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26 juillet 2016  par nos libraires

Un avant-goût de la rentrée littéraire étrangère – Automne 2016

Les éditeurs français nous annoncent une petite rentrée littéraire – 560 nouveaux romans à peine! Voici quelques-uns des titres qui ont retenu notre attention à ce jour.

Éditions Actes Sud

Écoutez nos défaites, Laurent Gaudé, 8 août 2016, Éditions Actes Sud, 256 p., 9782330066499

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

Les insatiables, Gila Lustiger, 11 octobre 2016, Éditions Actes Sud, 384 p., 9782330066598

L’ADN du meurtrier présumé d’une prostituée, morte depuis 27 ans, a été retrouvé ; le journaliste doit être bref et discret pour relater cette résolution de crime. Son intérêt éveillé, Marc Rappaport mène une enquête qui confirme la concurrence entre intérêts politiques et enjeux économiques.

Les Parisiens, Olivier Py, 20 septembre 2016, Éditions Actes Sud, 400 p., 9782330066536

Rastignac d’après le désenchantement, Aurélien ne croit en rien mais veut tout. La gloire, le scandale, la liberté, tout casser et tout réinventer, connaître l’ivresse du plaisir et toucher du doigt la beauté comme on vole un baiser. Et ce tout ineffable et concret, c’est Paris qui le détient, c’est Paris qui le lui donnera. Entre intrigues et orgies, quête du pouvoir et tentations mystiques, sur fond de combats militants ou intimes, Les Parisiens organise la collision du grandiose et du dérisoire en suivant la trajectoire aussi tragique que burlesque parfois, de quelques étoiles filantes dans le ciel parisien.

Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, Salman Rushdie, 16 septembre 2016, Éditions Actes Sud, 352 p., 9782330066604

Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits est un conte merveilleux qui interroge notre vie contemporaine à la lumière de l’histoire et de la mythologie. Échappés de leur univers aussi fabuleux qu’ennuyeux, des djinns viennent mêler leur immortalité fascinée à la finitude des hommes, et partager la folle aventure de leur active et permanente déraison. À la fois inspirée par une tradition narrative deux fois millénaire et enracinée dans les multiples préoccupations du temps présent, portée par une langue où l’épique le dispute au comique et la légende à la méditation philosophique et politique, une fiction fastueuse et envoûtante, d’une puissance narrative et imaginaire à couper le souffle.

Éditions Albin Michel

Brève histoire de sept meurtres, Marlon James, 12 septembre 2016, Éditions Albin Michel, 750 p., 9782226324054

Partant des événements et personnages entourant la tentative d’assassinat en décembre 1970 de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société à la Jamaïque comme aux Etats-Unis. Man Booker Prize 2015.

Le bazar des mauvais rêves, Stephen King, 3 octobre 2016, Éditions Albin Michel, 550 p., 9782226319418

Un recueil de nouvelles auscultant les paradoxes de l’Amérique et abordant des thèmes tels que les souffrances individuelles et collectives, la vieillesse et la mort, la culpabilité, etc.

La mort nomade, Ian Manook, 3 octobre 2016, Éditions Albin Michel, 450 p., 9782226325846

Yeruldelgger, commissaire de police à Oulan Bator, souhaitait prendre une retraite bien méritée mais ce sera pour plus tard : un enlèvement, un charnier, un géologue français assassiné et une empreinte de loup marquée au fer rouge sur les cadavres de quatre agents de sécurité requièrent ses services. Une plongée dans les malversations des compagnies minières et les traditions ancestrales mongoles.

Riquet à la houppe, Amélie Nothomb, 12 septembre 2016, Éditions Albin Michel, 160 p., 9782226328779

Un clin d’oeil au conte de Charles Perrault.

L’homme qui voyait à travers les visages, Éric-Emmanuel Schmitt, 10 octobre 2016, Éditions Albin Michel, 300 p., 9782226328830

Charleroi, les attentats meurtriers s’enchaînent, imputés à des groupes religieux. Augustin, apprenti journaliste tente de démontrer son professionnalisme en menant l’enquête selon ses propres critères de lecture de personnalité des protagonistes. Fou ou sage, il voit à travers les visages, percevant ce qui hante ou motive les hommes.

Comment tu parles de ton père, Joann Sfar, 10 octobre 2016, Éditions Albin Michel, 180 p., 9782226329776

Parce qu’il culpabilise de ne pas accorder assez de prières au repos de son père, l’auteur dessine le portrait de cet homme qu’il admire et craint, esquissant le contexte familial défini très tôt par le vide laissé par le décès de sa mère.

Nous les chats, Bernard Werber, 3 octobre 2016, Éditions Albin Michel, 300 p., 9782226392053

Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs enseigne à Bastet, jeune chatte Montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.

Éditions Denoël

Le dentier du maréchal, madame Volotinen et autres curiosités, Arto Paasilinna, 3 octobre 2016, Éditions Denoël, 304 p., 9782207130179

L’histoire de deux êtres farfelus et attachants : Volomari Volotinen trouve l’âme soeur en Laura Loponen qui, à plus de 40 ans, s’était faite à l’idée de finir vieille fille. Volomari est également un collectionneur passionné, loufoque, aux goûts éclectiques : touffe de poils pubiens préhistoriques, dentier d’un maréchal, authentique clavicule du Christ datée de 700 ap. J.-C., etc.

Éditions Flammarion

Le vieux saltimbanque, Jim Harrison, 11 octobre 2016, Éditions Flammarion, 144 p., 9782081313101

Dans un récit à la troisième personne, l’auteur revient sur des épisodes marquants de sa vie : souvenirs d’enfance, mariage, amours et amitiés, pulsions sexuelles, plaisirs de la table, alcools, drogues, etc.

