Comme à chaque mois, nos équipes de libraires spécialisés en bandes dessinées et en littérature jeunesse passent en revue l’ensemble de l’effarante production du mois écoulé pour en repérer les titres incontournables. Mais à partir de ce mois-ci, la crème du mois de ces deux spécialités sera présentée dans un article à part, pour mieux la mettre en valeur. Voici donc un aperçu de ces titres, question d’aiguiser votre appétit livresque…
La crème des bandes dessinées
Pour commander Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, coll. « Aire libre », 261 p., 9782800148137.
Un dessinateur vivant un passage à vide renoue, à l’occasion d’une invitation au mariage d’une cousine, avec une famille et des origines portugaises qu’il avait préféré taire. Cette autofiction nous convie à un subtil jeu de réminiscences, et d’immersion culturelle et linguistique, tandis que le personnage passe de la détestation au doute, puis de la curiosité à la paix retrouvée, à mesure qu’il s’imprègne littéralement de cette altérité pourtant étrangement familière… Sur le plan visuel, Portugal fait voguer le lecteur sur un long fleuve de lumière, tandis que Pedrosa détaille les plus infimes variations du jour avec une confondante acuité chromatique. Un chef d’œuvre. (EB)
Pour commander La française, t.1, Mireille, Pablo Tunica et Carlos Trillo, Delcourt, coll. « Conquistador », 56 p., 9782756023243.
Pour commander En mer, Drew Weing, Çà et là, 136 p., 9782916207568.
Contre son gré, un poète anonyme aux larges épaules devient matelot, puis lieutenant et enfin capitaine. À la fois récit initiatique maritime et recherche d’un artiste pour son inspiration, En mer illustre la quête interne du personnage à travers ses durs jours de labeur, qui finissent par le changer, pour le mieux. À mi-chemin entre la bande dessinée et l’album, ce livre nous charme grâce à son histoire unique, sa composition originale et la fabuleuse technique d’encrage de son auteur. (IM)
Pour commander America, James Sturm, Delcourt, coll. « Outsider », 186 p., 9782756019086.
L’auteur du Jour du marché nous emmène au cœur de l’Amérique profonde et de son histoire à travers cette trilogie composée de deux inédits et de l’excellent Le swing du Golem, traduit au Seuil en 2002. L’imagerie au trait brut de Sturm vient soutenir avec puissance des récits coup-de-poing montrant les superstitions, l’ignorance et les dures réalités qu’ont dû affronter à différentes époques certains pionniers étasuniens : colons du Kentucky en proie au fanatisme religieux, pauvres hères exploités dans une mine de l’Idaho ou baseballeurs juifs itinérants confrontés au racisme ordinaire. C’est noir, sale, exalté et beau. (EB)
Pour commander Midgard, t.1 : L’invasion / L’évasion, présentation tête-bêche, Steven Dupré, Casterman, 222 p., 9782203040700.
Deux petits voleurs sont poursuivis par les autorités et obligés de s’exiler… Sauf qu’ils viennent de deux mondes complètement différents : l’un vit chez les Vikings tandis que l’autre habite un vaisseau spatial. Ils vont malgré tout êtres réunis… Mitgard est donc un parfait mélange de science-fiction et d’histoire. Ces deux genres sont d’ailleurs appuyés par la structure narrative du livre ; en effet, ce premier tome, plutôt que, de façon plus traditionnelle, présenter les deux récits de manière entremêlée, est littéralement coupé en deux parties distinctes ! Cela n’enlève rien à la qualité de la lecture, nous laissant au contraire le loisir de bien nous imprégner de chaque intrigue. (MÈN)
Pour commander La saga d’Atlas et Axis, t.1, Pau, Ankama, coll. « Étincelle », 74 p., 9782359101546.
