foenkinos, 2014, Éditions Gallimard, 220 p., 9782070145683

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une oeuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie. » Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Prix Interallié

Karpathia, Mathias Menegoz, 2014, Éditions POL, 696 p., 9782818020760

1833. Alexander Korvanyi, capitaine de l’armée hongroise, épouse une jeune Autrichienne et part vivre avec elle en Transylvanie, sur le domaine de ses ancêtres. Ils sont confrontés à une mosaïque complexe et tendue de peuples, de langues, de religions, de juridictions, terreau d’un contexte de crises qui va révéler leurs ambitions et leur caractère, à la frontière de la puissance et du crime.

Prix des Libraires de France 2014

Kinderzimmer, Valentine Goby, 2013, Éditions Actes Sud, 221 p., 9782330022600

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain. Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.

Prix littéraire France-Québec 2014

Le mur mitoyen, Catherine Leroux, 2013, Éditions Alto, 323 p., 9782896942121

Madeleine parle toute seule, même quand elle a de la compagnie. Lorsque son fils revient avec une demande qui bouleverse sa vie, elle comprend à qui elle s’adresse quand elle ne parle à personne. En se serrant la main pour la première fois, Ariel et Marie s’évanouissent. Des années plus tard, ils sont mariés, Ariel est à la tête d’un pays en déroute et ils sont sur le point de défaillir de nouveau. Entre deux tremblements de terre, Simon et Carmen tentent de poser à leur mère la question la plus ancienne de leur existence. La réponse qu’elle leur livre malgré elle crée entre eux une fracture digne de la faille de San Andreas. Et quelque part dans le sud des États-Unis, deux petites filles déposent un sou sur le rail d’une voie ferrée. Entre ces personnages, Catherine Leroux dessine une cloison fine comme un brin d’impossible qui tantôt sépare, tantôt unit, estompant la frontière entre les secrets, la vérité et l’inouï. Une histoire où l’on frappe trois coups sur un mur pour entendre en retour un mystérieux toc toc toc.

Prix du Livre Inter 2014

Faillir être flingué, Céline Minard, 2013, Éditions Rivages, 336 p., 9782743625832

Eau-qui-court-sur-la-plaine est une jeune Indienne qui propose ses dons de guérisseuse aux Blancs et aux Indiens. Les personnages qu’elle rencontre dressent une fresque sauvage de l’Ouest américain et de ses mythes.

Prix Médicis – Roman français 2014

Terminus radieux, Antoine Volodine, 2014, Éditions du Seuil, coll. Fiction et Cie, 616 p., 9782021139044

Des années après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, la région est inhabitable. Des soldats fantômes et autres morts-vivants poursuivent obstinément le rêve soviétique. Le centre du monde se nomme désormais Terminus radieux et Solovieï, chef du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance.

Prix Médicis – Roman étranger 2014

Lola Bensky, Lily Brett, 2014, Editions de la Grande ourse, 270 p., 9791091416061

Londres 1967 : Lola Bensky, jeune journaliste pour le magazine australien Rock-Out, n’a que 19 ans quand elle se retrouve au coeur de la scène musicale la plus excitante du moment ! Sans diplôme, mais douée, trop grosse et toujours au régime, trop sage pour les sixties, quelles questions cette drôle de fille qui ne connaît rien au rock, n’a jamais étudié le journalisme et dont le seul bagage – et pas des moindres – est d’être l’enfant de deux survivants d’Auschwitz, va-t-elle bien pouvoir poser à ces rock stars en devenir ? Armée de son magnétophone et tartinée de fond de teint, Lola observe, écoute, écrit. À Londres, elle parle bigoudis avec Jimi Hendrix et sexe avec Mick Jagger. À Monterey, elle échange avec Mama Cass sur leurs régimes respectifs et aborde l’amour entre filles, la drogue et l’alcool avec Janis Joplin. Un jour, elle prête même ses faux-cils à Cher… Subtiles, drôles, personnelles, les questions s’enchaînent, dévoilant des portraits inattendus de ces dieux du rock, mais révélant surtout la quête identitaire que Lola mène inconsciemment. Épouse, mère, auteure reconnue, Lola Bensky continue à s’interroger sur ce qui fait la force d’un être humain.

