Pour souligner l’événement « le 12 août, achetez un livre québécois » les libraires ont relevé le défi de sélectionner un unique livre québécois. Difficile expérience.

Vous ne savez toujours pas lequel choisir, allez voir et lire ce qu’ils en disent !

Benoît Desmarais, libraire secteur général et universitaire

Une éducation bien secondaire, Diane Boudreau, 2013, Poètes de brousse, 9782923338613*

BenoitDans sa critique du livre de Diane Boudreau, « Une éducation bien secondaire » (Poètes de Brousse – coll. Essai libre), Louis Cornellier considérait que le portrait du systéme d’éducation québécois dressé par l’auteure était trop sombre. Dans ce livre certes fort personnel, et dans la foulée du « printemps érable », Boudreau posait pourtant des questions essentielles. Une éducation gratuite, fort bien, mais quelle éducation? Pour qui et pour en faire quoi? Ce livre dresse un constat des lieux on ne peut plus réaliste. Deux ans après sa parution, avec la rentrée aux couleurs grises de l’austérité à nos portes, voilà un récit qui n’a rien perdu de sa pertinence si l’on veut vraiment parler éducation en cessant de se gorger de belles formules. D’ailleurs, ce petit livre rentre-dedans commence par cette citation dégrisante d’ Hélène Roulot-Ganzmann : « Ce sont 49% des Québécois qui ont des difficultés de lecture, qui cherchent à éviter les situations ils ont à lire et, lorsqu’ils parviennent à décoder une phrase, qui n’en saisissent pas forcément le sens.

Boris Nonveiller, libraire secteur bandes dessinées

Sports et divertissements, Jean-Philippe Baril Guérard, 2014, Éditions de ta mère, 9782923553696*

Boris« Tout est à l’envers et chaque chose est à sa place » La première phrase du premier roman de Jean-Philippe Baril Guérard est parfaitement représentative de l’état d’esprit de sa narratrice, et du chaos ordonné qu’elle tisse avec sa vie, page après page. On accède à la psyché d’une jeune actrice qui est devenue célèbre grâce à son rôle dans une série jeunesse. Âgée maintenant de vingt-deux ans, elle gagne plusieurs milliers de dollars en une heure de travail et passe le reste de son temps à alterner entre l’apathie et les excès. La lucidité avec laquelle elle analyse la société, le vedettariat, et les relations interpersonnelles ne va pas jusqu’à l’introspection. Tiraillée et paradoxale, la narratrice représente avec son cynisme, ses fuites et sa clairvoyance sélective tous les déboires d’une citoyenne québécoise contemporaine.

Avec ses orgies de coke, ses parties de jambes en l’air frustrantes et son verbe acerbe, Sports et Divertissements s’inspire directement des meilleurs romans de Bret Easton Ellis, tout en y déployant une vision propre au Québec et à sa langue. C’est à la fois une relecture, une adaptation et une continuation de la réflexion Ellisienne. Baril Guérard s’inspire, mais il ne se limite pas à copier. Ce n’est pas un roman qui se satisfait d’être du Less than zero made in Montréal. L’auteur réussit à actualiser le propos et à en faire un discours autosuffisant sur les excès et les contradictions auxquels nous habitue de plus en plus le mode de vie postmoderne. Un roman qui n’a certainement pas eu la réception qu’il méritait. »

Caroline Scott, libraire secteur général et universitaire

Tête première, Martine Audet, 2014, Le Noroît, 9782890188891*

Caroline ScottIntense, mystérieuse, mirifique poésie qu’est celle du peuple québécois. Choisir est déchirant, j’aurais pu parler de Gaston Miron, Fernand Durepos, Alain Grandbois, Roger Des Roches, Elise Turcotte ou Carole David, pour ne nommer que ceux-là: les poètes québécois sont talentueux et nombreux! J’ai dû choisir pourtant ; mon choix s’est arrêté sur le recueil de Martine Audet parce qu’il a été mon dernier et très puissant coup de coeur de poésie.

Avec tête première dos contre dos, le pied et le souffle se perdent dans les vers et hésitent à revenir au corps. Le recueil de Martine Audet évoque les absences, la multitude de petites morts qui fanent le souvenir, ce qui nous façonne, ce qui nous détruit. Chaque poème semble avoir été construit avec la fragilité de la porcelaine et la dureté d’un diamant: le contraste frappe et saisit, la puissance des mots justifie leur économie.