Soyez imprudents les enfants, Véronique Ovaldé, 16 août 2016, Éditions Flammarion, 352 p., 9782081389441

Alors qu’elle a 13 ans, Atanasia Bartolome a comme une révélation devant une toile du peintre Roberto Diaz Uribe. Elle découvre qu’il est un cousin de son père et souhaite savoir ce que cherche à lui dire ce peintre, qui a disparu un jour comme tous les ancêtres Bartolome. La jeune fille décide de partir elle aussi explorer le vaste monde.

Babylone, Yasmina Reza, 6 septembre 2016, Éditions Flammarion, 300 p., 9782081375994

Un homme en costume cravate et aux cheveux blancs est contre un mur dans la rue avec un air effrayé.

Éditions Gallimard

Romanesque, Tonino Benacquista, 2 septembre 2016, Éditions Gallimard, coll. Blanche, 240 p., 9782070197866

Un couple de Français en cavale aux Etats-Unis se rend dans un théâtre pour voir un classique. La pièce raconte comment, au Moyen Age, un braconnier et une glaneuse amoureux refusent de se soumettre aux lois et sont condamnés à mort. Peu à peu, les spectateurs recherchés par la police se confondent aux personnages sur scène.

Numéro 11 : quelques contes sur la folie des temps, Jonathan Coe, 3 octobre 2016, Éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 9782070178391

Rachel et Alison, 10 ans, sont intriguées par l’habitante du 11, Needless Alley. La mère d’Alison, en attendant de percer dans la chanson, se réfugie dans le bus 11. Quelques années plus tard, Rachel travaille pour les richissimes Gunn, qui ont fait bâtir onze étages sous leur immense demeure. Une satire sociale et politique sur le monde contemporain, construite autour du chiffre onze.

Livre pour adultes, Benoît Duteurtre, 18 août 2016, Éditions Gallimard, coll. Blanche, 9782070145768

Inspiré par la mort de sa mère, l’écrivain mélange dans son roman autobiographie, essai et fiction. Evoquant l’évolution vers l’âge adulte, il évoque les transformations d’un village de montagne, quelques dames âgées et les aventures d’un journaliste dans le monde contemporain.

La cheffe : roman d’une cuisinière, Marie Ndiaye, 3 octobre 2016, Éditions Gallimard, coll. Blanche, 9782070116232

Le narrateur relate la vie de la cheffe, une cuisinière installée à Bordeaux dont il fut l’assistant. Il raconte son enfance dans une famille d’ouvriers agricoles, l’ouverture de son restaurant, son adolescence, ses premières expériences culinaires, ses employeurs et la déroute de son établissement suite à l’application de règles absurdes par sa fille après son école de commerce.

Judas, Amos Oz, 25 août 2016, Éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 9782070177769

À Jérusalem, en 1959, Shmuel est sur le point de renoncer à ses études faute d’argent lorsqu’il tombe sur une petite annonce qui attire son attention. Un vieil homme est à la recherche d’un garçon de compagnie pour lui faire la lecture et la conversation en échange d’un petit salaire et d’un logement. Shmuel rencontre ainsi Gershom Wald, passionné par l’histoire du sionisme et la question arabe.

L’insouciance, Karine Tuil, 2 septembre 2016, Éditions Gallimard, coll. Blanche, 528 p., 9782070146192

En 2009, le lieutenant Romain Roller rentre d’Afghanistan après avoir vécu une liaison passionnée avec la journaliste et romancière Marion Decker. Souffrant d’un syndrome post-traumatique, son retour en France auprès de sa femme et de son fils se révèle difficile. Il continue à voir Marion, jusqu’à ce qu’il découvre qu’elle est l’épouse du grand patron de presse François Vély.

Éditions Gallmeister

Amour monstre, Katherine Dunn, 18 août 2016, Éditions Gallmeister, coll. Americana, 472 p., 9782351781142

Al et Lil Binewski ont engendré, à l’aide d’amphétamines et de radiations, une brochette de phénomènes de foire. L’ambitieux Arturo est doté de nageoires, Iphy et Elly sont des soeurs siamoises, Oly est naine, bossue et albinos. Un roman qui mélange suspense et humour, cruauté et tendresse, interrogeant les notions de monstruosité et de normalité.

Aquarium, David Vann, 3 octobre 2016, Éditions Gallmeister, coll. Nature writing, 280 p., 9782351781173

Caitlin, 12 ans, vit avec sa mère dans la banlieue de Seattle. Pour échapper à son quotidien, elle visite chaque soir un aquarium, où elle se lie peu à peu d’amitié avec un vieil homme. Un jour, elle découvre que sa mère le connaît et qu’un lien secret les unit. Un roman sur l’amour, la jeunesse et les blessures du passé.

Éditions Grasset

L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi, 24 août 2016, Éditions Grasset, 304 p., 9782246861423

À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l’un près de l’autre, chacun perdu au fond de sa solitude. Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d’Or, raconte à Yannis les grands mythes de l’Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits…  Un projet d’hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ? Lequel des deux projets l’emportera ? Alors que l’île s’interroge sur le choix à faire, d’autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l’amitié bouleversante qui s’installe entre l’enfant autiste et l’homme vieillissant.

L’innocent, Christophe Donner, 31 août 2016, Éditions Grasset, 216 p., 9782246861065

Début des années 1970. Christophe entre dans l’adolescence, bercé par les idées révolutionnaires de ses parents divorcés et happé par la découverte angoissante d’une sexualité obsessionnelle. De Paris à Saint-Tropez, en passant par la Tunisie, l’adulte qu’il est devenu égraine un à un les souvenirs de cette jeunesse douce-amère à travers le prisme de ses aventures sexuelles.

