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Le Délivré

Archive pour la catégorie ‘◦ Impressions’


14 décembre 2011  par Le délivré

Les bandes dessinées de 2011

L’année 2011 tire à sa fin et nous en sommes déjà à l’heure des bilans. Comme le veut la coutume, nos libraires se sont creusé la tête pour se prêter au périlleux exercice du choix de leurs meilleurs livres de l’année… De quoi faire quelques belles découvertes, ou trouver des suggestions de lecture comme des idées cadeaux pour la période des Fêtes !

Parmi les quelques 5000 bandes dessinées paraissant chaque année, si en 2010 une puissante unanimité se forgeait autour d’Asterios Polyp de David Mazzuchelli (Casterman), les tops dix personnels de nos libraires semblent pour 2011 dessiner un consensus fort autour de Portugal de Cyril Pedrosa, et pointer quelques autres albums qui tirent leur épingle du jeu. C’est le cas notamment avec Bride stories de Kaoru Mori et Le viandier de Polpette de Julien Neel (trois nominations chacun), ainsi qu’avec La plaine du Kantô de Kazuo Kamimura, Beauté des Kerascoët et Hubert, L’art de voler d’Antonio Altarriba et Kim, Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel Lepage, Je ne suis pas un homme d’Usamaru Furuya, La saga d’Atlas et Axis de Pau, puis avec l’auteur Grégory Mardon et sa série L’extravagante comédie du quotidien, tous cités à deux reprises.

Pour découvrir tous ces livres alléchants, nous vous invitons à profiter du fait que la quasi-totalité d’entre eux ont été cette année chroniqués par nos libraires. Pour ce faire, rien de plus simple : un petit clic sur le titre !

Autrement, ces palmarès ressemblent-ils aux vôtres ? La discussion est lancée…

RÉJEAN

1. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, coll. « Aire libre », 261 p., 9782800148137*
2. L’art de voler, Antonio Altarriba et Kim, Denoël graphic, 213 p., 9782207109724*
3. Wollodrin, t.1-2, Jérôme Lereculey et David Chauvel, Delcourt, coll. « Terres de légendes », 56 p. ch., 9782756017976*
4. Mono & Lobo, Sergio Garcia et Lola Moral, Delcourt jeunesse, 2 doubles posters recto-verso à déplier, 9782756022185*
5. Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel Lepage, Futuropolis, 158 p., 9782754804240
6. Chroniques de la nécropole, Golo et Dibou, Futuropolis, 202 p., 9782754804332*
7. Love is in the air guitare, Romain Ronzeau et Yann Le Quellec, Delcourt, coll. « Mirages », 284 p. 9782756021980*
8. Le dragon bleu, Fred Jourdain d’après Robert Lepage et Marie Michaud, Alto / Ex Machina, coll. « Rubato », 176 p., 9782923550756*
9. Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle, 2011, Delcourt, coll. « Shampoing », 336 p., 9782756025698*
10. Je ne suis pas un homme, t.1-2, Usamaru Furuya, Casterman, 256 p. ch., 9782203038790*

ISABELLE

1. Bride stories, t.1-2, Kaoru Mori, Ki-oon, env. 191 p. ch., 9782355922749*
2. Habibi, Craig Thompson, 2011, Casterman, coll. « Écritures », 672 p., 9782203003279*
3. Beauté, t.1 : Désirs exaucés, Kerascoët et Hubert, Dupuis, 48 p., 9782800150239*
4. Aâma, t. 1 : L’odeur de la poussière chaude, Frederik Peeters, 2011, Gallimard, 86 p., 9782070638109*
5. L’incroyable histoire de la sauce soja, Fumio Obata, La Pastèque, 118 p., 9782922585933*
6. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, coll. « Aire libre », 261 p., 9782800148137*
7. Les poils (L’extravagante comédie du quotidien, t.2), Grégory Mardon, Dupuis, 70 p., 9782800148960*
8. Le Viandier de Polpette, t.1 : L’ail des ours, Julien Neel et Olivier Milhaud, 136 p., 9782070629602*
9. Élinor et Jack, t.1-2, Raul Arnaiz et Mari Paz Villar, Delcourt, 48 p., 9782756021256*
10. Le désespoir du singe, t.3 : Le dernier vœu, Alfred et Jean-Philippe Peyraud, Delcourt, coll. « Conquistador », 64 p., 9782756005980*

HÉLÈNE

1. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, coll. « Aire libre », 261 p., 9782800148137*
2. Polina, Bastien Vivès, KSTR, 2011, 206 p., 9782203026131*
3. La plaine du Kantô : Images flottantes de la jeunesse, t.1 à 3, Kazuo Kamimura, Kana, coll. « Sensei », env. 396 p. ch., 9782505010333*
4. Bride stories, t.1-2, Kaoru Mori, Ki-oon, env. 191 p. ch., 9782355922749*
5. Le Viandier de Polpette, t. 1 : L’ail des ours, Julien Neel et Olivier Milhaud, 136 p., 9782070629602*
6. Ralph Azham, t.1-2, Lewis Trondheim, Dupuis, 45 p. ch., 9782800149929*
7. Toxic, t.1, Charles Burns, Cornélius, coll. « Solange », 64 p., 9782360810048*
8. La saga d’Atlas et Axis, t.1, Pau, Ankama, coll. « Étincelle », 74 p., 9782359101546*
9. C’est comment qu’on freine ? (L’extravagante comédie du quotidien, t.3), Grégory Mardon, Dupuis, 62 p., 9782800151212*
10. Spirale (Intégrale), Junji Ito, Tonkam, 662 p., 9782759506620*