Prix Médicis – Essai 2014

Manifeste incertain Volume 3: La mort de Walter Benjamin, Frédéric Pajak, 2014, Editions Noir sur Blanc, 221 p., 9782882503534

Paris, 1939. Comme tous les ressortissants allemands, W. Benjamin, qui a été interné dans un camp de travailleurs à Nevers puis libéré, s’enfuit de Paris à l’arrivée des troupes de la Wehrmacht. Commence alors une errance dans le Midi puis les Pyrénées. Son destin et celui de Ezra Pound dans l’Italie fasciste s’entrecroisent, formant un tableau de cette époque troublée.

Prix Nobel de littérature 2014

Patrick Modiano*

Patrick Modiano, né le 30 juillet 1945 à Boulogne-Billancourt, est un écrivain français, auteur d’une trentaine de romans primés par de nombreux prix prestigieux parmi lesquels le Grand prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt. Axée sur l’intériorité, la répétition et la nuance, son œuvre romanesque se rapproche d’une forme d’autofiction par sa quête de la jeunesse perdue. Elle se centre essentiellement sur le Paris de l’Occupation et s’attache à dépeindre la vie d’individus ordinaires confrontés au tragique de l’histoire et agissant de manière aléatoire ou opaque. Le 9 octobre 2014, son œuvre est couronnée par le prix Nobel de littérature pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation », comme l’expliquent l’Académie suédoise et son secrétaire perpétuel Peter Englund, qualifiant l’auteur de « Marcel Proust de notre temps » . Six ans après J. M. G. Le Clézio, il devient le 15e homme de lettres français à recevoir cette récompense. Son œuvre est traduite en 36 langues.

Son plus récent roman:

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, Patrick Modiano, 2014, Éditions Gallimard, 145 p., 9782070146932

Un jour, deux inconnus qui prétendent avoir retrouvé le carnet d’adresses de l’écrivain Jean Daragane insistent pour le rencontrer. Celui-ci leur accorde un rendez-vous. Il se retrouve alors embarqué malgré lui dans l’enquête que ces deux jeunes mènent sur un certain Guy Torstel.

Pour découvrir son oeuvre:

Romans, Patrick Modiano, 2013, Éditions gallimard, coll. Quarto, 1088 p., 9782070139569

Un recueil de dix romans publiés entre 1975 et 2010. Ces textes réunis forment une autobiographie imaginaire de P. Modiano, un lien avec son enfance, les personnages qui ont marqué sa vie, l’Occupation puis les années d’après-guerre, etc. Ils sont précédés d’un cahier iconographique en noir et blanc.

Villa triste ; Livret de famille ; Rue des boutiques obscures ; Remise de peine ; Chien de printemps ; Dora Bruder ; Accident nocturne ; Un pedigree ; Dans le café de la jeunesse perdue ; L’horizon.

Prix Renaudot 2014

Charlotte, David Foenkinos, 2014, Éditions Gallimard, 220 p., 9782070145683

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une oeuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie. » Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Prix Renaudot Essai 2014

De chez nous, Christian Authier, 2014, Éditions Stock, 170 p., 9782234077331

Une promenade intime et universelle dans laquelle l’auteur aborde des sujets aussi divers que les premiers résistants, la guerre d’Algérie, le vin, la langue française, le football, la Terre et le ciel, etc. «Les frontières de notre pays sont mouvantes. Elles viennent du passé et ne cessent de se renouveler en guettant l’horizon, elles n’épousent pas une identité nationale réduite à des papiers officiels, une feuille d’impôts ou une carte d’électeur. Pour les dessiner et peindre les visages qui en composent le coeur battant, nous aurons recours à l’Histoire, à la littérature, aux poètes, aux amis, aux vivants et aux morts, à des sentiments ordinaires et rares, à des souvenirs et à des espérances. Nous emprunterons des chemins buissonniers et d’autres plus balisés, des raccourcis et des digressions, des rangentes et des lignes droites. Bienvenue chez nous.»

Prix Renaudot des lycéens 2014

L’amour et les forêts, Éric Reinhardt, 2014, Éditions Gallimard, 9782070143979

Le narrateur, écrivain, décide, contre ses habitudes, de rencontrer une de ses lectrices. Il fait la connaissance de Bénédicte Ombredanne, une femme de 35 ans visiblement blessée par l’existence. Elle lui raconte les tourments de sa vie conjugale et le harcèlement que lui fait subir son mari, un pervers narcissique, qui l’a amenée à développer un cancer.

Tous ces livres sont disponibles en format papier ou numérique via notre site monet.leslibraires.ca en cliquant sur les titres sélectionnés.