California girls, Simon Liberati, 24 août 2016, Éditions Grasset, 342 p., 9782246798699

Los Angeles, 1969. Charles Manson fanatise une bande de hippies, que soudent drogue, sexe, rock’n roll et vénération envers le gourou. La nuit du 8 août, sur les hauteurs de la ville, téléguidés par Manson, trois filles et un garçon tuent cinq personnes, dont Sharon Tate, l’épouse de R. Polanski enceinte de huit mois, transpercée de seize coups de baïonnette.

 Le monde est mon langage, Alain Mabanckou, 31 août 2016, Éditions Grasset, 320 p., 9782246802198

Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, haïtiens ou français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. J.M.G. Le Clézio, un inconnu de La Nouvelle-Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirale devant deux posters du Che Guevara, bien d’autres encore. Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.

Crépuscule du tourment, Léonora Miano, 24 août 2016, Éditions Grasset, 288 p., 9782246854142

Dans un pays d’Afrique subsaharienne, quatre femmes s’adressent au même homme, Dio : Madame, sa mère ; Amandia, la femme à qui il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal ; Ixora, celle avec qui il a choisi de vivre parce qu’il ne l’aimait pas ; Tiki, sa soeur qui est partie vivre en Europe. Elles portent toutes quatre le double fardeau de la colonisation et d’une féminité asservie. Prix Femina 2013.

Éditions Julliard

L’absente, Lionel Duroy, 26 septembre 2016, Éditions Julliard, 360 p., 9782260029229

Après le départ de sa femme, Augustin part en voiture avec les objets dont il ne peut se passer. Il parcourt la France et ses souvenirs. Près de Bordeaux, il se fait embaucher dans le château de sa famille. C’est pour lui l’occasion de reconstituer l’histoire de sa mère, qu’il a fuie toute sa vie puis enterrée sans chagrin. Au gré de ses découvertes, son regard sur elle va changer.

Dieu n’habite pas la Havane, Yasmina Khadra, 26 septembre 2016, Éditions Julliard, 312 p., 9782260024217

Juan del Monte Jonava dit Dom Fuego, la cinquantaine passée, chante dans les cabarets de La Havane. Sa vie est bouleversée par sa rencontre avec Mayensi, une jeune fille qui a fui son village. Malgré leur différence d’âge et la méfiance que Mayensi nourrit à l’égard des hommes, il en tombe follement amoureux. Mais il sait que ce bonheur n’est que de courte durée.

Ce vain combat que tu livres au monde, Fouad Laroui, 26 septembre 2016, Éditions Julliard, 216 p., 9782260029366

Ali, marocain de naissance, est un brillant ingénieur. Avec Malika, ils vivent heureux à Paris jusqu’au jour où Ali perd son travail : l’entreprise l’a écarté d’un dossier sensible à cause de ses origines. Livré à lui-même, le jeune home bascule dans le désespoir puis dans l’extrémisme. Une exploration des mécanismes qui mènent à la radicalisation.

 En Suède, lors de l’abattage annuel des rennes, les éleveurs du clan Balva découvrent des ossements humains dans l’enclos, au pied de la montagne rouge. Klemet et Nina sont chargés de l’enquête. Au même moment, le clan est opposé à un groupement de fermiers et de forestiers dans un procès destiné à révéler qui était présent en premier, déterminant ainsi le droit à la terre.

Sybille, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Craignant d’avoir tout raté, elle décide d’empêcher son fils Samuel de réaliser les mêmes erreurs. Elle organise alors un voyage de plusieurs mois avec lui à cheval, dans les montagnes du Kirghizistan.

Éditions de l’Olivier

La succession, Jean-Paul Dubois, 22 août 2016, Éditions de l’Olivier, 240 p., 9782823610253

Paul Katrakilis est le petit-fils d’un des médecins de Staline, Spyridon, qui a fui l’URSS en emportant avec lui un fragment du cerveau du dictateur et s’est installé à Toulouse. Comme son grand-père, il fait médecine mais n’a pas la vocation et ne se sent pas à sa place dans son étrange famille. Après un voyage en Floride, il rentre en France à la mort de son père et tombe sur d’étranges carnets.

Éditions Rivages

Nos premiers jours, Jane Smiley, 20 septembre 2016, Éditions Rivages, 600 p., 9782743637545

Walter Langdon rêve d’avoir sa ferme et d’obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d’acheter une exploitation agricole dans l’Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l’aube de la dépression, jusqu’en 1953.

Éditions Robert Laffont

Nora Webster, Colm Toibin, 26 septembre 2016, Éditions Robert Laffont, coll. Pavillons, 414 p., 9782221157923

Irlande fin des années 1960. Nora vient de perdre son mari. Elle retrouve un emploi, vend sa maison de vacances sur la côte et tente d’aider ses quatre enfants qui se débattent avec leur deuil. Lentement, elle se laisse gagner par un sentiment nouveau : être veuve, c’est goûter à la liberté. Peu à peu et sans éclats, elle se découvre des forces et conquiert son autonomie.

Éditions du Seuil

Cannibales, Régis Jauffret, 22 août 2016, Éditions du Seuil, 192 p., 9782021309959

Noémie est une artiste peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec Geoffrey, un architecte de près de trente ans son aîné avec qui elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par un courrier d’elle adressé à la mère de cet homme pour s’excuser d’avoir rompu. Un courrier postal plutôt qu’un courrier numérique qu’elle craindrait de voir piraté. Une correspondance se développe entre les deux femmes qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de dévorer Geoffrey.