MARIE-ÈVE

1. Les légendes de la garde, t.2 : Hiver 1152, David Petersen, Gallimard, 161 p., 9782070695737*
2. Le Viandier de Polpette, t.1 : L’ail des ours, Julien Neel et Olivier Milhaud, 136 p., 9782070629602*
3. Chi : Une vie de chat, t.1 à 6, Konami Kanata, Glénat, coll. « Kids », env. 168 p. ch., 9782723478380*
4. Beauté, t.1 : Désirs exaucés, Kerascoët et Hubert, Dupuis, 48 p., 9782800150239*
5. Bride stories, t.1-2, Kaoru Mori, Ki-oon, env. 191 p. ch., 9782355922749*
6. L’histoire d’un sorcier, David Wendel et Kurt Busiek, Soleil, coll. « US Comics », 144 p., 9782302015326*
7. Tu mourras moins bête, t.1 : La science, c’est pas du cinéma !, Marion Montaigne, Ankama, 255 p., 9782359102208*
8. La dynastie Donald Duck, t.1 à 5, Carl Barks, Glénat, env. 384 p. ch., 9782723480185*
9. Chroniques sauvages : Teshkan, François Lapierre, Glénat Québec, 9782923621043*
10. La saga d’Atlas et Axis, t.1, Pau, Ankama, coll. « Étincelle », 74 p., 9782359101546*

ERIC

1. La plaine du Kantô : Images flottantes de la jeunesse, t.1 à 3, Kazuo Kamimura, Kana, coll. « Sensei », env. 396 p. ch., 9782505010333*
2. Je ne suis pas un homme, t.1-2, Usamaru Furuya, Casterman, 256 p. ch., 9782203038790*
3. Lomax : Collecteurs de folk songs, Frantz Duchazeau, Dargaud, 118 p., 9782205066579*
4. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, coll. « Aire libre », 261 p., 9782800148137*
5. Peindre sur le rivage, Anneli Furmark, Actes sud – L’An 2, 165 p., 9782742792481
6. Barrio, Carlos Gimeñez, Fluide glacial, 235 p., 9782352070702*
7. Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel Lepage, Futuropolis, 158 p., 9782754804240
8. 3’’, Marc-Antoine Mathieu, 2011, Delcourt, 72 p., 9782756025957*
9. L’art de voler, Antonio Altarriba et Kim, Denoël graphic, 213 p., 9782207109724*
10. Lucky in love, t.1 : Histoire d’un pauvre homme, Stephen DeStefano et George Chieffet, Ça et là, 126 p., 9782916207490*

* * *

Retrouvez les palmarès personnels de nos libraires du secteur général ici et ne manquez pas ceux de nos libraires jeunesse vendredi !

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12 décembre 2011  par Le délivré

Le meilleur de 2011

L’année 2011 tire à sa fin et nous en sommes déjà à l’heure des bilans. Comme le veut la coutume, nos libraires se sont creusé la tête pour se prêter au périlleux exercice du choix de leurs meilleurs livres de l’année… De quoi faire de belles découvertes, se donner des suggestions de lecture ou quelques idées cadeaux pour la période des Fêtes !

Du côté du secteur général, si l’an dernier une certaine unanimité semblait se dessiner autour de Sukkwan Island de David Vann (Gallmeister), les tops cinq (ou six !) personnels de nos libraires paraissent cette année plus éclatés, bien qu’on y voie revenir Limonov d’Emmanuel Carrère et La vie d’un homme, la biographie de Gaston Miron de Pierre Nepveu.

Mais bon, pas de quoi s’en faire : pour signifier qu’un sujet n’est jamais clos, un proverbe juif dit justement que « Quand il y a unanimité, c’est qu’il y a un problème. » ;)

Maintenant, ces palmarès ressemblent-ils aux vôtres ? La discussion est lancée…

BENOIT

La part de l’homme, Kari Hotakainen, 2011, Lattès, 284 p., 9782709635264.
Les foudroyés, Paul Harding, 2011, Le Cherche Midi, 284 p., 9782749119953.
Générosité, Richard Powers, 2011, Le Cherche Midi, 471 p., 9782749114910.
Cette vie ou une autre, Dan Chaon, 2011, Albin Michel, 405 p., 9782226218711.
L’accordeur de silences, Mia Couto, 2011, Métaillié, 237 p., 9782864248392.
La grande maison, Nicole Krauss, 2011, Boréal, 336 p., 9782764620977.

