Le Délivré

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13 février 2012  par Aurélie Philippe

Délices d’Asie

Quand on pense aux pays asiatiques, la première chose qui nous vient à l’esprit est leurs délicieuses gastronomies. Enfin, c’est la première chose à laquelle moi, je pense ! Mais il faut dire que je suis une insatiable gourmande…

Les écrivains asiates, grâce à une sensibilité et un imaginaire différent, élaborent également de savoureuses recettes. Et comme je suis également très friande de ce genre de plaisirs, je me suis décidée à vous présenter un menu exotique à base d’albums et de romans jeunesse créés avec soin par ces auteurs d’Asie.

LES ENTRÉES

Les recettes à l’encre de chine de Jiang Hong Chen

La légende du cerf-volant, Le démon de la forêt, Lian, Mao et moi, Zhong kui, Le prince tigre, Je ne vais pas pleurer !, Le cheval magique de Han Gan et Petit aigle sont autant de magnifiques albums et d’hommages au pays de l’auteur et illustrateur : la Chine. En effet, la plume et l’imaginaire de Jiang Hong Chen sont fortement inspirés par la culture et l’histoire chinoises.

Prenons par exemple Le cheval magique de Han Gan, l’histoire d’un peintre qui réalise des dessins de chevaux tellement saisissants que l’un d’eux prend vie. Bien sûr, cette histoire est une légende ; mais Han Gan, lui, a véritablement existé au 8e siècle…

Et si Jiang Hong Chen nous fait découvrir une figure de son patrimoine national, il a aussi a réalisé les illustrations de ce livre avec la même technique que celle utilisée à l’époque par Han Gan : en peignant sur soie.

Les douceurs de Komako Sakai

Je ne serai pas très objective pour parler de cette artiste japonaise. La fée des renards, dont elle a été l’illustratrice, a été mon premier coup de cœur d’adulte pour  un album jeunesse. Aujourd’hui, il est malheureusement épuisé, mais, heureusement, l’auteure nous a concocté plein d’autres merveilles… Qu’elle soit seulement illustratrice, comme pour Ne bouge pas!, Dans l’herbe ou encore L’ours et le chat sauvage, ou qu’elle soit auteure et illustratrice, comme pour Un amour de ballon, Écoute-moi ou Jour de neige, on ressent une très belle sensibilité.

Dans Un amour de ballon, où un tout jeune enfant se prend d’affection pour un ballon jaune, on s’étonne de la justesse de Sakai dans la manière avec laquelle elle traite les émotions ressenties par l’enfant, comme si elle en avait gardé l’âme… Et les illustrations tendres sont en juste adéquation avec le texte.

Les en-cas de Kazuo Iwamura

Auteur-illustrateur japonais, Kazuo Iwamura est tout d’abord connu pour les albums de la famille Souris. Dans cette série, l’auteur nous montre une vie simple, près de la nature, où les relations familiales et la transmission du savoir sont importantes. De plus, dans les lieux où cette charmante famille habite, on retrouve toute l’atmosphère de la société japonaise… Mais je ne m’attarderai pas plus longtemps sur cette célèbre famille, ni sur ces bandes dessinées philosophiques tendres où une petite grenouille curieuse se fait beaucoup de réflexions.

Je vais plutôt m’attarder sur La pomme rouge, qui met en scène une petite fille, chose rare pour cet auteur qui nous amuse d’habitude avec ses personnages d’animaux. Ces derniers ne sont pourtant pas loin, puisque la jeune fille va rencontrer un lapin, un écureuil et un ours. Cet album ni incroyable ni sensationnel ressemble davantage à un moment simple mais précieux qui se savoure délicatement. Les dessins tout en nuances de gris sont éclairés par la belle couleur rouge de la pomme et le doux coucher de soleil qui porte en lui l’espoir de voir les graines de ce fruit se métamorphoser un jour en arbre.

LE PLAT DE RÉSISTANCE

Les réjouissances d’Ono Fuyumi

Ono Fuyumi est une auteure japonaise surtout connue pour ses romans Les 12 royaumes, qui ont été adaptés en animé. Cette série comprend douze livres pour huit titres, certains de ces derniers ayant été séparés en deux parties. Les couvertures et les illustrations d’’intérieur sont l’œuvre de la plume délicate d’Akihiro Yamada.