Un recueil envoûtant dont on ne revient pas, qui nous appelle encore et encore, tête première.

Clarence Collinge-Loysel, libraire secteur général et universitaire

Du bon usage des étoiles, Dominique Fortin, 2008, Alto, 9782923550343*

ClarencePremier roman de Dominique Fortier, Du bon usage des étoiles incarne le voyage dans ses multiples facettes. C’est d’abord un voyage terrestre, sur une Terre dont les contours paraissent encore flous, et qu’il faut arpenter à ses risques et périls. Tout cela pour savoir sur quel sol on marche. C’est aussi un voyage dans le temps, au cœur d’une société faite de fêtes, de frivolités et d’insouciance.

Nous sommes en 1845. Le Terror et l’Erebus, le capitaine John Franklin à leur tête, partent pour l’Arctique. À bord, un équipage de marins et de scientifiques qui n’ont qu’une envie : trouver le mythique Passage du Nord-Ouest. À travers la plume de Francis Crozier, le commandant du Terror, on suit le quotidien des navigateurs, les passions et sentiments de tous et chacun, les épreuves imposées par le climat, les merveilles et périls de la navigation. C’est l’aventure et le froid, la vie dans un paysage des plus incertains.

Pendant ce temps, en Angleterre, il y a lady Jane, la femme de John Franklin, qui mène sa vie de bourgeoise londonienne entourée de sa famille et des proches amis de son mari. C’est une vie faite de rencontres, de danses, de théâtre, où les bonnes mœurs ne le disputent pas à la bonne humeur. Sans se douter de ce qui se passe de l’autre côté de la Terre.

Du bon usage des étoiles est une fiction historique à la fois touchante et dramatique, où science et poésie se marient pour créer une belle fresque humaine, quoique morcelée par l’océan et les glaces.

Emmanuelle Cartier, Libraire secteur général et universitaire

L’empire bleu sang, Vic Verdier, 2014, Joey Cornu, 9782922976410*

EmmanuelleVic Verdier est un caméléon littéraire. Qu’il s’agisse de L’imprimeur doit mourir ou de Cochons rôtis, cet auteur sait s’adapter aux genres qu’il choisit d’interpréter. L’Empire bleu sang ne fait pas exception. Cette uchronie steampunk se déroule à Québec, la première puissance mondiale en raison de la découverte d’un important gisement de diamants bleus. Ici, l’efficacité est le mot d’ordre. En moins de 300 pages, Vic Verdier parvient à mettre sur pied un univers vaste où les années 1887 et 1987 s’entremêlent grâce à la voix de ses différents personnages. L’auteur mèle finement religion, fanatisme, trahison, expérimentations scientifiques et héroïsme dans un ensemble débridé et entraînant. Bref, c’est le livre québécois à acheter ce 12 août si vous avez envie de découvrir un auteur qui n’utilise jamais un mot de trop et qui sait vous mener par le bout du nez!

Éric Chouan, spécialiste de la saisie et des retours

Panik, Geneviève Drolet, 2015, Tête première, 9782924207406*

Eric« Il n’existe que peu de routes entre les villages au Nunavik. C’est un décor qui sied bien à Geneviève Drolet, une auteure qui affectionne les dépaysements et plus particulièrement ceux qui mènent à se confronter aux pentes arides et sinueuses de l’âme humaine. Vous êtes invité à la lisière de cette vie dans le Grand Nord, à évoluer dans un espace tout blanc entre taïga et toundra. Ce roman est une fable polaire. Dans cette lumière particulière, Dorothée va vivre un exil fascinant. Expédiée de Montréal, en express, par avion, pour le presque pôle Nord, cette punition va lui faire découvrir un autre mode de vie, une autre histoire, et lui permettre d’envisager sans doute, aussi, des lambeaux de la sienne après tout. Vous pourriez croire que rien ne se passe vraiment dans tout ce silence, que ce désert glacé et menaçant qui défile se suffit à lui-même, ce serait une erreur. Tendez bien l’oreille, évitez l’aveuglement du froid, plissez les yeux dans les tornades infinies de poudrerie, POW, dès la première page, vôtre premier coup de lecture pourrait vous être fatal. Entre le western nordique et le roman d’intrigue Panik est le roman le plus achevé d’une écrivaine québécoise des plus talentueuses. Habitée d’une beauté vive et d’une force inouïe, l’écriture crue de Geneviève Drolet s’arme d’un brise-glace à fendre les cœurs les plus durs. »