CAROLINE

Hongrie-Hollywood Express, Éric Plamondon, 2011, Le Quartanier, 174 p., 9782923400846.
Sous béton, Karoline Georges, 2011, Alto, 192 p., 9782923550787.
Une femme fuyant l’annonce, David Grossman, 2011, Seuil, 665 p., 9782021004625.
Histoire de la coquetterie masculine, Jean-Claude Bologne, 2011, Perrin, 454 p., 9782262030889.
La biodiversité amoureuse : Sexe et évolution, Thierry Lodé, 2011, Odile Jacob, 342 p., 9782738126405.
Mr. Peanut, Adam Ross, 2011, 10/18, coll. « Grand format », 507 p., 9782264052148.

CÉLINE

Aminata, Lawrence Hill, 2011, Pleine Lune, 568 p., 9782890242081.
Du domaine des Murmures, Carole Martinez, 2011, Gallimard, 200 p., 9782070131495.
Limonov, Emmanuel Carrère, 2011, POL, 488 p., 9782818014059.
Room, Emma Donoghue, 2011, Stock, 399 p., 9782234064980.
Lena, Virginie Deloffre, 2011, Albin Michel, 267 p., 9782226229700.
Sylvia Beach : une Américaine à Paris, Noëlle R. Fitch, 2011, Perrin, 627 p., 9782262033859.

MAXIME

Gaston Miron, la vie d’un homme, Pierre Nepveu, 2011, Boréal, 904 p., 9782764621035.
Le nouveau temps du verbe être, Roger Des Roches, 2011, Herbes Rouges, 61 p., 9782894193174.
L’or de Klimt, Jean-François Poupart, 2010, Poètes de brousse, 67 p., 9782923338392.
Le laboratoire des anges, Philippe More, 2010, Poètes de brousse, 58 p., 9782923338408.
Nombreux seront nos ennemis, Geneviève Desrosiers, 2011, L’oie de Cravan, 96 p., 9782922399691.

MORGANE

Les harmoniques, Marcus Malte, 2011, Gallimard, 369 p., 9782070127382.
Le léopard, Jo Nesbo, 2011, Gallimard, 790 p., 9782070129065.
L’honorable société, Dominique Manotti et DOA, 2011, Gallimard, 329 p., 9782070126224.
Désolations, David Vann, 2011, Gallmeister, 296 p., 9782351780466.
Mélanges de sang, Roger Smith, 2011, Calmann-Lévy, 305 p., 9782702141793.
Voodoo Land, Nick Stone, 2011, Gallimard, 591 p., 9782070127900.

PIERRE B.

Gaston Miron, la vie d’un homme, Pierre Nepveu, 2011, Boréal, 904 p., 9782764621035.
Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier, 2011, XYZ, 179 p., 9782892616040.
Lino, Lino et Marc Henri Choko, 2011, Alto, 223 p., 9782923550886.
Le livre des brèves amours éternelles, Andreï Makine, 2011, Seuil, 194 p., 9782021033656.
Limonov, Emmanuel Carrère, 2011, POL, 488 p., 9782818014059.

SÉBASTIEN

Le juste milieu, Annabel Lyon, 2011, Alto, 457 p., 9782923550770.
Histoire de l’édition littéraire au Québec au XX siècle, collectif, 2011, Fides, 520 p., 9782762128963.
Steve Jobs, Walter Isaacson, 2011, Lattès, 667p., 9782709638326.
Burqa de chair, Nelly Arcan, 2011, Seuil, 165 p., 9782021028829.
La réparation, Katia Gagnon, 2011, Boréal, 216 p., 9782764620892.

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18 novembre 2011  par Rhéa Dufresne

Pourquoi eux ? Encore !

En posant les yeux sur ce qui traîne sur (et sous et à côté de) ma table de chevet, une question a refait surface : pourquoi eux? Eh oui, la même question que pour mes trois articles précédents. Je me répète direz-vous? Un peu, mais il faut que je précise que ces temps-ci, ce sont des albums qui occupent tout l’espace disponible. Ça m’a donné envie d’approfondir la question sous cet angle; qu’est-ce qui fait que je choisis un album plutôt qu’un autre? Pourquoi celui-ci se retrouve-t-il dans mon salon alors que l’autre reste dans les rayons?

Dans certains cas, c’est assurément le format qui joue le rôle d’appât. Quand mes yeux glissent sur les livres qui occupent le cube des nouveautés (et ils sont nombreux), un format particulier oblige l’œil à se poser quelques secondes de plus, souvent suffisantes pour voir la main se tendre et faire plus ample connaissance. C’est exactement ce qui est arrivé avec le majestueux Monsieur. Comment passer à côté d’un matou si imposant? Impossible! Une fois ce tout carton géant en main et la lecture commencée, le ton ironique et le jeu entre texte et illustrations fera tout le boulot, me voilà conquise. La même chose s’est produite avec Petite vie deviendra grande qui, en format à l’italienne de 40 cm X 17 cm, dépassait visiblement du rayonnage. Un truc aussi grand, c’est intriguant et une fois entrouvert, la poésie des mots de l’auteure, qui fait défiler devant nous toute une vie, nous tient bien prisonnier.