Les 12 royaumes est une série de fantasy extrêmement dépaysante, puisque fortement imprégnée de mythologie et d’atmosphère chinoise. La trame de l’histoire repose sur un monde parallèle séparé en douze royaumes où chaque tête couronnée est choisie par un kirin, animal sacré envoyé par le ciel. La description détaillée du fonctionnement de ce monde, les complots politiques qui l’animent et les nombreux personnages qui y évoluent créent un univers original et dense. La traduction, parfois maladroite dans les premiers volumes, finit par gagner en finesse, à notre plus grand plaisir.

Dans le premier volume (en deux parties), La mer de l’ombre, nous faisons connaissance avec Yoko, qui est le personnage fort de la série sans être la protagoniste principale de tous les romans. Yoko n’est pas de prime abord une héroïne très appréciable : elle est lâche, pleurnicheuse et n’a pas confiance en elle. Néanmoins, cette terne jeune femme va se retrouver projetée dans un monde dont elle ignore les règles. De plus, elle semble être la cible de créatures monstrueuses et ne peut compter que sur elle-même, car les habitants, qui l’accusent d’avoir causé une catastrophe naturelle, lui réservent la peine de mort ! Elle va donc devoir passer par beaucoup d’épreuves et d’états d’esprit différents avant de se trouver ; et si l’imaginaire oriental et la cohérence de l’univers sont des points forts du récit, l’évolution du personnage en est l’intérêt principal.

LES PETITS DESSERTS

Une recette ancestrale

Pour découvrir la littérature asiatique, quoi de mieux que de dévorer L’épopée du roi singe ? Ce conte chinois datant du 16e siècle constitue la première partie du roman mythologique Le voyage en Occident. L’histoire est tellement célèbre en Chine comme au Japon qu’elle connaît de nombreuses adaptations ; Sangoku, personnage principal du manga Dragonball, est d’ailleurs fortement inspiré du personnage de L’épopée. Dans la première partie de ce classique, on découvre donc le roi singe, né d’un œuf engendré par la frappe de la foudre sur un rocher. D’une puissance surnaturelle et armé d’un bâton magique, il ne tarde pas à déranger la tranquillité de l’administration céleste !

Mon petit plaisir

Xiaoying fait le vœu d’épouser celui qui vengera son père, mort de manière infamante. Hors, celui qui la venge n’est autre qu’un animal féroce : le tigre. Pourtant, la fière Xiaoying tient sa promesse et décide de toujours rester auprès de la bête. Écrit au 18e siècle par Shen Qi feng, ce texte possède un charme intemporel, sublimé aujourd’hui par les magnifiques illustrations de Kawa Agata. Il nous plonge dans une Chine ancienne où le merveilleux est possible, comme dans nos « Il était une fois » occidentaux. Tigre le dévoué est une superbe histoire, d’amour et d’honneur, à savourer.

Bien sûr, il y a beaucoup d’autres créateurs asiatiques pratiquant ces recettes littéraires piquantes ou douces qui nous paraissent si délicieusement dépaysantes. Mais il me faut maintenant m’arrêter, même si tous ces merveilleux mets sont garantis sans indigestion. Alors maintenant : à table !

* * *

Le cheval magique de Han Gan, Jiang Hong Chen , 2004, École des loisirs, 37p., 9782211071468*
Un amour de ballon, Komako Sakai, 2005, L’école des loisirs, 44 p., 9782211077668*
La pomme rouge, Kazuo Iwamura, 2010, L’école des loisirs, 60 p., 9782211201025*
Les 12 royaumes : La mer de l’ombre, t.1, Ono Fuyumi, ill. d’Akihiro Yamda, 2007, Milan jeunesse, 320 p., 9782745920454*
Les 12 royaumes : La mer de l’ombre, t.2, Ono Fuyumi, ill. d’Akihiro Yamda, 2007, Milan jeunesse, 320 p., 9782745924605*
L’épopée du roi singe, Cheng’en Wu, adapté par Colette Kahn, 2011, Gallimard-Jeunesse, coll. « Folio junior », 119 p., 9782070626373*
Tigre le devoué, Shen Qifeng, ill. d’Agata Kawa, 2009, HongFei cultures, coll. « Caractères chinois », 28 p., 9782355580116*