L’Archipel d’une autre vie, Andreï Makine, 22 août 2016, Éditions du Seuil, 288 pages, 9782021329179

Aux confins de l’Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s’étendent des terres qui paraissent échapper à l’Histoire… Qui est donc ce criminel aux multiples visages, que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer à travers l’immensité de la taïga ? C’est l’aventure de cette longue chasse à l’homme qui nous est contée dans ce puissant roman d’exploration. C’est aussi un dialogue hors du commun, presque hors du monde, entre le soldat épuisé et la proie mystérieuse qu’il poursuit. Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée. La chasse prend une dimension exaltante, tandis qu’à l’horizon émerge l’archipel des Chantars : là où une « autre vie » devient possible, dans la fragile éternité de l’amour.

Les Bottes suédoises, Henning Mankell, 22 août 2016, Éditions du Seuil, 368 p., 9782021303896

Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge : à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et, surtout, l’apparition d’une femme, Lisa Modin, journaliste de la presse locale. Tandis que l’hiver prend possession de l’archipel, tout va basculer de façon insensible jusqu’à l’inimaginable dénouement. Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge : à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et, surtout, l’apparition d’une femme, Lisa Modin, journaliste de la presse locale. Tandis que l’hiver prend possession de l’archipel, tout va basculer de façon insensible jusqu’à l’inimaginable dénouement.

Comme l’ombre qui s’en va, Antonio Muñoz Molina, 22 août 2016, Éditions du Seuil, 448 p., 9782021242676

Le 4 avril 1968, James Earl Ray assassine Martin Luther King à Memphis et prend la fuite. Entre le 8 et le 17 mai de la même année, il se cache à Lisbonne où, en 2013, Antonio Muñoz Molina part sur ses traces et se remémore son premier voyage dans la capitale portugaise, alors qu’il essayait d’écrire son deuxième roman, L’Hiver à Lisbonne, une histoire d’amour sur fond de musique de jazz et de roman noir. La fascinante reconstruction des jours de l’assassin croise alors le propre passé de l’auteur, et les deux récits alternent, avec Lisbonne pour épicentre. L’un, autobiographique, relate, sur un mode très personnel et intime, l’apprentissage de la vie et des mécanismes du roman ; l’autre, à la manière d’un thriller, témoigne de ce qu’est la création romanesque, quand, fondée sur le réel, elle va au-delà des faits pour pénétrer dans la conscience des personnages. Pour entrer dans le mystère de l’univers mental de l’assassin, Antonio Muñoz Molina imagine ses obsessions, assiste à ses déambulations nocturnes dans les bars et les hôtels de passe, le suit pas à pas aux États-Unis, au Canada, au Portugal, et revient à Memphis afin de comprendre pourquoi James Earl Ray, certain que l’on peut impunément tuer un Noir militant des droits civiques, appuie le canon de son fusil sur la fenêtre des toilettes d’une pension misérable et exécute Martin Luther King sur le balcon du Lorraine motel.

Décembre 2014. Depuis plusieurs semaines, la narratrice sait qu’elle va devoir vendre la maison de son enfance. Lieu des origines et de l’ancrage, de la mémoire familiale et de sa propre mémoire. Face à ce chagrin intime, écrire un livre lui semble la seule chose encore possible : trouver les mots pour, peut-être, sauver un peu de la maison avant qu’elle ne disparaisse de sa vie, lui restituer une part d’éternité. Janvier 2015. La vague d’attentats qui frappe la France la laisse sans mots, comme dépossédée du monde tel qu’elle le connaissait. En elle, l’urgence s’est déplacée : que faire d’autre qu’écrire, pour tenter d’affronter l’innommable ? Au fil des semaines, sa vie va se jouer entre ce sentiment de fissuration du monde extérieur, que les attentats de novembre ne vont qu’intensifier, et celui de dépossession de son monde intime. Jamais le dehors et le dedans ne lui ont paru à ce point liés. Contrepoint paradoxal, insensé, de cet effondrement généralisé : tout au long de ces mois elle a porté un enfant, puis elle l’a mis au monde.

Le Dit du loriot, Su Tong, 3 octobre 2016, Éditions du Seuil, 368 p., 9782021286434

Dans une ville du sud de la Chine, autour des années 1980, Grand-père creuse la terre pour retrouver son âme perdue, jusqu’à être interné. Trois adolescents, Baorun, garçon balourd qui vit chichement avec Grand-père, Liu Sheng, séducteur et magouilleur, et Princesse, jolie orpheline colérique se croisent et se chamaillent tout en veillant, à leur manière, sur Grand-père. Ces trois-là ne profiteront pas bien longtemps de leurs vertes années : à l’issue d’une série de rendez-vous calamiteux, les deux garçons épris de Princesse la violentent. Dix ans plus tard Baorun leurs destins n’en finissent pas de se mêler, ravivant amours, anciennes blessures et fantômes du passé…. L’espoir et l’illusion qu’ils tentent de faire renaître pourront-ils vaincre la fatalité ? Seul un Grand-père qui a perdu la raison peut le dire.

Sonatine Éditions

Un coeur sombre, Roger Jon Ellory, 14 novembre 2016, Éditions Sonatine, 560 p., 9782355843129

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent mal : il doit se débarrasser de ses complices, et une petite fille est blessée lors d’échanges de tirs. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Le feu divin, Robert Lyndon, 17 octobre 2016, Sonatine Éditions, 736 p., 9782355844904

1081. L’empereur byzantin envoie un équipage jusqu’en Chine pour trouver une poudre noire qui explose lorsqu’on l’enflamme. Franc Vallon emmène avec lui des soldats et quelques personnages mystérieux, le médecin Hero, Wayland, le Viking Wulsftan, un jeune Franc, Lucas. Leur périple va prendre des tours imprévus qui les conduiront notamment à la recherche d’un ermite chrétien.