Pour d’autres livres, c’est le style. Et le style peut parfois être porteur de nostalgie, il peut générer des souvenirs et imposer un examen approfondi. Ce fût le cas pour Je suis un lapin. Cet album de Richard Scarry, tout droit sorti de mon enfance a tout de suite attirer mon attention. Bien sûr, Richard Scarry a fait partie des jeunes années de plusieurs d’entre nous (enfin je l’espère!) et être interpellé de nouveau par ces sympathiques animaux au réalisme magique est tout naturel. De plus, le style un brin rétro semble être à l’honneur ces temps-ci. Je pense également au magnifique Inventaire illustré de la mer. Tout dans cet album rappelle un style d’un autre temps, celui où les naturalistes peignaient à l’aquarelle et décrivaient minutieusement chaque bestiole observée. Voilà un petit retour aux sources fort agréable.

Quoi d’autre? Eh bien, l’originalité. Au printemps dernier, deux titres des éditions MeMo ont su capter mon intérêt par leur aspect « cahier d’écolier ». Par la texture du papier, le format et la reliure cousue (eh oui, vous avez bien lu: cousue!), Drôle d’oiseau et Les rêves de Milo évoquent vraiment le cahier d’élève. Comparés aux les livres à couvertures rigides et aux reliures avec dos, ces deux spécimens se démarquent. Par la suite, l’originalité et la fantaisie du contenu et la qualité de l’ensemble suffisent.

À travers la multitude de couleurs qui compose l’étalage du libraire, une couverture plus sobre se fait immédiatement remarquer. C’est le cas de l’Abécédaire de Pascale Estellon publié par Les grandes personnes. Une couverture entièrement blanche, le mot abécédaire écrit en transparence, avec une minuscule fourmi et un crayon comme seule touche de couleur. Pour ce premier contact, tout est dans la sobriété, mais quelle surprise une fois déplié ce superbe livre accordéon. C’est plein de couleurs et de vie. Chez le même éditeur, L’imagier des saisons de Pittau et Gervais m’a fait le même effet. On y trouve de la couleur, mais chacune des sept illustrations qui composent la page couverture semble minimaliste, avec juste ce qu’il faut de détails, sans surcharge. Pas de mélange de couleur, rien de cliquant ou d’agressif pour l’œil, tout y est ordonné et équilibré; il s’en dégage une impression de calme et de sérénité.  Deux petits bijoux pour les petits curieux.

Mes deux derniers critères sont plutôt personnels, mais le choix d’un livre l’est de toute façon alors… Lorsque je balaie des yeux le cube des nouveautés, la lectrice que je suis reconnaît quasi immédiatement un personnage aimé et je suis convaincue de ne pas être la seule. Je sais, ça manque d’objectivité comme critère de sélection, mais ça explique la présence de plusieurs titres sur ma table de chevet. Parmi ceux-ci Le bison de Catharina Valckx. Lorsque j’ai reconnu le sympathique petit hamster cow-boy, accompagné de Jean-Claude le ver de terre qui ne manque pas de réparti, j’ai craqué. Complètement séduite par Haut les pattes, il me fallait absolument découvrir cette nouvelle aventure. Il faut voir tout le mal que se donne Billy pour prouver à son père qu’il peut « capturer », au lasso s.v.p., un énorme bison. C’est plein d’humour! Bref, un critère subjectif, mais qui a du poids. Et pour être honnête, c’est exactement la même chose pour un auteur ou un illustrateur aimé. L’arrivée de leur dernier-né sur les rayons provoque instantanément ma curiosité.

Enfin, dernier critère, aussi peu objectif que le précédent, mais tout aussi valable tant pour mes copines lectrices que pour moi (et j’ai vérifié!), c’est l’intérêt pour le sujet. Pour ma part, je ne peux résister à un album jeunesse avec un phare en couverture. À la vue de Qu’est-ce que tu vois? et d’Un océan dans les yeux, c’était plus fort que moi, il me fallait absolument les saisir et les feuilleter. Bien sûr, cette réaction spontanée est hors du contrôle des éditeurs et les livres ne peuvent changer de couverture au gré des clients, mais les intérêts personnels, pour plusieurs, pour ne pas dire pour tous, influencent définitivement les lectures.


Avis aux intéressés, donc : varier la forme et le style s’avère aussi important que l’originalité du contenu pour capter l’attention du lecteur. Eh oui, je sais, il ne faut pas juger un livre à sa couverture, mais à cela je répondrai: n’est-ce pas là le premier contact du lecteur avec l’objet?

***

Pour commander Monsieur, Marie-Ange Guillaume, ill. d’Henri Galeron, Les grandes personnes, 18 p., 9782361931131.
Pour commander Petite vie deviendra grande, Aurélie Romain, ill. de Stéphanie Vander Meiren, Alice jeunesse, 24 p., 9782874260902.
Pour commander Je suis un lapin, Richard Scarry, Albin Michel jeunesse, 24 p., 9782226218346.
Pour commander Inventaire illustré de la mer, Virginie Aladjidi, ill. d’Emmanuelle Tchoukriel, Albin Michel jeunesse, 55 planches, 9782226220172.
Pour commander Drôle d’oiseau, Jennifer Yerkes, MeMo, 40 p., 9782352890997.
Pour commander Les rêves de Milo, Séverin Millet, MeMo, 36 p., 9782352890980.
Pour commander Abécédaire, Pascale Estellon, Les grandes personnes, 52 p. (en accordéon), 9782361930950.
Pour commander Imagier des saisons, Gervais et Pittau, Les grandes personnes, 52 p., 9782361930462.
Pour commander Le bison, Catharina Valckx, L’école des loisirs, 24 p., 9782211208048.
Pour commander Qu’est-ce que tu vois ?, Stéphane Sénégas, Kaléidoscope, 36 p., 9782877677059.
Pour commander Un océan dans les yeux, Thierry Dedieu, Seuil jeunesse, 30 p., 9782021041903.


