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10 septembre 2010  par Le Délivré

Questionnaire d’auteur : Nicolas Langelier

Objet : un questionnaire d’auteur, quelque part entre ceux de Proust et de Pivot. Contenu : une quarantaine de questions, générales ou indiscrètes. Consigne : choisissez-en une dizaine, celles qui vous interpellent. Notre invité littérature pour le mois de septembre : Nicolas Langelier.

Enfant, que lisiez-vous ?

Surtout des bandes dessinées, et en grandes quantités. J’ai lu au complet la plupart des grandes séries européennes : Astérix, Tintin, Spirou et compagnie, bien sûr, mais aussi Michel Vaillant, Buck Danny, Yoko Tsuno, Blake et Mortimer, Alix, etc. Beaucoup   de Livres dont vous êtes le héros, aussi, ce qui a peut-être eu une influence sur Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles

Quel genre de lecteur êtes-vous ?

Je lis beaucoup, toute la journée. Beaucoup (trop) sur l’ordinateur, évidemment, mais   j’ai aussi toujours au moins un roman et un essai en cours. Et plusieurs magazines en même temps. Lire en mangeant est l’un de mes grands plaisirs dans la vie, au grand dam de ma blonde…

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

Je suis au milieu de Freedom, le nouveau Jonathan Franzen. Un grand livre qui me redonne espoir dans la forme romanesque traditionnelle.

Avez-vous un lieu privilégié pour créer ?

Malheureusement, ma création se fait surtout devant mon ordinateur, à Montréal. Je dis « malheureusement » parce que je pense que ce n’est pas l’endroit le plus favorable. Si je le pouvais, je ferais toute ma création à la campagne, loin d’une connexion internet. Ce que j’ai d’ailleurs fait à plusieurs reprises lors de l’écriture de mon livre. Jusque dans un ermitage sans électricité, en plein hiver !

Comment est né votre livre ?

Du désir de mettre par écrit les émotions qui m’avaient habité, suite au décès de mon père et par rap- port à ma vie en général. La forme, mélange de fiction, d’essai et de parodie de livre de psycho-pop, s’est progressivement imposée, sans que je me pose trop de questions à ce sujet.

Outre la littérature, quelle forme d’expression vous intéresse ?

Ma première formation est dans le domaine du design graphique, et c’est un forme d’expression qui m’a longtemps passionnée. Ma seconde formation est en télévi- sion, et je sais que je vais revenir à ce domaine un jour, peut-être par l’écriture d’une série dramatique ou la conception d’un magazine télé. Et puis il y a bien sûr l’écriture de type journalistique, qui m’a surtout occupée, depuis 10 ans.

Quel est d’après vous l’avenir du livre et de l’imprimé ?

Le livre a un avenir au-delà de l’imprimé, je n’ai aucun doute là-dessus ; reste à voir quelle forme cela prendra. Cela dit, l’imprimé est loin d’être mort lui-même. Il a encore de très belles années, voire décennies, devant lui.

Y a-t-il une citation qui vous interpelle ?

Il y a une phrase de David Foster Wallace que j’aime beaucoup. Vous m’excuserez, elle est en anglais :

David Foster Wallace. Son roman « Infinite Jest », considéré en 2005 par Time Magazine comme l'un des 100 meilleurs romans anglophones publiés depuis 1923, n'est toujours pas traduit en français.

« I’ve gotten convinced that there’s something kind of timelessly vital and sacred about good writing. This thing doesn’t have that much to do with talent, even glittering talent… Talent’s just an instrument. It’s like having a pen that works instead of one that doesn’t. I’m not saying I’m able to work consistently out of the premise, but it seems like the big distinction between good art and so-so art lies somewhere in the art’s heart’s purpose, the agenda of the consciousness behind the text. It’s got something to do with love. With having the disci- pline to talk out of the part of yourself that can love instead of the part that just wants to be loved. »

Je pense que c’est une belle citation à garder en tête, pour un auteur…

Merci, Nicolas Langelier.

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