21 août 2014  par Le Délivré

20 ANS SUR LE FIL!

Le Festival international de la littérature (FIL) de Montréal souligne cette année sa 20e édition  de façon spectaculaire!

Du 12 au 21 septembre, nous pourrons assister à une cinquantaine d’événements dans divers lieux de Montréal. Lectures publiques, concerts, spectacles, expositions, projections, tous ces événements seront le reflet de la créativité littéraire d’auteurs et d’artistes d’ici comme d’ailleurs. Toutes nos félicitations et nos remerciements à l’équipe du FIL pour ces vingt années de petits miracles et de grands bonheurs!

À surveiller:

DE PROFUNDIS D’OSCAR WILDE LU PAR RENÉ RICHARD CYR

Lundi 15 septembre à 21 h
Mardi 16 septembre à 21 h 

PARLURES ET PARJURES: RÈGLEMENT DE CONTES PUBLIC

Michel Faubert (poésie, contes et chant), Pierre Labbé (composition, saxophones et électronique), Bernard Falaise (guitare) et Pierre Tanguay (percussions)

Mercredi 17 septembre à 20h

SOLEIL D’ESPAGNE – VIES ET POÉSIES DE LORCA

Avec Richard Desjardins (narration), Alexandre Da Costa (violon) et Alexandre Éthier (guitare)

Jeudi 18 septembre à 20 h

DANSES NOCTURNES: RENCONTRE ENTRE SYLVIA PLATH ET BENJAMIN BRITTEN

Avec Charlotte Rampling et Sonia Wieder-Atherton

Vendredi 19 septembre à 20 h
Samedi 20 septembre à 20 h
Dimanche 21 septembre à 14 h

MINGAN, MON VILLAGE: RÉCITAL DE POÉSIE INNUE

Avec la participation de jeunes poètes innus ainsi que de Joséphine Bacon, Rita Mestokosho et Laure Morali

Samedi 20 septembre, 19 h

Pour tout savoir sur le FIL et pour réserver vos billets, cliquez ici.


1 mai 2014  par Le Délivré

Les Printemps meurtriers de Knowlton – Festival international de littérature policière – Édition 2014

La 3e édition des Printemps meurtriers de Knowlton aura lieu du 15 au 18 mai 2014.

Cette année, 15 auteurs québécois et étrangers — dont Jussi Adler Olsen (Danemark), Franck Thilliez (France) ainsi que Patrick Senécal, Chrystine Brouillet, Martin Michaud, Jacques Savoie et Johanne Seymour (Québec) — fouleront les rues du pittoresque village de Knowlton en compagnie de Louise Laparé, notre porte-parole.

Au menu? Incursions au coeur du monde de la littérature policière et échanges animés entre auteurs et lecteurs lors des tables rondes, classes de maître, Killer martini quiz, enquête en direct avec notre expert en sciences judiciaires… Près de 20 activités au programme, dont une conférence sur Le polar et la BD et une classe d’écriture donnée par l’auteure Maureen Martineau, qui traitera d’Écriture et structure. Une activité à ne pas manquer, que vous écriviez pour le plaisir, pour le travail ou parce que vous rêvez secrètement d’écrire un roman!

Cette édition marque également la création de l’Off Printemps, un festival de littérature jeunesse et jeunes adultes, créé en marge des Printemps meurtriers et dédié à la littérature de genre, dont toutes les activités sont offertes gratuitement. Les auteurs Sylvie-Catherine de Vailly, Laurent Chabin et Patrick Senécal en sont les têtes d’affiche.

Pour en savoir plus sur Les Printemps meurtriers de Knowlton, cliquez ici.

Les finalistes du Tenebris 2014 sont dévoilés!

Les cinq romans en lice pour le prix Tenebris 2014 — Meilleur roman, littérature policière de langue française, distribué au Québec — sont :

Sa vie dans les yeux d’une poupée, Ingrid Desjours, 2013, Éditions Plon, 327 p., 9782259213998

Barbara Bilessi, esthéticienne de 24 ans, ne parvient pas à surmonter l’agression dont elle a été victime, et se laisse posséder par un double maléfique. Mais le capitaine de police Marc Percolèse, qui vient d’être amputé d’une jambe, fait le lien entre elle et le monstre qui torture des hommes, la nuit tombée.