2 novembre 2011  par Rhéa Dufresne

Pourquoi eux ? (Troisième partie)

Enfin, après vous avoir parlé des personnages et des univers, pour cette troisième et dernière partie, je vous parle des histoires. Simple, direz-vous, mais, oui, parfois il ne faut pas chercher plus loin et aller droit au but.

Ainsi, certains auteurs m’ont charmé parce qu’ils ont su inventer une histoire originale, une histoire que je n’ai pas déjà lue cent fois dans une version ou dans une autre, une histoire singulière. Une histoire qui plaît simplement pour ce qu’elle raconte, pour le mariage réussi entre les personnages, leurs désirs, leurs actions et leur univers. En voici quelques-unes…

Que vivent-ils ?

D’abord, la petite Babette d’Andrée Poulin. Comment ne pas être charmé par cette fillette qui ne peut faire partie du club des princesses formé par ses copines uniquement parce qu’elle a les cheveux courts ? Il faut lire ce mini-roman juste pour voir les trésors d’ingéniosité que Babette mettra en œuvre pour « aider » ses cheveux à pousser un peu plus vite…

Des princesses et des histoires d’exclusion, on en a lu plusieurs, mais des princesses exclues pour cause de coiffure, faut voir !

Avec sa série Samuel, Hubert Ben Kemoun n’est pas en reste : pour chacune de ces aventures, il a su créer une intrigue fantastique qui réjouira les lecteurs. Ici, on côtoie des personnages maléfiques, des graines magiques, des saisons qui déraillent, des jeux qui tournent à la catastrophe, des pièces d’échecs qui prennent vie… Bref, une foule de péripéties que le lecteur aimera vivre en compagnie du jeune héros.

Kamo quant à lui évolue dans une histoire tout à fait sympathique narré par son meilleur ami. Daniel Pennac a eu la brillante idée de faire se rencontrer un adolescent parisien et la jeune héroïne des Hauts de Hurlevent, conséquence d’un pari tenu entre Kamo et sa mère. En plus de suivre le quotidien du héros, le lecteur aura l’occasion de jouer les indiscrets en lisant la correspondance des deux protagonistes, qui ne manque pas de verve ! Tout est réuni dans cette histoire pour piquer notre curiosité et nous faire sourire à de nombreuses reprises.

De nombreux auteurs ont choisi de mettre en scène des personnages de la mafia ; Gordon Korman a également suivi cette voie, mais à sa manière… Mon père est un parrain raconte l’histoire de Vince, qui veut tout sauf suivre la voie de sa famille. Toutefois, ne sort pas de la mafia qui veut, et quand le père et le grand frère sans mêlent, il est bien difficile d’avoir une vie normale. Coincé malgré lui dans cette vie dont il ne veut pas, le héros de cette histoire poussera l’audace jusqu’à tomber amoureux de la progéniture d’un digne représentant du FBI, ce qui signifie évidemment beaucoup de problèmes en perspective et un avenir un brin compliqué !

Pour finir, une histoire tout en douceur et en tendresse : celle de Michael au Royaume de Kensuké. Lorsqu’il entreprend son tour du monde en voilier accompagné de ses parents et de sa chienne Stella Artois, Michael est loin de se douter qu’il va vivre l’aventure de sa vie et ira à la rencontre d’un personnage unique, Kensuké, qui habite seul sur son île depuis la fin de la guerre qui a détruit Hiroshima (et sa famille). Mais lorsque l’adolescent échoue chez-lui, Kensuké n’est pas certain de vouloir de cette nouvelle compagnie… Toutefois, la vie forçant parfois les rencontres, les deux héros partageront finalement un bout de chemin. L’adolescent récoltera, outre une aventure palpitante, une part d’humanité pour faire face à un monde qui en est parfois trop dépourvu. Une histoire qui habitera le lecteur longtemps après qu’il ait tourné la dernière page…

À vous de lire maintenant… et de nous dire pourquoi vous les aimez !

* * *

Pour commander Les petites couettes de Babette, Andrée Poulin, ill. d’Anne Villeneuve, Québec Amérique jeunesse, coll. « Bilbo », 78 p., 9782764404621.
Pour commander Samuel : Terriblement vert !, Hubert Ben Kemoun, ill. de François Roca, Nathan jeunesse, coll. « Premiers romans », 42 p., 9782092535004.
Pour commander Kamo, L’agence Babel, Daniel Pennac, ill. de Jean-Philippe Chabot, Gallimard-jeunesse, coll. « Folio junior », 88 p., 9782070612734.
Pour commander Mon père est un parrain, Gordon Korman, Gallimard-jeunesse, 268 p., 9782070558889.
Pour commander Le royaume de Kensuké, Michael Morpurgo, ill. de François Place, Gallimard-jeunesse, coll. « Folio junior », 155 p., 9782070544974.