Altas, fringant lévrier afghan, et son fidèle ami Axis se rendent au village pour la fête des chiots. Mais sur place, ils constatent avec horreur que tout a été mis à feu et à sang, et que les survivants du massacre ont été faits prisonniers par les affreux Vikien, ces loups barbares venu du Nord qui ont la réputation de teinter les voiles de leurs navires du sang de leurs victimes. N’écoutant que leur courage, nos deux compagnons partiront à la rescousse de leurs amis et s’exposeront ainsi à bien des périls… Sous une couverture magnifique, ce récit d’heroic fantasy au style cartoon nous happe rapidement grâce à la personnalité de ses héros sympathiques et bien incarnés. Drôle mais parfois aussi assez violente, la saga de ces chiens parlants se veut des plus palpitantes. (HB)
Pour commander Adios Muchachos, Paolo Bacilieri et Matz d’après Daniel Chavarria, Rivages / Caterman / Noir, 124 p., 9782203033467.
Le destin d’un jeune éphèbe, responsable des communications d’un investisseur hollandais, croise celui d’une blonde étudiante plutôt bimbo, alors que lui, son patron et l’homme à tout faire de ce dernier sont à Cuba pour présenter au gouvernement un projet de site touristique de plongée sous-marine. Mais derrière le vernis des apparences et les glaces sans tain, se dissimulent bien des doubles jeux… Un Matz efficace s’adjoint les services du talentueux Bacilieri, vieux routier italien aux mises en page inventives, pour un polar-cocktail ludique, vénéneux et ensoleillé, au charme irrévérencieux. Garçon, un autre ! (EB)
Pour commander En même temps que la jeunesse, Jean Harambat, Actes sud BD, 160 p., 9782742799244.
Pourrait-on songer à concilier rugby, autofiction, géographie et… poésie ? C’est pourtant ce que réussit Harambat dans cet ouvrage totalement inattendu. Avec un trait jeté, à la fois désinvolte et assuré, l’auteur croque quelques instantanés d’une jeunesse au cours de laquelle la pratique en amateur du rugby lui faisait parcourir le monde (France, Argentine, Espagne, Botswana, Irlande, Brésil…) et rencontrer bien des personnages marquants. C’est donc quand le sport rime ainsi avec la vie que la stratégie de jeu se superpose à la poésie. (EB)
Pour commander L’incroyable histoire de la sauce soja, Fumio Obata, La Pastèque, 118 p., 9782922585933.
L’incroyable histoire de la sauce soja n’est que le premier récit de ce recueil de six histoires courtes. Si certains sont en couleurs, d’autres en noir et blanc, et certains complètements muets, ces récits offrent tous des fables contemporaines présentant de façon onirique des critiques sociales autour des sentiments d’appartenance et d’indifférence. Grâce à un dessin dynamique et léger, le lecteur s’immerge complètement dans ces petits mondes où les ovnis carburent à la sauce soja, où l’on s’éveille soudainement en tant que cyclope et où les vraies réponses aux grandes questions ne se trouvent pas dans les petites boîtes… (IM)
Pour commander Tu mourras moins bête, t.1 : La science, c’est pas du cinéma !, Marion Montaigne, Ankama, 255 p., 9782359102208.
En terminant, signalons quelques rééditions essentielles ; tout d’abord, celle de Piero d’Edmond Baudoin (Gallimard), superbe et pénétrant regard jeté sur une enfance fraternelle sous le signe du dessin ; celle de Caricature de Daniel Clowes (Rackham), qui nous rappelle à quel point l’auteur excellait dans l’art tout en subtilités de la nouvelle ; celle en un volume du diptyque intimiste Le cahier bleu / Après la pluie d’André Juillard (Casterman), dont la première partie s’était mérité rien de moins que le Prix du meilleur album à l’édition 1995 d’Angoulême ; et finalement, vingt-six ans plus tard, à l’occasion de la parution spectaculaire d’un second tome, Vue d’artiste, de celle de Les deux du balcon de Francis Masse (Glénat), un des plus délirants et des plus incontournables ouvrages de vulgarisation scientifique jamais parus en bande dessinée.