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25 novembre 2011  par Aurélie Philippe

La difficulté de ne pas rentrer dans une case

Nous vivons dans une société de normalisation, et ce, depuis toujours. On a eu peur (en vrac) de la « race des femmes », des gens de couleur, des roux, des homosexuels… Bref, de toutes les différences. Heureusement, de nos jours, toutes ces peurs se sont bien atténuées, et c’est peut-être en cela que consiste la civilisation (et la civilité). On est pourtant loin d’être au bout du voyage, surtout quand on voit le mal qu’on a à s’écouter, à être soi-même !

On pourrait penser que les jeunes ont plus de facilité à accepter la différence. Après tout, ils aiment se marginaliser en espérant bien ne jamais ressembler à ces adultes mornes et ennuyeux. Mais, même en marge, ils rentrent dans des cases pré-établies : gothiques, geeks, sportifs, chichiteuses, skateurs et tant d’autres. Comme pour donner raison aux films pour adolescents (plus ou moins réussis).

Dans cette série de deux articles consacrés aux fictions qui disent l’importance d’être soi-même, cette première partie s’intéressera aux personnages décalés, aux originaux, à ceux qui vivent dans l’imaginaire ; à ceux qui ont le courage de briser les normes en allant danser sous la pluie, en décidant, pour un homme, d’avoir les cheveux longs et d’en supporter les moqueries. Ou encore, à ceux qui, en respectant la règle « Tant que personne n’est lésé, fais ce qui te plaît », sont eux-mêmes et ne se soucient guère du regard des autres.

Pas toujours facile d’être soi !

Stargirl est l’exemple parfait qui illustre mon propos. Son héroïne ne ressemble à personne et l’assume parfaitement… contrairement aux personnes qu’elle aborde pour leur souhaiter un joyeux anniversaire avec un ukulélé ! Tour à tour rejetée, adulée, détestée et idéalisée, Stargirl reste pourtant la même dans chacune de ces situations. Léo en tombe amoureux… Alors pourquoi veut-il, lui aussi, que cette fille étincelante se normalise ?

Dans Le club des inadaptés, une bande d’amis se savent marginaux, mais comment croire que le plus gentil d’entre eux se soit fait tabasser parce qu’il portait une cravate et des belles chaussures ?  Et, surtout, comment vivre après le drame qui a frappé fort dans l’esprit de la victime comme dans ceux de ses amis ? La réponse est aussi étonnante que les personnages.

Il n’est pas toujours évident d’être fidèle à soi-même et à ses convictions. Jean est tellement intraitable qu’on le surnomme Jean l’impitoyable ! Au départ, Jean est un parfait élève qui n’a que des amis et qui range sa chambre. Il refusera pourtant le grand honneur d’être celui qui portera le gâteau à la fête du grand prix. L’incompréhension de tous se transformera en une telle rancœur que Jean sera envoyé en prison…

L’héroïne de la bande dessinée Les nombrils fait face à un autre genre de difficulté : comment être soi-même si on ne sait plus qui on est ? Après s’être faite trop longtemps manipuler, Karine devient sûre d’elle et s’affirme. Mais à quel point ce changement est-il influencé ? Et quelle est la vraie Karine, l’ancienne ou la nouvelle ?

Cela vaut pourtant le coup !

Dans le manga Elle et lui, Yukino fait tout pour être appréciée, mais pour cela, elle cache son véritable caractère (ce principe d’un mode on et d’un mode off sera d’ailleurs repris plus tard dans la série Switch girl). Ainsi, cette façade lui permet d’être adulée par tous, de se nourrir d’une adoration, de se « sentir bien ». Mais sa vraie personnalité est découverte par son rival, qui menace de la dévoiler à tous… Yukino devra alors changer de stratégie et chercher à se faire apprécier pour ce qu’elle est vraiment. Bonne idée : elle se fera ainsi son premier véritable ami. Et qui sait si ça n’ira pas plus loin !