Zigzag, Ross Thomas, 21 novembre 2016, Sonatine Éditions, 9782355845215

Artie Wu et Quincy Durant se sont rencontrés enfants dans un orphelinat. Depuis, Artie le rusé et Quincy le colérique forment un duo de choc, passé maître dans les jeux de dupes, auquel le gouvernement américain fait parfois appel pour des missions loin d’être officielles. Installés dans une luxueuse maison sur la côte californienne, nos deux hommes auraient peut-être pu prétendre à une existence tranquille si Artie ne s’était pas vautré un beau matin sur un pélican mort. Secouru par leur voisin, « l’homme aux six lévriers », un richissime homme d’affaires, Artie en profite pour lui faire une étonnante proposition qui pourrait leur permettre à tous de gagner beaucoup d’argent. Bien sûr, avec Artie et Quincy, le hasard n’en est jamais vraiment un. Et ce qui commençait comme une escroquerie savamment élaborée va bientôt prendre un tournant totalement inattendu et devenir une enquête entêtante sur le meurtre d’un sénateur américain.

Éditions Stock

Au commencement du septième jour, Luc Lang, Octobre 2016, Éditions Stock, coll. La Bleu, 544 pages, 9782234081857

4 h du matin, dans une belle maison à l’orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d’avoir un très grave accident, sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu’il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d’abîmes sous ses pas. De Paris au Havre, des Pyrénées à l’Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines.

Un travail comme un autre, Virginia Reeves, Octobre 2016, Éditions Stock, coll. La cosmopolite, 344 p., 9782234079793

Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille, jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie..

Éditions Verticales

Molécules, François Bégaudeau, 8 septembre 2016, Éditions Verticales, 256 p., 9782070197224

Annecy, 1995. Jeanne Deligny, 44 ans, infirmière, est retrouvée morte sur le palier de son appartement. Le crime n’ayant aucun motif apparent, les enquêteurs ont du mal à avancer. Mais la découverte tardive d’une pièce à conviction permet de trouver un suspect : Gilles Bourrel, un ancien petit ami de la victime, qui avoue être l’auteur de l’homicide, selon lui involontaire.

Éditions Zulma

Le garçon, Marcus Malte, 1er septembre 2016, Éditions Zulma, 528 p., 9782843047602

Le garçon n’a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il se met en chemin et découvre le monde : les habitants d’un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l’itinéraire d’une âme neuve, qui s’éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses.

Le rouge vif de la rhubarbe, Audur Ava Olafsdottir, 2 septembre 2016, Éditions Zulma, 144 p., 9782843047565

Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

Tous ces livres seront disponibles à la Librairie Monet. Les dates mentionnées sont sujettes à modification. Vous pourrez également trouver ces nouvelles parutions sur notre site monet.leslibraires.ca dans leurs versions papier ou numérique, lorsque disponibles.


25 juillet 2016  par Pierre-Alexandre Bonin

Littérature jeunesse : le choix des libraires en juin

Comme chaque mois, notre équipe de libraires spécialisés en littérature jeunesse passe en revue l’ensemble de l’effarante production du mois écoulé pour en repérer les nouveautés incontournables. Voici un aperçu de ces nouveaux titres et nouvelles séries, question d’aiguiser votre appétit livresque…

ALBUM QUÉBÉCOIS

Une berceuse en chiffons : la vie tissée de Louise Bourgeois, Amy Novesky, ill. d’Isabelle Arsenault, La Pastèque, 42 p., 9782923841915*

« Les motifs et les couleurs utilisés par Isabelle Arsenault ainsi que le récit poignant de Amy Novesky
nous invitent à découvrir une femme mémorable et inspirante qui vécut une vie longue et créative. Louise Bourgeois était une artiste dont les sculptures et les oeuvres d’art ont été influencées par la créativité de sa famille et de la relation entre une mère et sa fille. À découvrir! » (C. Billo)

Les vacances de Facteur Souris, Marianne Dubuc, Casterman, 28 p., 9782203101944*

« Après avoir beaucoup travaillé, Facteur Souris décide de prendre des vacances bien méritées! Il part donc en voyage avec Madame Souris et leurs enfants. Évidemment, il ne peut s’empêcher d’apporter quelques colis, qu’il livre tout au long de leur expédition. On retrouve encore une fois le sens du détail de Marianne Dubuc, qui parsème ses illustrations d’objets hétéroclites et sans lien avec l’endroit où l’on se trouve. L’ajout de la femme est des enfants de Facteur Souris permet également de multiplier les situations comiques. Bref, voilà un album fort réussi qui réjouira les nombreux amateurs de Marianne Dubuc! » (P.-A. B.)

ALBUMS ÉTRANGERS

 

Alice et Lisa, Marie Norin et Emma Adbåge, Cambourakis, coll. « Cambourakis jeunesse », 32 p., 9782366242119*

« Quel enfant n’a pas, un jour ou l’autre, eu l’envie de garder le jouet d’un ami? Ces deux amies ont toutefois réussi à trouver une solution créative qui plaira à toutes! Abordant les notions de mensonge, d’amitié et de partage, cet album permettra aux parents et aux enseignants de désamorcer des situations potentiellement tragiques pour leurs petits amours, tout en faisant en sorte que l’amitié et la propriété de chacun soient respectées! » (C. Bond)

Capitaine Jules et les pirates, Peter Bently, ill. de Helen Oxenbury, École des loisirs, coll. « Pastel », 32 p., 9782211227926*

« Voici une histoire idéale pour des vacances au bord de la mer avec des petits. Ce récit nous fait vivre une vraie histoire de marins en herbe, pleine de rebondissements engendrés par l’imagination débordante de trois jeunes bambins héros de l’histoire. Nous sommes dans une aventure rocambolesque et naïve où nous affronterons des pirates avec courage et détermination. Les illustrations douces et remplies de petits détails nous font vivre les plaisirs simples de l’enfance, beaucoup de souvenirs et de bons moments d’été ! » (L. P.)