Guillaume Crevier-Lalonde, libraire secteur général et universitaire

La brûlerie, Émile Ollivier, 2004, Boréal, 9782764623442*

Guillaume« Dernier roman d’Émile Ollivier, La brûlerie raconte le quotidien d’intellectuels haïtiens exilés à Montréal, dans le quartier Côte-des-Neiges. Ces personnages exubérants se rencontrent quotidiennement dans les cafés de l’artère où ils y font le récit de leurs aventures sur le sol québécois et évoquent leur nostalgie du pays perdu. L’arrivée d’une femme qui prétend être la fille de l’un de ces camarades récemment décédé pousse le narrateur à évoquer les divers souvenirs qui ont fait son quotidien depuis son arrivée à Montréal.

Il faut lire ce roman pour la description que fait Ollivier de Montréal, et plus particulièrement du quartier Côtes-des-Neiges. Sous sa plume, on découvre un quartier bien vivant, à la mesure de l’exubérance des personnages qui y errent. Mais cette description bien vivante du quartier est peut-être un leurre. On comprend très vite que les protagonistes du récit d’Ollivier ne peuvent se résoudre à habiter Côte-des-Neiges et attendent sans y croire le moment de leur retour à Haïti.

Paru en 2002 à titre posthume, le récit d’Ollivier a récemment été réédité chez Boréal compact. Une belle occasion de découvrir ce superbe roman… »

Hélène Brosseau, libraire secteur bandes dessinées

Ping-Pong, version commentée, Zviane, 2015, Pow Pow, 9782924049242*

Hélène« J’ai connu Zviane toute jeune. Elle entrait en bondissant dans la librairie où je travaillais à l’époque, virevoltant telle une petite boule d’énergie, déjà, à la manière d’une balle de ping-pong.

Prolifique dessinatrice ainsi que musicienne, l’auteure de L’ostie d’chat, du Bestiaire des fruits et de Les Deuxièmes s’associait, au printemps dernier, avec les Éditions Pow Pow, pour nous offrir cette troisième version de son livre Ping-Pong, qui devient à chaque fois plus volumineux.

Originalement disponible sur son blogue, puis auto-publié à 500 copies très rapidement écoulées, cette version magnifiquement éditée par le maestro Luc Bossé, est un événement pour le monde de l’édition de la bande dessinée québécoise.

Essai sur l’art, la création en musique et en arts visuels, Zviane s’y met en scène, partage et illustre ses réflexions de manière ludique, dynamique et captivante, le tout à l’image de son cerveau toujours en ébullition. À la précédente édition papier, elle a eu la géniale idée d’ajouter à celle-ci ses commentaires dans les marges, et également, d’offrir une deuxième section, où une pléiade d’auteurs participe à l’échange en commentant à leur tour une idée du livre qui les a interpelée.

Le lecteur, étant lui aussi invité à continuer et à partager sa réflexion, de fois en fois, Ping-Pong se transforme, s’enrichit et se bonifie, et Dieu seul sait jusqu’où cette expérience ira. Un livre généreux et inspirant qui a trouvé automatiquement sa place dans mes incontournables, et une occasion géniale de découvrir du même coup une belle quantité d’auteurs québécois importants. »

Joëlle Hodiesne, libraire secteur jeunesse

Le loup dans le livre, Mathieu Lavoie, 2014, Comme des géants, 9782924332146*

Joelle« Depuis un peu plus d’un an, les éditions Comme des géants enchantent le lectorat jeunesse avec des albums où l’audace, la créativité et l’ingéniosité s’allient pour chatouiller l’imaginaire. « Le loup dans le livre » a fait bondir mon enthousiasme, et je me dois de vous dire que j’ai eu grand plaisir à le lire tout haut, le rythme du texte modulant naturellement les inflexions de ma voix. Ouvrant le bal avec un « Hé! Hé! Hé! » qui reviendra régulièrement au cours de l’histoire, le loup s’apprête à envahir le livre du petit chaperon rouge. Heureusement, elle s’en échappe en compagnie de sa mère-grand et du chasseur. S’ensuit une course-poursuite où les personnages du livre envahi se sauvent des pages en se réfugiant dans un autre conte. Avec son graphisme épuré, ses couleurs franches et son indéniable dynamisme, «Le loup dans le livre» enchante à tous coups.