Purgatoire des innocents, Karine Giebel, 2013, Fleuve noir, 593 p., 9782265097841

A peine sorti de prison, Raphaël entraîne son jeune frère William et un couple de délinquants dans un braquage, place Vendôme. L’affaire vire au drame : une passante et un policier sont tués, et William est grièvement blessé. En fuite, les gangsters prennent en otage une vétérinaire, Sandra, habitant un corps de ferme isolé. Or, le mari de Sandra se révèle être un dangereux psychopathe…)

Une maison de fumée, François Lévesque, 2013, Édiitons Alire, 237 p., 9782896150977

Malacourt, septembre 1982. Deux fillettes se volatilisent sur une route de campagne près de la petite ville. La même nuit, Diane Chartier perd la vie dans l’incendie criminel de sa maison. Son fils Dominic, huit ans, est sauvé « in extremis ». Malacourt, septembre 2012. Léanne Saint-Arnaud, onze ans, manque à l’appel depuis trois jours… Pour Dominic Chartier, maintenant policier au SPVM, les circonstances des deux affaires sont trop similaires pour n’être dues qu’au hasard. Sur un coup de tête, il prend quelques jours de congé et décide de retourner à Malacourt, afin d’aider aux recherches. Vincent Parent est l’enquêteur de la Sûreté du Québec chargé localement de l’affaire. Si l’arrivée d’un policier de Montréal – un « bleu » – a tout pour lui déplaire, il fait fi de son orgueil et accepte d’intégrer officieusement Chartier à son équipe d’enquête. Ainsi, il pourra le garder à l’oeil, car pour Parent les motifs véritables de Dominic semblent nébuleux

Sous la surface, Martin Michaud, 2013, Éditions Goélette, 384 p., 9782896906000

À Lowel, au Massachussetts, Leah vit avec son mari Patrick, candidat à l’investiture du parti démocrate. À la veille du Super Tuesday, Leah est replongée dans un drame survenu durant sa jeunesse. Vingt-cinq ans plutôt, Chase son grand amour est mort en essayant de sauver une jeune fille de la noyade. Mais elle apprend aujourd’hui que son mari aurait peut-être été impliqué dans cet événement tragique…

Puzzle, Franck Thilliez, 2013, Fleuve noir, 429 p., 9782265093577

Ilan et Chloé participent à un jeu mystérieux, Paranoïa. Lors du premier jeu de pistes, ils découvrent les deux règles : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu » et « L’un d’entre vous va mourir ». Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, la distinction entre la réalité et le jeu devient flou. Et Paranoïa peut alors réellement commencer…

Pour commander les ouvrages sélectionnés ou les oeuvres des auteurs invités via notre site monet.leslibraires.ca, veuillez cliquer tout simplement sur les titres ou les noms.

Rappelons que Les Printemps meurtriers ont créé un second prix Tenebris, celui du Meilleur vendeur, littérature policière québécoise de langue française. Le prix est décerné à partir du palmarès de ventes fourni par le système d’information et d’analyse Gaspard de la Banque de titres de langue française (BTLF) et couvre la période entre le 1er mai 2013 et le 30 avril 2014. Les romans primés seront dévoilés lors de la  soirée de clôture du festival, Les Printemps meurtriers de Knowlton, le dimanche 18 mai 2014. Les prix sont accompagnés de la statuette Tenebris et une bourse de 1500 $ est attribuée à l’auteur du Meilleur roman.

 


11 novembre 2013  par Le Délivré

Les libraires – Lancement de la nouvelle image de marque des librairies indépendantes..

La Librairie Monet, membre de l’Association des libraires du Québec et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec, est fière de vous annoncer le lancement d’une nouvelle démarche visant à sensibiliser les lecteurs québécois à l’importance du métier de libraire.

« L’Association des libraires du Québec (ALQ) et la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ) collaborent pour créer une nouvelle image de marque qui encadrera dorénavant l’ensemble de leurs opérations promotionnelles et commerciales : Les libraires.

Les libraires… tout simplement. Parce que le métier de libraire mérite sa pleine reconnaissance. Un phylactère, parce que leur univers est ponctué d’histoires, de suggestions et de conseils. Un guillemet : une invitation à l’ouverture et au dialogue. Les libraires, ce sont de véritables connaisseurs qui racontent, suggèrent, soulignent, relatent, maîtrisent et précisent.

Cette nouvelle image de marque se déclinera de multiples façons, notamment en librairie. De plus, l’ensemble des marques liées à la coopérative des Librairies indépendantes du Québec migrera graduellement vers cette identité. Cela touche la revue le libraire (qui deviendra la revue les libraires en décembre), le site transactionnel ruedeslibraires.com (qui devient dès maintenant le site leslibraires.ca), ainsi que toute campagne promotionnelle et commerciale. Cette offensive d’envergure contribuera à rejoindre le public de façon plus cohérente.