28 octobre 2011  par Le délivré

Cet Halloween, je me déguiserais en…

Je suis terrible, d'Élise Gravel

Cette année, pour l’Halloween, vos libraires jeunesse ont décidé de se faire plaisir en choisissant un personnage d’œuvre jeunesse en lequel elles aimeraient bien se costumer.

Monstres et sorcières seront vus autrement par les yeux de vos libraires aux cœurs d’enfant !

Rhéa : Pour arpenter les rues cette année, en compagnie de mes amis vampires, sorcières, dragons et zombies, je resterai simplement moi-même. Pourquoi ? Eh bien parce que je suis déjà TERRIBLE ! Prenez le temps de me regarder attentivement. Je suis tout bleu, j’ai deux grands yeux globuleux, de petites dents qui ne manquent pas de piquant dans une très très grande bouche et même… deux grandes cornes de licorne bien pointues. Serez-vous de ceux qui déguerpiront à toutes jambes ou aurais-je droit à un petit câlin ?

Rouge-Babine, de Lili Chartrand

Katia : Gare à vous, tueurs de vampires, cette année, je serai Rouge-Babine ! J’enfilerai ma cape et, accompagnée de Plakett, mon chien au flair redoutable, je mènerai mes enquêtes à la manière de mon idole : Sherlock Holmes. Alors, où que vous soyez, qui que vous soyez : tremblez ! Je saurai vous retrouver !

La Sorcière de l'Ouest

Aurélie : Je suis la plus terrible des sorcières ! J’ai un seul œil, mais un œil qui peut voir loin ! Je commande aux loups, aux abeilles, aux corbeaux et aux singes volants. Bien sûr, je suis cruelle, mais ai-je besoin de le préciser ? M’avez vous reconnue ? Je suis la Sorcière de l’Ouest du pays d’Oz, pays gouverné par un soi-disant magicien… Si vous ne connaissez pas  l’histoire, vous ne savez pas comment me vaincre, et je pourrai vous détruire ou vous transformer en esclaves !

Bellatrix Lestrange

Joëlle : Cette année, prenez garde, car j’enfilerai la peau de Bellatrix Lestrange ! Toute de noir vêtue, cheveux hirsutes et bottines aux pieds, j’arpenterai les rues la baguette à la main ! Si vous entendez mon inquiétant et cruel rire strident, c’est que je ne suis pas loin : prenez garde ! Toujours prête à faire mille et une mauvaises actions pour être dans les bonnes grâces de Lord Voldemort, je vous épargnerai peut-être si vous vous pliez à mes exigences ! Alors tenez-vous prêts, ramassez plein de bonbons, car j’ai bien l’intention de vous les prendre ! Vous ne voulez pas ? Qu’à cela ne tienne : grâce au sortilège « Endoloris » (bon, ok…  moi, je fais des chatouilles !), je saurai bien obtenir ce que je veux !

Élise : Cette année à l’Halloween, (si je me déguisais) je me déguiserais en Monsieur Munroe… Vous savez, cette petite bête un peu étrange qui suit Apolline dans ses aventures ! Monsieur Munroe est un drôle d’animal (pas vraiment un chien ni quoi que ce soit que vous ayez déjà vu, où que ce soit) déniché par les parents d’Apolline dans un marais perdu au fond de la Norvège. C’est d’abord à cause de la grande originalité de ladite créature, mais aussi parce qu’il est très futé et mignon (dans son genre) que mon choix s’est arrêté sur M. Munroe… Le père de la « bibitte », Chris Riddell, a d’ailleurs plus d’un tour dans son sac quand il s’agit d’inventer des bestioles sorties tout droit des confins de l’inimaginable. On a qu’à penser aux Chroniques du bout du monde, où se multiplient les idées de costumes d’Halloween farfelus !

Monsieur Munroe, de Chris Riddell

Joyeuse Halloween !

* * *

Pour commander Je suis terrible, Élise Gravel, La courte échelle, 32 p. 9782896951802.
Pour commander Rouge-Babine, vampire détective, Lili Chartrand, La courte échelle, coll. « Mon roman », 152 p. 9782890218505.
Pour commander Le magicien d’Oz, L. Frank Baum, Gallimard-jeunesse, coll. « Folio junior », 188 p. 9782070626090.
Pour commander Harry Potter et les reliques de la mort, Joanne Kathleen Rowling, Gallimard-jeunesse, 809 p. 9782070615360.
Pour commander Apolline et le fantôme de l’école, Chris Riddell, Milan jeunesse, 174 p. 9782745936097. 

 


17 octobre 2011  par Isabelle Melançon

Mon top 10 de la BDQ !