Les indices visuels quant au prochain refuge des personnages, les dialogues simples mais percutants, et la finale tout aussi surprenante qu’amusante en font un incontournable dont on se délecte à chaque lecture. »

Juliette Lones-Benites, libraire secteur jeunesse

Un été à Montréal, David Homel, 2013, Boréal, 9782764621752*

Juliette« Dernier tome de la trilogie de Marie-Louise Gay et David Homel, ce roman est le premier livre québécois que j’ai ouvert en arrivant ici. Fraichement débarquée de France, j’étais prête à vivre moi aussi mon propre « été à Montréal »… Mais il me fallait d’abord découvrir les aventures rocambolesques de Charlie et Max, frères pour le meilleur et pour le pire!

Dans cet opus, une surprise de taille les attends : pour la toute première fois, leurs parents décident… de ne pas partir en vacances! Eux d’ordinaire si aventuriers, friands de séjours dépaysants (et souvent dangereux) proposent cette fois à leurs enfants de camper dans le jardin! Quelle déception pour les deux garçons, qui avaient malgré tout pris goût aux expéditions folles de leurs parents.

Tout au long de l’été cependant, ils vont trouver mille choses à faire dans cette ville qu’ils pensaient connaître sur le bout des doigts… Et il se pourrait bien qu’ils passent les plus belles vacances de toute leur vie! Parce que, finalement, « l’aventure, la vraie, se cache parfois tout près de cheznous »

Un roman plein d’humour, que l’on peut lire avant le reste de la trilogie, aux personnages adorablement attachants et qui vous fera (re)découvrir Montréal… autrement!  »

Marie-Ève Blais, Libraire secteur général et universitaire

Où irez-vous armés de chiffres?, Hélène Monette, 2015, Boréal, 9782764622957*

Marie-Ève« Où irez-vous armés de chiffres? est le dernier recueil de poésie d’Hélène Monette publié de son vivant. Il faut le lire comme un moment d’arrêt vis-à-vis du tumulte des médias et des masses d’informations imposées. Les mots créent la force nécessaire afin de s’opposer à l’accumulation de ce nouveau « capital humain ». Offrant prestance et beauté aux mots choisis, elle confronte ce rapport monétaire qui s’est infiltré avec l’avènement, entre autre, d’internet. Sa poésie s’oppose à l’égocentrisme, au cynisme, à l’enfermement dans le travail, aux violences du monde qui nous est obligé. Avec une aptitude singulière pour les tournures de phrases et des images méticuleusement construites, elle réussit à nous séduire. À faire revivre les soubresauts des tristesses, des respirations courtes pour, lentement, décrire cette lutte barbare qui est faite à nos amitiés sincères, à nos amours passionnels.

Pour y entrer, il nous faut prendre une inspiration et nous y plonger afin que, le livre refermé, il y ait cette expiration apaisante. Quoiqu’aride et comportant peu de pauses (quelques silences marqués par des vides de la barre d’espacement), elle nous offre un trop-plein qu’on ne veut plus ravaler, qu’on désire plutôt cracher. Lire Hélène Monette, c’est poser un nouvel éclairage au théâtre de nos relations. Mais, c’est aussi, redonner une puissance à la beauté de la parole en nous partageant l’envie du souffle poétique. »

Morgane Marvier, Libraire secteur général et universitaire

Excellence poulet, Patrice Lessard, Héliotrope, 2015, 9782923975627*

Morgane bis« Luc Touchette est retrouvé assassiné dans la ruelle derrière la garderie qu’il dirige. Les suspects sont nombreux entre le salon de massage Spa Afrodite et la rôtisserie Excellence Poulet qui aurait des liens avec les motards. La police mène l’enquête, mais elle n’est pas la seule. Guy Papillon, de retour de son séjour au Portugal, a trouvé un petit boulot dans un pawn shop et s’ennuie. En plus, il fréquente le restaurant régulièrement et a exercé le métier de détective privé.