Les libraires marquent le coup d’envoi de cette nouvelle image par la diffusion d’une publicité à l’échelle nationale. En effet, à compter d’aujourd’hui, et ce jusqu’au 21 décembre, vous pourrez la voir sur RDI et ARTV. Elle est également disponible ici. Conçue par l’agence de publicité Tank et réalisée par oneChuck Productions, cette campagne est rendue possible grâce à l’aide financière de Patrimoine canadien (Fonds du livre du Canada) et de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

Par cette image unifiée, les libraires indépendants peuvent enfin dire haut et fort ce qu’ils sont réellement : Les libraires.

Voici, en avant-première, la publicité de la campagne Les libraires qui sera diffusée sous peu sur les ondes d’ARTV et RDI

Les libraires, consultez-les! En librairie… et en ligne : www.monet.leslibraires.ca

Au sujet de nos organismes professionnels :

Créée en 1969, l’Association des libraires du Québec est un intervenant majeur dans l’industrie du livre. Elle a pour mission de contribuer au développement professionnel des libraires et à l’essor économique de la librairie comme lieu essentiel de diffusion de la culture. L’ALQ représente 120 librairies indépendantes réparties sur tout le territoire du Québec et quelques-unes hors Québec.

La coopérative des Librairies indépendantes du Québec – LIQ, fondée en 2007, regroupe 90 librairies indépendantes et se consacre au développement d’outils promotionnels et commerciaux (revue, sites web, catalogues,  carnets, etc.). Elle soutient également ses membres dans les importantes transitions vers le numérique. Les LIQ sont aussi des sites transactionnels, ainsi qu’un magazine bimestriel papier et en ligne d’actualité littéraire fondé il y a 15 ans. »

 

 


3 octobre 2013  par Le Délivré

Québec en toutes lettres : Hommage à Gabrielle Roy

Ne dirons-nous jamais assez l’importance de Gabrielle Roy sur la littérature québécoise ? Lorsque nous demandons aux auteur.es que nous accueillons à la Librairie Monet, dans le cadre de notre programme d’animations, quels sont auteurs les ont marqués, son nom revient régulièrement. Et les lectrices et les lecteurs à qui nous suggérons les romans de Gabrielle Roy nous reviennent enchantés. Bien sûr, nous avons (presque) tous étudié son Bonheur d’occasion. Mais son œuvre est fort considérable, et plusieurs de ses romans sont d’une fraîcheur et d’une luminosité rare. Et que dire de son autobiographie : La détresse et l’enchantement ? Certainement l’un des plus beaux récits autobiographiques de notre littérature.

Cette année, l’événement littéraire Québec en toutes lettres, qui se déroulera du 10 au 20 octobre 2013 dans la Vieille Capitale, a comme thématique principale Gabrielle Roy et l’imaginaire des femmes. Voici un extrait du communiqué qui nous est parvenu :

 

 

 

 

 

 

« Plongez dans le monde de Gabrielle Roy…

Inspiré par les nombreuses lettres écrites par l’auteure à l’honneur, le festival célèbre la correspondance en grand lors de Poste restante, un événement extérieur participatif mis en scène par Alexandre Fecteau avec de nombreux auteurs et comédiens. Bonheur d’occasion, le best-seller de Gabrielle Roy, est quant à lui au cœur de deux projets : le roman est porté à la scène dans une mise en lecture toute en dentelle, en chansons et en humour de la jeune auteure Joëlle Bond, tandis qu’EXMURO arts publics s’en inspire pour Force de travail, un projet qui transformera le quartier Saint-Roch en un véritable livre de béton et de verre où la poésie s’inscrit en lettres géantes. La célébration de l’auteure d’origine manitobaine est également l’occasion de recevoir une délégation d’écrivains de la francophonie canadienne et de mettre de l’avant les multiples facettes de sa vie lors de la lecture-spectacle Tout comme Gabrielle, où le comédien Hugues Frenette livrera des extraits de l’autobiographie La Détresse et l’Enchantement entouré d’auteures de Québec.

Les passionnés de Gabrielle Roy ne devront pas manquer la rencontre privilégiée avec Lori Saint-Martin et François Ricard, écrivains et spécialistes de Gabrielle Roy, ni les dossiers spéciaux des magazines Nuit blanche, Québec français et L’écrit primal qui explorent la thématique du festival.