Le Québec profite d’un certain succès dans le monde de la bande dessinée. En effet, bon nombre d’artistes québécois sont édités en Europe par de grands éditeurs tels Dargaud, Delcourt, Casterman, etc. ; citons par exemple les Sherbrookois Delaf et Dubuc, dont la série Les nombrils est publiée chez Dupuis. Le Québec sert également d’inspiration pour des auteurs européens, tels Loisel et Tripp, qui ont concocté ensemble Magasin général, superbe série sur la vie champêtre des années 30 dans un petit village fictif de la région de Charlevoix. Bref, sur la scène internationale, le Québec est à la mode.

Toutefois, qu’en est-il de la bande dessinée québécoise comme telle ? J’entends par bande dessinée québécoise, souvent appelée « BDQ » (ou encore « BDK » dans la décennie 1970), la bande dessinée créée par un ou des Québécois et éditée par une maison d’édition québécoise.

Pendant très longtemps, la BDQ s’est exprimée dans des magazines, des fanzines et des publications à compte d’auteur. Puis, dans les années 1990, quelques maisons d’édition, toujours actives aujourd’hui, ont été créées, dont Les 400 coups et La pastèque… Depuis, la bande dessinée québécoise est de plus en plus présente sous forme d’albums et de romans graphiques, et explore tous les genres, de l’humour à l’aventure, en passant par le polar ou les récits du quotidien.

Donc, la BDQ est présente et bien vivante. Mais quelles sont les meilleurs titres québécois ? Ceux qui enchantent les lecteurs ? Ceux qu’on lit et relit sans arrêt ? Afin de guider les lecteurs avides de bandes dessinées québécoises dans leurs choix de lectures, voici mon palmarès personnel, mon « Top 10 de coups de cœur BDQ » :

Numéro 10. L’Académie des chasseurs de primes est une série mélangeant humour, action et science-fiction, dans laquelle un groupe d’adolescents aux talents divers et mystérieux étudient dans une école reconnue dans tout l’univers pour les capacités de ses gradués à faire régner la justice interstellaire. Cette série est intéressante pour plusieurs raisons : tout d’abord, le dessin de Benoît Godbout est superbe et efficace, et enchantera les lecteurs avides de séries européennes comme Sillage ou Travis ; ensuite, on s’attache rapidement aux personnages et à l’univers détaillé qui les entourent. En somme, cette série est idéale pour les amateurs de space opera et les adolescents.

Numéro 9. Le suicide de la déesse mélange suspense, enquête, anticipation et philosophie. Et si notre planète avait engendré les êtres humains avec pour objectif ultime de mettre fin à ses jours ? Voilà le point de départ du Suicide de la Déesse, une création littéraire que composent Ariane et ses quatre coéquipiers dans le cadre d’un travail universitaire. Des dizaines d’années plus tard, la déesse, oubliée par ses créateurs, apparaît de nouveau dans leurs vies ; leur texte a été diffusé sur Internet et les conséquences sont dévastatrices : il a inspiré une secte suicidiste cherchant à accélérer le processus fatal au nom de la Déesse. À travers les personnages, l’auteur nous immerge dans une critique écologique teintée de mysticisme. Ici, il n’est pas seulement question de  « sauver la planète », mais aussi de comprendre les désirs qui motivent les gens à la détruire, à adhérer à une telle secte… Le livre de Simon Labelle est une fable inquiétante et délicieuse.

Numéro 8. Nicolas raconte le deuil du personnage principal pour son petit frère. Le livre se divise en plusieurs petites séquences de dessins rapides mettant en scène des événements prenant place sur une vingtaine d’années. Pascal Girard montre les bons et les mauvais souvenirs du personnage, qui oscille entre mélancolie, apathie et humour, comme c’est souvent le cas lorsqu’on vieillit avec un deuil. Le ton est juste, l’émotion soutenue. Les sentiments complexes sont exprimés avec efficacité grâce à un trait simple et nerveux.

Numéro 7. Horus est un livre jeunesse incomparable mélangeant humour, histoire antique et action. Nofret est une jeune égyptienne, qui, comme plusieurs jeunes filles de son âge, se demande si elle devra se résoudre à se marier. Mais les dieux lui réservent un tout autre avenir… Puis, alors que le pharaon Touthmôsis III et sa tante se disputent le trône royal, le conflit royal est interrompu par le dieu Horus, qui revient sur terre sous la forme d’un petit garçon à tête de faucon. Menacé par d’autres dieux, ce dernier est sauvé de justesse par la jeune Nofret. Le dessin de Johane Matte, superbe et dynamique (ce qui est bien normal de la part d’une vétérane des studios Dreamworks), les rebondissements de l’histoire et les personnages recherchés sauront captiver les jeunes et les moins jeunes !

Numéro 6. Bien que cette série d’Iris et Zviane soit publiée chez Delcourt, parce que son « édition originale » est un blogue, je me considère en droit de l’ajouter à mon palmarès ! L’ostie d’chat, c’est l’histoire de Jasmin Bourvil, Jean-Sébastien Manolli et du chat immonde dont ils partagent la garde. L’histoire se concentre sur la vie de tous les jours – à la fois humoristique et triste – des personnages. Le quotidien des personnages mélange des sujets plus sérieux, tels les troubles familiaux ou mentaux, avec des complications amoureuses et des gaffes de fêtards éméchés… L’ostie d’chat, c’est simple, drôle et savoureux. Au Québec comme en Europe, la série a déjà de nombreux admirateurs.