Mentionnons en outre la parution du premier tome d’une édition intégrale de GTO de Torû Fujisawa (Pika), réjouissante satire sociale et grand classique du shônen manga, où un ex-voyou devenu prof de lycée applique des méthodes pédagogiques pour le moins particulières… Enfin, citons à l’intention des amateurs transis de Peanuts la parution d’un beau livre documentaire fort généreux, Snoopy : Les trésors du chien le plus célèbre du monde (Michel Lafon), et à celle des mordus de théorie, la « suite » de Système de la bande dessinée de Thierry Groensteen : Bande dessinée et narration (PUF). (EB)
Sélection et rédaction de Réjean St-Hilaire, Isabelle Melançon, Marie-Ève Nadon, Hélène Brosseau et Eric Bouchard.
La crème de la littérature jeunesse
ALBUMS
Pour commander Nos amies les bêtes, Léo Rau, ill. de Rascal, Pastel, 32 p., 9782211206914.
Moitié documentaire, moitié récit cocasse, cet ouvrage nous dépeint seize bêtes grâce à des traits d’esprit pertinents et joyeux. Les illustrations sont simplement merveilleuses et pleines de douceur. Un vrai plaisir. (AP)
Pour commander Mon imagier des petits bonheurs, Cynthia Lacroix, ill. de Séverine Cordier, Escabelle, 88 p., 9782361900205.
Chaque double page de ce livre montre un de ces petits bonheurs qu’on éprouve quand on est un enfant : grimper dans le cerisier de Papi, voir des choses dans les nuages ou espionner les grands. Devant cet ouvrage et ses illustrations craquantes, on se souvient de ces petits plaisirs et on voudrait redevenir enfant pour les vivre à nouveau ! (AP)
Pour commander Je n’irai pas, Séverine Vidal, ill. de Cécile Vangout, Frimousse, 24 p., 9782352411062.
Une jeune fille se prépare pour la rentrée des classes. Elle choisit sa tenue, range ses vêtements d’été, joue à la maîtresse avec Zoé. Mais la veille du jour J, elle commence à avoir peur. Elle appréhende les devoirs, les contrôles, et Alex, qui l’embête tout le temps. Dépeignant avec authenticité les joies et angoisses de la rentrée, cet album a une finale qui en surprendra plus d’un ! (JH)
Pour commander Le monde de Théo, Louis Émond, ill. de Philippe Béha, Hurtubise, 40 p., 9782896474394.
Boum ! Il aura suffit d’un boum pour que Théo se retrouve seul en haut de sa montagne. Seul au monde, mais miraculeusement vivant. Que s’est-il passé ? Tant de questions pour si peu de réponses… Mais un jour, Théo prend son courage à deux mains, se construit un « curieux machin » et décide, vaille que vaille, de prendre les airs et de tout quitter pour, peut-être, trouver quelque part une autre âme aussi vivante que lui. Le texte de Louis Émond est superbe et rempli de poésie, et les illustrations de Philippe Béha le sont tout autant. Un duo magique ! (KC)
Pour commander Merci, le vent !, Édouard Manceau, Milan, 24 p., 9782745953582.
Édouard Manceau nous offre un album d’une grande grande simplicité où de petites formes de couleurs sur fond blanc se métamorphosent, de la poule à l’oiseau, de la grenouille à l’escargot… jusqu’à ce que le vent s’en mêle. Ce texte amusant à structure répétitive plaira aux jeunes enfants. Pour faire durer le plaisir des lecteurs, les édition Milan ont mis à leur disposition une page Internet à partir de laquelle les éléments de l’histoire peuvent être imprimés… À nous de devenir le vent ! (KC)
Pour commander Je suis terrible, Élise Gravel, La courte échelle, 30 p., 9782896951802.
Avez-vous rencontré ce nouveau venu dans l’univers d’Élise Gravel ? Il est tout bleu, il a deux grands yeux globuleux, une très très grande bouche et de petites dents qui ne manquent pas de piquant, et même… deux grandes cornes de licorne bien pointues. Bref, un petit monstre tout ce qu’il y a de sympathique, prêt à faire connaissance avec les petits bouts de choux. (RD)
ROMANS
Pour commander Divergence, t.1,Veronica Roth, ADA, 451 p., 9782896674275.