Chez moi, Davide Cali, ill. de Sébastien Mourrain, Actes Sud junior, 36 p., 9782330064082*

« Quel merveilleux album nous offrent ici David Cali et Sébastien Mourrain dans ce chez-moi inventé et espéré par un petit garçon né au bord de la mer. Tout au long de cet album, on suivra le parcours de ce jeune homme qui, une fois devenu grand et riche, fera le tour du monde en quête de nouvelles découvertes et d’un lieu d’appartenance qui lui ressemblerait. Chaque fois déçu, il repart à l’aventure pour terminer sa course sur le bord de la mer, lieu de sa naissance. Le texte très poétique et les illustrations tout en délicatesse nous font assurément voyager à la quête de nous-mêmes et de ce chez-moi qu’on a tous ancré au plus profond de notre cœur. » (S. S.)

Harold, un gourmand dans la ville, Kevin Waldron, Phaidon, 36 p., 9780714871882*

« Les amateurs de chiens et de gastronomie seront charmés par ce pauvre, mais attachant, Harold, qui se met à imaginer de la nourriture partout alors qu’il erre dans la ville à la recherche de son fauteuil préféré… Les bornes-fontaines deviennent des framboises, des couvercles de poubelles se transforment en biscuits géants et les parcs sont soudainement couverts d’ananas et d’asperges immenses! Un album qui nous rappelle combien les chiens sont des êtres affamés de nourriture et d’amour. » (C. Bond)

Rien du tout, Julien Billaudeau, Éditions Grains de sel, 36 p., 9791091180221*

« Les enseignantes et enseignants cherchent souvent des albums pour parler de consommation avec leurs élèves dès la première année. On peut bien sûr penser à Où est l’éléphant? et Où est l’étoile de mer? de Barroux chez Kaléidoscope ainsi qu’au Grand trou américain de Michel Galvin chez Rouergue. Toutefois, contrairement à ces autres albums, Rien du tout propose aux lecteurs une philosophie à l’encontre de la surconsommation : le retour au respect de la nature et à la vie en harmonie avec elle. Après tout, à quoi bon vivre entouré de biens dont nous n’avons pas besoin? Une belle réflexion sur la vie, la (sur)consommation et la nature. » (C. Bond)

Qui quoi quoi, Olivier Tallec, Actes Sud Junior, 32 p., 9782330063993*

« Olivier Tallec nous propose, encore une fois, un album-jeu machiavélique. Comme dans les deux livres précédents, il faut répondre aux questions posées dans l’album en observant bien les illustrations (craquantes, avouons-le!). Mais cette fois, le niveau de difficulté est tout bonnement machiavélique, puisqu’il faut non seulement observer, mais aussi se souvenir de tous les détails des illustrations, puisqu’on ne sait pas quelle sera la question avant d’avoir tourné la page! Bref, des heures de plaisir assurées avec cet album, une autre réussite éclatante d’Olivier Tallec! » (P.-A. B.)

ROMANS

Finalement c’était moi la plus heureuse, Rose Lagercrantz, ill. de Eva Eriksson, École des loisirs, coll. « Mouche ».117 p., 9782211221511*

« L’auteure suédoise Rose Lagercrantz nous enchante avec cette trilogie romanesque mettant en scène le quotidien de Dunne et Ella Frida, deux petites filles inséparables.

C’est l’amitié avec un grand A : une complicité évidente, l’envie de tout partager, des moments de joie, de peine, des chicanes aussi… Et quand Ella Frida déménage, la séparation est terrible. Mais quand on est les meilleures amies du monde, les liens peuvent résister à la distance…

Le récit, marqué par sa simplicité enfantine, est pourtant empreint d’une douceur poétique et d’une tendresse irrésistible. Il est par ailleurs rythmé par de nombreuses illustrations, au trait fin et charmant, qui rendent la série accessible à des lecteurs débutants !

Une jolie trilogie qui nous prouve que l’on peut trouver des miettes de bonheur partout, tout le temps, même lorsqu’on a du chagrin parfois. » (J. L. B.)

Série Will et ses frères, Eoin Colfer, ill. de Tony Ross, Gallimard, coll. « Folio cadet »

T.1: Panique à la bibliothèque, 95 p., 9782070601394*

T. 2: La vengeance du pirate, 93 p., 9782070601400*

« Gallimard réédite une série méconnue du célèbre auteur d’Artemis Fowl, déstinée cette fois aux plus jeunes lecteurs ! Suivons les cinq garnements de la famille Woodman, et notamment Will et Marty, les deux plus âgés, forcés de passer toutes leurs après-midi de vacances à la bibliothèque. Un supplice pour eux qui détestent lire ! D’autant plus que la bibliothécaire, alias « Patator », est bien décidée à faire respecter ses règles farfelues… L’auteur nous captive grâce à ses histoires loufoques et pleines d’humour et ses personnages hauts en couleur, qui nous rappellent avec plaisir l’imaginaire déjanté de l’illustre auteur britannique Roald Dahl.

Une série idéale pour des apprentis lecteurs, qui célèbre le pouvoir des livres et de l’imagination enfantine ! » (J. L. B.)