Ismaël va quant à lui voir sa vie se transformer avec l’arrivée de James Scobie, un jeune garçon au physique plus qu’insignifiant. Celui-ci, au lieu de devenir le souffre-douleur de l’école, deviendra un personnage totalement intouchable, car apprécié. En effet, loin de se laisser intimider, le nouvel arrivant tiendra tête, avec ses paroles, au mini-dictateur des lieux et gagnera les suffrages. Ismaël se laissera influencer par le courage de James  et par son pouvoir étonnant : celui des mots. Notre héros, dont tous moquent le nom, pourra bientôt affirmer : Appelez-moi Ismaël.

Nous pouvons facilement nous laisser aveugler par la magie du Secret de Térabithia, mais il ne faudrait pas passer à coté des autres forces de ce livre, qui nous dit que, grâce à notre imagination et à nos passions, nous pouvons voir plus loin que nos peurs et nos idées préconçues. Être soi-même, c’est réfléchir sur soi, mais aussi sur le monde…

Pour finir, Je m’appelle Catherine ! est l’histoire d’une petite fille dont le prénom est souvent transformé, mais qui refuse d’être la Cathy ou la Cat’ des autres… Elle est Catherine toute entière, sa personnalité l’est tout autant, et elle le crie bien fort.

Retrouvez bientôt la suite de cette réflexion, alors que le second article s’attardera à ces romans d’anticipation dépeignant les dérives que peuvent entraîner des sociétés trop conformistes…

* * *

Pour commander Stargirl, Jerry Spinelli, Flammarion, coll. « Tribal », 270 p., 9782081620087.
Pour commander Le club des inadaptés, Martin Page, L’école des loisirs, coll. « Médium », 72p, 9782211201575.
Pour commander Jean l’impitoyable, Florence Seyvos, L’école des loisirs, coll. « Mouche », 9782211087551.
Pour commander Les nombrils, t.5 : Un couple d’enfer, Delaf et Maryse Dubuc, Dupuis, 9782800150222.
Pour commander Appelez-moi Ismaël, Michaël Gérard Bauer, Casterman, 23.95$, 265p., 9782203037557.
Pour commander Le secret de Térabithia, Katherine Paterson, Livre de poche jeunesse, 188 p., 9782013225854 .
Pour commander Je m’appelle Catherine !, Annika Dunklee, ill. de Matthew Forsythe, Scholastic, 32 p., 9781443111607.

*  La série Elle et lui de Masami Tsuda (Tonkam) est malheureusement épuisée, mais elle se trouve toujours en bibliothèque !


9 septembre 2011  par Aurélie Philippe

Le dernier voyage

Il existe un sujet difficile à aborder : celui de la mort… J’aurais pu utiliser le mot deuil, mais le mot mort est plus exact : plus abrupt, plus difficile, plus soudain. Ce mot a une signification forte qui nous remplit de peur et d’incompréhension. Malgré cela, bon nombre d’albums jeunesses abordent le sujet avec beaucoup de justesse, de sensibilité et de sagesse.

Le deuil par la zoothérapie

Il y a les albums qui choisissent d’incarner leurs personnages par des animaux pour créer une distance sécuritaire.

Ainsi dans Lucie est partie, l’héroïne est une cane du nom de Zelda qui refuse de comprendre que si son amie la tortue est partie, c’est pour toujours. Avec ses mots et ses illustrations tout en douceur, cet album se met à la portée des enfants dès trois ans.

Au revoir, blaireau mérite d’être qualifié de classique. Susan Varley parle admirablement de la vie après la mort, de celle qui a lieu dans le cœur des gens qui sont restés. Ainsi, Blaireau a laissé à tous ses amis de beaux souvenirs, mais également son savoir.

Dans L’ours et le chat sauvage, qui comprendra le chagrin de l’ours si ce n’est une personne qui a déjà surmonté le même drame ? Presque poétique, ce livre touche là où il faut et avec force. Le noir et blanc des illustrations est parfois adouci ingénieusement d’une touche de rose, touche d’espoir.