Dans un monde post-apocalyptique, la société s’est divisée en cinq factions destinées à combattre les défauts qui ont conduit le monde à sa perte. Parvenue à l’âge du choix, Béatrice doit se décider entre les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels ou les Érudits. Sa décision l’amènera sur un chemin où le danger est omniprésent, où l’amitié est forte mais peut basculer à tout instant, et où on ne sait si c’est le cœur ou le corps qui souffre le plus de tous les coups reçus au combat. (AP)
Pour commander Avant la peur du loup, Véronique Herbaut, Syros, coll. « Mini Syros. Théâtre à jouer », 42 p., 9782748511550.
Un enfant s’est perdu dans les bois. Cela faisait si longtemps que ce n’était pas arrivé que les arbres s’en réjouissent. Mais cet enfant n’a pas l’air d’avoir peur et il faut bien qu’il soit effrayé, car il pourra ensuite découvrir ce qu’il y avait avant la peur du loup. Courte, drôle, et avec des répliques piquantes, cette mini-pièce de théâtre est un petit bonheur à lire et le sera bien sûr à jouer. Et à ce prix-là, ce serait dommage de s’en passer ! (AP)
Pour commander L’enfant du jeudi, Sonya Harnett, Les grandes personnes, 221 p., 9782361930516.
Au tout début, ce qui surprend, c’est l’atmosphère étrange, qui oscille entre réel et fantastique. Puis l’histoire s’installe, racontée par Harper Flute ; son jeune frère, Tin, un peu sauvage, qui creuse des galeries souterraines sans interruption ; son père, qui réitère les mauvaises décisions ; et sa famille, qui, malgré la misère et les ennuis, est unie par les liens de l’amour et de la solidarité. Car la Grande Dépression sévit en Australie, et les Flute se battent pour survivre sur la terre aride. C’est par une écriture toute en poésie que Sonya Harnett nous raconte la beauté et la rigueur de son pays, la douleur que peuvent ressentir les enfants ostracisés, mais aussi la complicité qui peut réunir une famille. (SD)
Pour commander L’innocent de Palerme, Silvana Gandolfi, Les grandes personnes, 268 p., 9782361930882.
D’abord, ce qui est important de savoir, c’est que ce roman est inspiré de faits réels. On suit en parallèle l’histoire de Santino et Lucio ; l’un habite Palerme, en Sicile, et l’autre vit à Livourne, en Italie. Santino a survécu à un règlement de comptes de la Mafia, et un juge tente de le convaincre de rompre la loi du silence et de témoigner. Lucio, lui, vit avec sa mère et sa petite soeur. Il est pour ainsi dire le chef de famille : c’est lui qui s’occupe de tout, puisque sa mère est incapable de sortir de chez eux. Pourtant, un lien unit ces deux enfants… Gandolfi nous livre une histoire riche en émotions, où les enfants sont forcés à grandir un peu trop vite… (JH)
Pour commander Délinquante, Martine Pouchain, Sarbacane, coll. « Mini-romans », 64 p., 9782848654638.
À quinze ans et trois mois, Edna ressent une excitation folle en prenant des risques à voler, de préférence ce qui est cher. Seule fille de sa bande, elle se doit d’assurer pour gagner l’admiration de ses amis. Jusqu’au jour où Gustave, jeune photographe de seize ans, lui donne rendez-vous pour une séance photo. Mais pour charmer le jeune homme, les exploits d’Edna ne seront pas suffisants. Il faudra bien dès lors assurer…d’une autre façon. Une fois de plus, Martine Pouchain réussit avec des mots justes et percutants à nous saisir et nous emporter d’un souffle. (KC)
Pour commander L’enfant, Colas Gutman, ill. de Delphine Perret, L‘école des loisirs, coll. « Mouche », 37 p., 9782211206136.