DOCUMENTAIRES

À la recherche de Andy Warhol, Catherine Ingram et Andrew Rae, Centre Pompidou, 32 p., 9782844267443*

« Vous vous demandiez quel livre choisir entre un documentaire sur l’art et un cherche-et-trouve? La réponse est maintenant à votre portée : vous choisirez à coup sûr À la recherche de Andy Warhol! L’aspect « cherche-et-trouve » rappelle le célèbre Où est Charlie? de Martin Handford, mais les dernières pages du livre nous offrent des informations historiques ou anecdotiques sur les personnages célèbres, ainsi qu’aux lieux et toiles visités au cours du livre. Les amateurs d’histoire de l’art seront servis! » (C. Bond)

Le grand livre des DIY pour enfants, Martha Stewart, Marabout, coll. « Marabout pratique – loisirs créatifs », 349 p., 9782501113168*

« Voici la bible ultime pour les parents, professeurs et enfants qui aiment créer en utilisant des objets du quotidien. Martha Stewart propose ici un ouvrage accessible aux enfants, avec des explications claires et détaillées, agrémenté de photos qui permettent de bien suivre les étapes. Avec ses 175 projets, voilà le livre idéal pour occuper les vacances, les journées pluvieuses, les fêtes d’enfants et plus encore! » (P.-A. B.)

TOUT-CARTONS

10 animaux et leurs voisins, Cléa Dieudonné, L’Agrume, coll. « Flap! », 38 p., 9791090743489*

« 10 animaux et leurs voisins, dans la toute nouvelle collection « Flap! » chez L’Agrume, permet de lier un animal aux autres animaux emblématiques de cet habitat. Par exemple, le chien habite en appartement, et l’appartement se situe dans la ville! Derrière le rabat, nous découvrons alors d’autres animaux qui habitent aux côtés du chien dans la ville : les pigeons, les moineaux, les rats, etc. Une chouette collection pour permettre aux tout-petits de lier des informations les unes aux autres! » (C. Bond)

10 véhicules et leurs cousins, Cléa Dieudonné, L’Agrume, coll. « Flap! », 38 p., 9791090743496*

« 10 véhicules et leurs cousins, dans la toute nouvelle collection « Flap! » chez L’Agrume, permet de lier un moyen de transport aux autres véhicules qui les entourent. Par exemple, le bateau se situe dans un port, et le port mène à la mer! Derrière le rabat, nous découvrons alors d’autres véhicules qui sont susceptibles de se trouver également sur la mer : les voiliers, les sous-marins, les paquebots, etc. Une chouette collection pour permettre aux tout-petits de lier des informations les unes aux autres! » (C. Bond)

L’heure de la lune, Alex Sanders, École des loisirs, coll. « Loulou & Cie », 16 p., 9782211227698*

« Sanders nous prouve encore une fois son talent dans cet adorable tout-carton qui reprend pourtant le rituel du coucher, un thème maintes fois traité en littérature jeunesse.

Ici, c’est Maman Lune qui invite ses petits à aller au lit. Mais Petit ours veut un dernier bisou, Petit Pingouin a perdu son doudou… Un personnage se couche à chaque page, jusqu’à la dernière, où il est temps de se souhaiter « bonne nuit ».

On y reconnaît bien le style de l’auteur-illustrateur : son trait familier, ses personnages expressifs, sa palette de couleurs vives…

Un joli moment de lecture parent-enfant avant de fermer les yeux ! » (J.L. B.)

Maxidodos, Kimiko, École des Loisirs, coll. « Loulou et cie », 58 p., 9782211228626*

« D’une tendresse infinie, ces petits haïkus accompagnés de douces illustrations d’animaux endormis apaiseront toute votre famille juste avant l’heure du dodo. De belles caresses littéraires de Kimiko, qui nous a donné entre autres le Croque-Bisou et ses couleurs pastel attendrissantes. » (C. Bond)

Mon premier imagier des animaux, De la Martinière jeunesse, 54 p., 9782732476209*

« Voilà un premier « imagier des animaux », comme on en voit tant… Sauf que cet ouvrage-là détonne complètement ! Faisant suite à la collection des imagiers « photo découverte » chez le même éditeur, on y retrouve là encore d’incroyables photographies prises sur le vif de nombreux animaux, chacun d’entre eux illustrant une expression, une émotion.

Les clichés sont d’une grande qualité, tantôt hilarants, tantôt impressionnants, nous donnant envie de feuilleter l’ouvrage inlassablement !

Un superbe outil de travail autant que de plaisir, pour les petits comme pour les grands ! » (J. L. B.)

Papillote, Violaine Marlange, Les Éditions des Éléphants, 36 p., 9782372730204*

« Quelle joie pour les petits de voir combien ils sont grands et peuvent accomplir de plus en plus de choses par eux-mêmes! Cet album montre plusieurs étapes importantes que franchissent les petits bouts-de-chou de leur naissance à l’entrée à l’école à travers des moments charnières de la vie de Papillote, cette petite créature violette qui apprend tranquillement à apprivoiser le monde qui l’entoure et à prendre son envol vers « un pays où on attendrait que [lui/elle] »! Absolument adorable! » (C. Bond)

Super Lion, Philippe Jalbert, Gautier-Languereau, 36 p., 9782012046924*

« Une histoire à trous et à devinettes qui fera rire les petits. Les illustrations de Philippe Jalbert sont craquantes et l’humour des devinettes et de leur réponse est irrésistible. Une belle découverte pour les amateurs de super-héros! » (P.-A. B.)

Trésors surprises, Gilbert Legrand, Sarbacane, 42 p., 9782848658759 *

« Avec ce quatrième livre, Gilbert Legrand poursuit son détournement étonnant d’objets du quotidien. L’inventivité de Legrand semble sans limites alors qu’il propose une vingtaine de scènes imaginées à partir d’objets banals. Impossible de ne pas tomber sous son charme! » (P.-A. B.)