La Mort, avec un M majuscule

Certains ouvrages parlent de la Mort, cette Damoiselle faucheuse, parfois bien seule et mal comprise. Avec La visite de la petite mort, nous nous rendons compte que la Mort fait seulement son inéluctable travail. Et nous serons ravi pour elle lorsqu’elle se fera enfin une amie !

Dans Au creux de la noisette, un jeune garçon enferme la Mort pour l’empêcher de prendre la vie de sa mère. Mais le monde se détraque car là où il n’y a pas de mort, il ne peut avoir de vie.

Le deuil de plein fouet

D’autres sont bien plus directs et abordent sans détour la perte d’un être cher. Dans les pages d’Un nœud à mon mouchoir, c’est un merveilleux grand-père qui disparait de la vie d’un jeune garçon. Un grand-père qui construisait des bateaux de pirates ou des cabanes dans le salon, avec des balais et des draps. Un grand-père qui faisait toujours un nœud à son mouchoir pour se souvenir de faire plaisir à son petit-fils. Ici, encore une fois, on aborde le thème de la transmission. Certes le jeune garçon est riche de souvenirs heureux, mais également d’une force qui le soutiendra toute sa vie. De plus, il gardera le fameux mouchoir de son grand-père, pointe de rouge qui illumine les touchantes illustrations de ce livre.

Rouge est l’album La croûte. Rouge sang, rouge colère, rouge douleur. Là, un petit bonhomme doit faire face la perte de sa mère mais également au chagrin de son père. Cela fait beaucoup pour un seul petit garçon, surtout lorsqu’il a en plus une croûte au genou…

Faire face et survivre

Sinon, quand quelqu’un meurt, il faut faire attention de ne pas se laisser mourir à son tour. Le cœur & la bouteille parle d’une jeune fille qui, devant un fauteuil vide, va enfermer son cœur dans une bouteille pour ne plus souffrir. Mais il vient un jour où elle aimerait bien rallumer ses envies et sa curiosité… Comment s’y prendra-t-elle alors pour sortir son cœur de cette satanée bouteille ?

Il faut le dire aux abeilles aborde le sujet de façon complète et avec beaucoup de psychologie. Différent des autres titres, ce livre se démarque par le fait que le texte n’est pas accompagné d’illustrations, mais de photos champêtres et rassurantes. Un livre pour les enfants, mais aussi pour leurs parents…

Toute mort est injuste, incompréhensible et cruelle. Aussi est-il essentiel d’en parler, d’évacuer le chagrin, de savoir qu’un jour on ira mieux… Car ceux qui sont partis voudraient sûrement voir nos sourires plutôt que nos pleurs.

Mais parler de la mort, c’est également parler de la vie. À quoi ça sert de vivre si on meurt à la fin ?, dans lequel une petite fille recueille la raison de vivre de tous ses proches, le fait magnifiquement. Car aucune réponse n’est la même… Car chaque vie est unique et c’est ce qui la rend belle.

* * *

Lucie est partie, Sebastian Loth, NordSud, 22,95$, 9783314200274
Au revoir blaireau, Susan Varley, Gallimard jeunesse, 22,50$, 9782070561995
L’ours et le chat sauvage, Kazumi Yumoto, École des loisirs, 21,95$, 9782211095181
La visite de la petite mort, Kitty Crowther, Pastel, 18,95$, 9782211071321
Au creux de la noisette, Muriel Mingau, Milan jeunesse, 22,95$, 9782745915863
Un noeud à mon mouchoir, Bette Westera, Milan jeunesse, 22,95$, 9782745907356
La croute, Charlotte Moundlic, Flammarion, 19,95$, 9782081208551
Le coeur & la bouteille, Oliver Jeffers, kaléidoscope, 22,50$, 9782877676571
Il faut le dire aux abeilles, Sylvie Neeman, Joie de lire, 19,95$, 9782889080762
À quoi ça sert de vivre si on meurt à la fin ?, Emmanuelle Piquet, Sarbacane, 24,95$, 9782848654164



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