Numéro 5. La fille invisible est une bande dessinée sensible et unique qui parle d’un problème important : celui de l’anorexie et de la boulimie. Le livre suit d’une part le personnage de Flavie, une jeune fille ayant une opinion déplorable d’elle-même, qui décide de suivre un programme amaigrissant pour devenir… une nouvelle Flavie, et d’autre part le personnage de la journaliste, qui interroge un médecin spécialiste des troubles alimentaires. Au final, l’album de Émilie Villeneuve et Julie Rocheleau présente le problème avec un ton critique et informatif, tout en créant un environnement où évoluent des personnages captivants.

Numéro 4. La vie, ça va vite. Et la vie en ville, encore plus. Cependant, la vie ralentit parfois, notamment lors de pannes d’électricité générales. C’est d’ailleurs grâce à l’une d’elles au cœur d’un été que deux jeunes voisins, qui habituellement s’ignorent, passeront un moment ensemble. Ma voisine en maillot est une ode au quotidien, aux amourettes et aux petites choses de la vie.  Le lecteur est séduit pas le rythme lent du récit et le style de dessin léger de Jimmy Beaulieu.

Numéro 3. Un ardent militant gauchiste élève seul sa fille, Alberte ; à son grand désespoir, celle-ci est un chef-d’œuvre de superficialité. Pour remédier à la situation, le père impose à sa fille le port permanent de la burqa ! Burquette propose une série de gags montrant comment Alberte et son père font face à cette situation et comment leur relation évolue grâce à ce vêtement lourdement chargé par sa signification politique et sociale. Il s’agit à la fois d’une critique sociale intelligente et de gags familiaux absurdes. Francis Desharnais puise à même l’actualité pour la restituer sous une forme légère et hilarante.

Numéro 2. Stéphanie, qui connaît un succès mitigé en tant que pigiste, commence à trouver sa vie un peu vaine. Elle dépend du salaire de son chum, à qui appartient la maison, et rêve d’avoir des enfants et des chats, alors que ce dernier ne s’intéresse ni aux uns ni aux autres. Stéphanie finit par « adopter » le chat de son amie lorsque cette dernière quitte le pays. Son chum, gravement allergique, la met au défi : c’est le chat ou lui… Mais Stéphanie choisit le chat ! Valentin d’Yves Pelletier et Pascal Girard explore les effets de la routine et l’importance des petits bonheurs qui nous motivent à vivre cette dernière avec le sourire. Cette bande dessinée drôle et intimiste, qui plaira aux amateurs de chats, fait aussi la promotion des antihistaminiques !

Numéro 1. On ne présente plus Michel Rabagliati, dorénavant un grand nom de la bande dessinée québécoise. Ses livres racontent le quotidien d’un homme dans différentes situations et à différents âges de sa vie avec humour, sensibilité et finesse. Paul en appartement, qui se déroule principalement à Montréal, est mon préféré de la série. Car la métropole y est dessinée sous tous les angles, avec un souci du détail époustouflant ! Dans ce tome, Paul, l’alter-ego de l’auteur, emménage avec sa petite amie dans leur premier appartement, au cours des années 1980. Le récit mélange des séquences montrant les études en graphisme de l’auteur, son emménagement avec sa copine Lucie et d’autres où le couple garde les deux filles de la sœur de Lucie. On ressent bien la nostalgie de l’auteur, et le récit est aussi intéressant pour un baby boomer que pour un adolescent qui vient d’emménager ; en effet, peu importe l’âge du lecteur, certaines expériences transcendent les époques…

* * *

Pour commander L’Académie des chasseurs de primes (3 t. parus), Yanick Champoux, Michel Lacombe et Benoit Godbout, Les 400 coups, coll. « Rotor », 64 p. coul., 978284596105.
Pour commander Le suicide de la déesse, Simon Labelle, Les 400 coups, coll. « Mécanique générale », 72 p. n&b, 9782922827446.
Pour commander Nicolas, Pascal Girard, Les 400 coups, coll. « Mécanique générale », 80 p. n&b, 9782922827293.
Pour commander Horus, t.1 : L’enfant à la tête de faucon, Johane Matte, Les 400 coups, coll. « Rotor », 64 p. coul., 9782895404118.
Pour commander L’ostie d’chat, t. 1, Iris et Zviane, Delcourt, 158 p. n&b., 9782756025971.
Pour commander La fille invisible, Émilie Villeneuve et Julie Rocheleau, Glénat Quebec, 46 p. coul., 9782923621197.
Pour commander Ma voisine en maillot, Jimmy Beaulieu, Les 400 coups, coll. « Mécanique générale », 60 p. n&b, 9782922827217.
Pour commander Burquette (2 tomes), Francis Desharnais, Les 400 coups, coll. « Strips », 84 p. n&b, 9782895403661.
Pour commander Valentin, Yves Pelletier et Pascal Girard, La pastèque, 136 p. coul., 9782922585919.
Pour commander Paul en appartement, Michel Rabagliati, La pastèque, 120 p. n&b, 9782922585223.

 



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