* * *

Sélection et rédaction de Caroline Billo, Catherine Bond, Pierre-Alexandre Bonin, Susane Duchesne, Sarah Dufresne-Landry, Joëlle Hodiesne, Juliette Lopes Benites, Aurélie Philippe, Louise Pratte et Sonia Simard.

* Commandez ces titres sur monet.leslibraires.ca en suivant les hyperliens des ISBN.


21 juillet 2016  par nos libraires

Les Correspondance d’Eastman 2016 – Habiter le paysage

La 14e édition des Correspondances d’Eastman vous invite à venir habiter pour un moment un paysage majestueux du 4 au 7 août 2016. Venez sillonner avec les écrivains invités ce paysage façonné par la littérature.

« L’idée de départ est simple : pendant quelques jours d’été, les passants sont invités à venir écrire des lettres qui sont expédiées gratuitement à travers le monde. Les enfants et les adultes peuvent ainsi fréquenter des lieux inspirants aménagés en « jardins ou chambres d’écriture », disséminés dans le village, où l’on va écrire un mot à une personne chère. Le courrier est ensuite recueilli par les facteurs des Correspondances, qui sillonnent le village à pied ou à vélo. Des trousses d’écriture sont offertes à chaque participant à l’achat du stylo passeport donnant droit d’accès à tous les lieux d’écriture, aux expositions, aux projections ainsi qu’au Portage des mots et au Sentier des lettres.

Donner le goût d’écrire et de lire en passant par l’échange épistolaire est l’un des objectifs avoués du comité organisateur, qui souhaite aussi que cet accent mis sur l’écriture vivante puisse valoriser le livre et le travail des écrivains. S’ajoutent à cette activité beaucoup d’autres reliées à l’écriture et à la lecture, avec des auteurs, animateurs et comédiens venus aussi faire la fête de toutes les lettres. »

La Librairie Monet vous souhaite, à tous et à toutes, des rencontres des plus inspirantes!

Voici quelques-unes des activités proposées cette année:

Paysages urbains
Souvent, le paysage d’une ville s’inscrit au coeur de la littérature, même si, comme le déplorait Baudelaire, « le visage d’une ville change plus vite que le coeur d’un mortel ». Avec : Francine Ruel, Dominique Garand, Christiane Lahaie. Animation : Marie-Ève Sévigny. Le jeudi 4 août, 14h.

Marie-Thérèse Fortin chante Barbara
Un hommage à une grande dame de la chanson. Tout comme la voix de Barbara à ses débuts, celle la voix de Marie-Thérèse Fortin est ici mise de l’avant, accompagnée d’un piano et d’une contrebasse. Dans une formule épurée, une redécouverte de la carrière de la chanteuse française vous est proposée. Le jeudi 4 août, 20h.

Habiter le temps
Il existe quelque chose comme un paysage du temps qui passe, qui s’étire indéfiniment ou qui passe d’une génération à l’autre, d’un être à un autre, et qui nous permet d’y habiter, au moins en sursis. Avec : Anaïs Barbeau-Lavalette, William S. Messier, Daniel Grenier. Animation : Marie-Ève Sévigny. Le vendredi 5 août, 10h.

Marc Séguin
L’atmosphère onirique et symboliste des toiles de Marc Séguin s’inscrit sur un fond souvent plat et uni qui rappelle étrangement le paysage du Nord. Plusieurs personnages de Séguin sont d’ailleurs fascinés par ce paysage au point de tout fuir pour tenter de vivre cet aplanissement d’être. Animation : Danielle Laurin. Le vendredi 5 août, 12h30.

L’arrière-pays
C’est peut-être ce qui reste caché derrière toute façade qui intéresse la littérature. Non pas le paysage connu et cartographié, mais celui de l’arrière-pays, du Nord, de la région profonde ou tout simplement de l’espace demeuré inaperçu. Avec : Jean Désy, François Hébert, Samuel Archibald. Animation : Tristan Malavoy. Le vendredi 5 août, 15h45.

Vie et mort du paysage
Le paysage invite à une certaine forme d’évanouissement qui n’est pas nécessairement une mort symbolique ou réelle, mais plutôt une manière de retrouver le dehors et de créer des liens nouveaux avec la part oubliée, matricielle, de nos vies. Avec : Carole David, Élise Turcotte, Martine Delvaux. Animation : Elsa Pépin. Le samedi 6 août, 10h.

Hélène Dorion et Les Violons du Roy
Concert intimiste alliant des extraits de l’oeuvre de l’écrivaine et poète Hélène Dorion à des musiques de P. Glass, J.S. Bach, W.A. Mozart et P. Vasks interprétées par un quatuor à cordes des Violons du Roy ainsi que par Hélène Dorion. Une suite d’instants suspendus entre les mots et la musique.. Le samedi 5 août, 20h.

Apocalypse du paysage
Le paysage, humain ou écologique, demeure avant tout une chose fragile, tellement facile à détruire par inattention ou de manière concertée, mais que la littérature peut tenter de protéger à sa façon discrète et recueillie. Avec : Louise Warren, Kim Thúy, Denis Thériault. Animation : Claudia Larochelle. Le dimanche 6 août, 10h30.

Jocelyne Saucier
La mémoire des grands espaces et du Nord, tout comme celle des forêts et des lieux oubliés, appelle la meilleure part de nos êtres et de la littérature, celle qui consent au rythme mortel des choses, à sa lente et magnifique envie d’être au monde le plus purement possible. Animation : Catherine Voyer-Léger, Le dimanche 6 août, 12h30.

Pour découvrir la programmation complète de cette 14e édition des Correspondances d’Eastman, cliquez ici.

Et pour consulter la liste des oeuvres de ces invités disponibles sur notre site monet.leslibraires.ca, cliquez tout simplement sur leur nom.

 



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