… et dans l’imaginaire des femmes

Rappelons que le festival s’ouvre en présence de l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston, invitée de marque du festival, pour la lecture concert en première nord-américaine de Rena et les monothéismes, où elle livrera, en compagnie du pianiste Édouard Ferlet, des extraits de son roman Infrarouge. Le jeudi 10 octobre, la représentation sera précédée d’un cocktail d’ouverture en compagnie de Geneviève Rioux et du Tango Boréal qui font vivre Un jardin au bout du monde. À cette plongée dans un univers féminin exceptionnel s’ajoutent une série cinéma sur les grandes œuvres de femmes adaptées pour l’écran et une table ronde qui réunira des auteures et éditrices pour un état des lieux sur la littérature au féminin. »

« Québec en toutes lettres, c’est un événement littéraire novateur à vocation internationale qui contribue au rayonnement de la littérature et des auteurs québécois en mettant en relation la littérature québécoise et la littérature mondiale par le biais de sa thématique annuelle. Il offre une programmation originale et de qualité inspirée chaque année de l’œuvre d’un auteur majeur de la littérature, qu’il soit d’origine québécoise, canadienne ou étrangère. Il stimule la pratique de la lecture et de l’écriture dans la population. »

Pour en savoir plus sur cet événement littéraire de premier plan, visitez le site de Québec en toutes lettres en cliquant ici.

Et, pour redécouvrir l’œuvre de Gabrielle Roy, maintenant disponible en version papier ou numérique, sur notre site virtuel monet.ruedeslibraires.com, veuillez cliquer ici.

 


30 août 2013  par Le Délivré

Place au Festival international de littérature !

L’été montréalais est particulièrement chargé, culturellement parlant. La ville est en fête!

Arrive l’automne et nous retrouvons nos lieux plus intimes : théâtres, salles de concert et, du 20 au 29 septembre, notre festival littéraire par excellence, le FIL !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Festival international de littérature (FIL) est le seul festival littéraire montréalais annuel de langue française, à caractère à la fois multidisciplinaire, national et international. À la fois producteur et diffuseur de manifestations littéraires, le FIL offre, à chacune de ses éditions, une programmation originale et audacieuse, dont l’excellence est tout à fait comparable à celle qu’offrent les meilleurs festivals québécois de théâtre, de danse ou de musique.

Le FIL a été créé par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) en 1994, à une époque où il y avait peu d’événements littéraires à Montréal. Après avoir célébré les dix ans d’existence de son festival, l’UNEQ a décidé qu’il était temps que le FIL possède sa propre structure et qu’il était préférable qu’il ait lieu en septembre, devenant le premier événement de la rentrée littéraire .

Le FIL célèbre cette année ses 19 ans d’existence. Véritable fête des mots pour tous les publics, mais aussi lieu de création, de réflexion et d’expérimentation pour de nombreux écrivains et autres artistes d’autres disciplines, le FIL s’inscrit désormais parmi les grands festivals qui façonnent la vie culturelle montréalaise. Il est devenu sans conteste un événement littéraire majeur au Québec tant par la qualité et l’originalité de sa programmation, par l’accueil favorable que lui accordent les médias que par son rayonnement national et international. »

Cette édition 2013 du FIL rendra hommage, entre autres, à Albert Camus, Roland Giguère, André Roy et Gabrielle Roy. Plusieurs excellents spectacles mettront en scène la poésie et la littérature d’ici et d’ailleurs. Nous retrouverons Léo et les presqu’îles, un spectacle musical de Gilles Vigneault ainsi que Thomas Hellman chante Roland Giguère. Nous découvrirons également Rapaillé, un spectacle de danse rythmée par la poésie de Gaston Miron et Rose au cœur violet, un rendez-vous avec le rêve, la magie et l’érotisme des femmes surréalistes, etc.

Également, J’attends tes lèvres pour chanter, un spectacle créé par Tristan Malavoy avec Franz Benjamin, Fredric Gary Comeau, Kim Doré, FORÊT (Émilie Laforest et Joseph Marchand), Tristan Malavoy et Michel Rivard et la soirée Le Grand Slam de la Ligue Québécoise de Slam.

Mais ce ne sont que quelques-uns des événements, parmi tant d’autres…

Pour en savoir plus sur le Festival international de littérature et pour consulter la programmation complète, visitez le site du FIL.

Bon festival!



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