Léonard, enfant des villes pour qui la nature est indiscutablement soporifique, s’égare en forêt lors d’une promenade champêtre avec ses parents. Il fait alors la rencontre d’un mouton, d’une vache et d’une poule qui, curieux, le bombardent de questions, voulant à tout prix savoir ce qu’il est et à quoi il sert. Pris au dépourvu, Léonard tente de se dénicher une utilité, mais en vain : se pourrait-il qu’il ne serve à rien ? Cet opuscule rigolo, habile prétexte à une réflexion plus poussée, se déguste avec bonheur. (MSCC)
Pour commander Appelez-moi Ismaël, Michael Gérard Bauer, Casterman, 265 p., 9782203037557.
Voulez-vous rire grâce à des savoureuses répliques ? Voulez-vous connaître le courage, le vrai : celui qui se passe de poings ? Voulez-vous connaitre le pouvoir des mots ? Alors, imaginez une école où il y a un Ismaël Leseur, un jeune garçon qui souffre d’un syndrome rare (en effet, la combinaison du prénom Ismaël et du nom Leseur fait de toute personne un être contaminé par la malchance). Imaginez un lycée où la brute se fait mettre KO à coups de mots cinglants par un nouveau venu pleins de tics. Imaginez faire partie d’une équipe d’éloquence quand vous ne pouvez parler en public. Ou plutôt, arrêtez d’imaginer et lisez ce livre drôle, émouvant et encourageant. (AP)
DOCUMENTAIRES
Pour commander ABC des tracas, Anne-Margot Ramstein et Matthias Arégui, Albin Michel jeunesse, coll. « Albums illustrés », 48 p., 9782226230423.
L’ABC des tracas pose des questions… On y suggère des mots et des maux pour qualifier des images tantôt très symboliques, tantôt plus réalistes ; dans tous les cas, une réflexion s’impose. Une coupe à blanc représente l’Ennui, une banane, la Malchance, un ornithorynque, le quiproquo… Il s’agit donc là d’un abécédaire hors du commun, qui s’apparente davantage à une œuvre poétique sur les états d’âme qu’à un outil pédagogique pour l’apprentissage bien ordonné des 26 lettres vedettes. (ÉT)
Pour commander Le zoo des couleurs, Lois Ehlert, Le Genévrier, 30 p., 9782362900075.
Dans ce livre, l’enfant découvre à chaque double page un animal, une couleur, et une forme en découpe. En tournant la page, on soustrait une forme, et un nouvel animal apparaît. À la fin du livre, on fait un récapitulatif des éléments vu au fil des pages. L’intérêt de ce livre réside dans la transformation de l’image par le retrait d’une forme simple. Grâce à cette particularité, de même que ses couleurs vives, le zoo des couleurs saura captiver l’attention des tout-petits. (JH)
Pour commander Dada, no 167 : Les surréalistes, collectif, Arola, 52 p., 9782358800273.
Les revues d’art Dada ressemblent davantage à une collection d’albums documentaires, tant par la qualité de leur information que par le soin de leur présentation. Dans ce numéro, Christian Nobial et Antoine Ullmann nous offrent un face à face remarquable avec les surréalistes. Sans jamais tomber dans les clichés, l’ouvrage se présente de façon résolument moderne et aborde le mouvement et ses artistes d’une manière concise et particulièrement ludique. Chapeau bas ! (KC)
Pour commander Mon métier, mon oeuvre et moi : Déclinaison du jeu des formes, Anthony Browne avec Joe Browne, Kaléidoscope, 240 p., 9782877677073.
Vous en rêviez, il vient de paraître ! Anthony Browne, l’un des plus grands auteurs de littérature jeunesse, livre tous ses secrets dans ce superbe ouvrage biographique aux nombreuses illustrations et souvenirs de famille. L’aboutissement de toute une vie de création y est livré par la plume de son fils, Joe. L’originalité qui lui est propre et ses thèmes de prédilection y sont mis en lumière avec bonheur. À la question qui brûle toutes les lèvres – pourquoi donc cette figure omniprésente du gorille dans son œuvre ? –, laissez Anthony vous répondre… Touchant et magnifique ! (KC)
Sélection et rédaction d’Aurélie Philippe, Joëlle Hodiesne, Katia Courteau, Rhéa Dufresne, Susane Duchesne, Marie Soleil Cool-Cotte et Élise Tanguay.