Le Délivré
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30 octobre 2009  par Le délivré

Lectures de peur (3) : frissons garantis !

Les romans d’épouvante sont depuis longtemps l’apanage de nombre de lecteurs. Qui ne connaît pas les grands classique du genre, tels Dracula de Bram Stoker, Frankenstein de Mary Shelley ou Le Horla de Guy de Maupassant ? Et que dire des auteurs comme Edgar Allan Poe, Howard Philipp Lovecraft et Stephen King, dont les œuvres ont su marquer l’imaginaire populaire ? Mais qui les a vraiment lus ? Aussi, profitons de l’Halloween pour oser ouvrir les pages de ces livres qui font frémir de terreur…

Néanmoins, la littérature générale n’est pas la seule à receler de bonnes histoires de peur… On en trouve aisément en littérature jeunesse et en bandes dessinées. Nous vous proposons donc d’en découvrir quelques-unes afin d’amplifier toujours plus l’angoisse lors de cette journée fatidique du 31 octobre !

EN LITTÉRATURE JEUNESSE…

Coraline, Neil Gaiman, Albin Michel jeunesse, coll. «Wiz », 2003, 152 p.

Une jeune fille découvre dans sa nouvelle maison une porte condamnée donnant sur un monde parallèle identique au sien, où les copies de ses parents ont des boutons cousus à la place des yeux. Ceux-ci, désirant retenir la jeune fille auprès d’eux contre son gré, enlèveront ses vrais parents pour la faire changer d’avis…

Les chats, Marie-Hélène Delval, ill. de François Roca, Bayard jeunesse, 2005, 154 p.

Quoi de plus banal qu’un chat noir, comme celui que Sébasto trouve posté, un matin, devant la maison de Da, son grand-père adoptif ? Pourtant, l’animal le met mal à l’aise. Peut-être à cause de l’étrange éclat métallique luisant dans son regard ? Lorsqu’un deuxième chat apparaît, puis un troisième, l’inquiétude s’installe et se mue bientôt en peur…

La bibliothèque de minuit t.1 : Les voix, Nick Shadow et Shaun Hutson, Nathan jeunesse, 2006, 188 p.

Collection de trois nouvelles à glacer le sang… Depuis quelques jours, Kate entend des voix. Serait-ce à cause des antennes de téléphonie mobile installées un peu partout? Peut-être. Mais ce qui est vraiment étrange, c’est que la jeune fille entend des conversations…qui n’ont pas encore eu lieu !

Les démoniaques t.1 : La nuit des ombres, Simon Holt, Hachette jeunesse, 420 p.

Les Vores se nourrissent de la peur, de vos peurs. Méfiez-vous et prenez garde à ne pas vous faire prendre par ces créatures infernales qui, lors du solstice d’hiver, prennent possession de votre corps et de votre âme. Ces êtres avide de chaleur et de lumière, Margot va en faire l’expérience, ou plutôt son petit frère, Henry. Elle s’engage alors dans une course contre la montre pour  le sauver, mais peut-on vraiment vaincre l ‘incarnation de la Peur? L’angoisse et l’attraction grandissent au fur et à mesure de la lecture, de la découverte de la terrible chose qu’est devenue le petit Henry. Un roman de peur qui entremêle habilement suspense, action, psychologie, et angoisse, bien entendu.

Le premier tome de la série est un moment de frisson délicieux ; il y règne une atmosphère dangereusement envoûtante et dévorante. À lire avec précaution….

Les mystères d’Harris Burdick, Chris Van Allsburg, L’École des loisirs, 1984, 32 p.

Jamais nous ne connaîtrons les histoires complètes d’Harris Burdick ! La disparition de ce dernier reste à ce jour un mystère complet. Seuls quatorze dessins, chacun accompagné par un titre et un sous-titre, ont été récupérés par un éditeur. La tâche de donner vie à ces quatorze histoires bizarres et inquiétantes revient à chaque lecteur qui osera bien s’aventurer dans Les mystères d’Harris Burdick.

(Choix réalisés par Susane Duchesne et Alice Liénard)

EN BANDES DESSINÉES…

Les mythes de Cthulhu, Alberto Breccia d’après H.P. Lovecraft, Rackham, coll. « Jolly Joker », reed. 2008, 128 p.

Quand un grand maître de la bande dessinée rencontre un grand maître du fantastique ! Si le tour de force de Lovecraft était de susciter la peur sans jamais tomber dans la description, en demeurant dans le non-dit, Breccia livre une adaptation inspirée de Cthulhu, par une figuration jouant sur les limites de l’abstraction. Du grand art.

L’ombre du cinéphage (3 tomes), Laurent Gnoni et Jean-Charles Gaudin, Soleil, 2004-2007, 48 p. ch.

Un jeune passionné de cinéma fantastique se voit offrir un contrat en or : être logé chez un réalisateur de films d’horreur dont il admire le travail pour classer et archives ses bobines. Mais la ressemblance avec des personnes réelles est-elle réellement fortuite dans ces vieux films ? Hommage appuyé à la culture des films de série B.

Veillée funèbre, Jérôme Lereculey et Martine Muller, Delcourt, coll. « Terres de légendes », 2009, 46 p.

En Ukraine, un étudiant en philosophie est mandé par un riche seigneur pour veiller le corps de sa fille mourante. Tandis que les messagers lui font comprendre qu’il lui est impossible de refuser, le jeune homme ignore encore qu’il s’apprête à vivre trois nuits de cauchemar…

Dolorès, Anne Baltus, François Schuiten et Benoît Peeters, Casterman, 1993, 70 p.

Une star du cinéma demande à un maquettiste de reproduire à l’échelle sa somptueuse villa. Mais le modéliste est amoureux d’elle et la minutie avec laquelle il accomplit sa tâche tourne à l’obsession, et l’actrice deviendra le jouet d’un dément où réalité et fiction se confondent…

(Choix réalisés par Eric Bouchard)

* * *

En terminant, une proposition de Marie-Douce à des lieues des habituels vampires et autres monstres en tout genre : le beau livre intitulé Abysses, de Claire Nouvian (Fayard) où l’on découvre des créatures horrifiques plus-vraies-que-nature !

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