Patrice Lessard ouvre la nouvelle collection des éditions Héliotrope avec un très chouette roman noir. On voit les rues de Rosemont, on sent l’odeur du poulet et on entend les discussions de comptoir. Patrice Lessard réussit à installer l’atmosphère en quelques mots. Son style, avec les dialogues intégrés au texte, l’humour de la situation, les personnages haut en couleur, tout est réuni pour l’amateur de roman noir urbain. Un plaisir presque trop court! »

Pierre-Alexandre Bonin, Libraire secteur jeunesse

Ma vie autour d’une tasse John Deere, Émilie Rivard, 2015, 9782895796718*

Pierre-Alexandre« Ma vie autour d’une tasse John Deere est un roman drôle, touchant, léger et profond en même temps. Émilie Rivard parvient à y traiter de nombreux sujets qui touchent directement les adolescents, de la fin du secondaire à l’amitié, en passant par la relation avec les grands-parents et la différence, sans jamais faire la morale ou porter de jugements. Elle y parle aussi d’homosexualité en l’intégrant en trame de fond du quotidien de son personnage. Elle ne cherche pas à la démystifier ni à la banaliser, mais elle ne se gêne pas pour déconstruire certains stéréotypes avec un humour irrésistible et contagieux. Les personnages sont attachants ou détestables, mais ils ont tous une profondeur psychologique qui les rend incroyablement humains.   Il est rare de trouver un roman pour adolescents qui soit à ce point positif et lumineux. Bref, voilà un roman incontournable pour les adolescents, écrit par une auteure en pleine possession de ses moyens. »

Robert Beauchamp, Libraire secteur général

Flux : exposition, David Altmedj, 2015, Paris-Musées / Musée d’art contemporain de Montréal, 9782759602629*

Robert« Cette publication est à la fois livre d’art et livre d’artiste, tant on retrouve dans sa confection même toute la richesse visuelle et l’inventivité de David Altmejd, cet artiste québécois de renommée internationale. Ce catalogue d’exposition accompagne une rétrospective des œuvres de David Altmejd qui, après le Musée d’art moderne de la Ville de Paris et le Musée du Luxembourg, est enfin présentée au Musée d’art contemporain de Montréal. Que dire de cet artiste? Qu’il est sans doute l’une des figures marquantes de l’art contemporain actuel, après de nombreuses expositions aux États-Unis, à la Biennale de Venise et ailleurs? Qu’il est un artiste contemporain à l’univers à la fois perturbant, évocateur et fascinant? Que ses œuvres, qu’on découvre comme autant de joyaux ou de monuments, se réfèrent à l’art de l’Antiquité tout autant qu’au Futurisme et qu’au Surréalisme? Vous l’aurez compris, cette exposition est à voir sans faute et ce livre est à posséder et à chérir. »

Sylvain Cabot, libraire secteur bandes dessinées

Mélody, Sylvie Rancourt, Égo comme X, 9782910946883*

Sylvain« Voici le genre de petit chef-d’œuvre méconnu, comme on aimerait en trouver plus souvent en bande dessinée. D’abord auto-publié en fascicules, donc peu distribué, puis introuvable, Mélody de Sylvie Rancourt est un récit autobiographique longtemps resté hors de portée des radars du grand public. Dessinée d’une main ingénue, au moyen d’un langage graphique rudimentaire, Sylvie Rancourt restitue son quotidien de danseuse nue avec une naïveté désarmante. La fraîcheur de son regard sur cet univers cru offre un contraste saisissant. Il y a quelque chose de modeste dans cette œuvre, à travers la simplicité des dessins comme de la narration. Et c’est sûrement cette simplicité qui permet de faire résonner autant de vérité à l’histoire de Mélody. Un degré de pertinence tel, qu’il fait de ce livre un document important, au-delà même du cadre strict de la bande dessinée. »

Tous ces livres sont disponibles à la Librairie Monet et via note site monet.leslibraires.ca dans leur version papier ou numériques, si disponibles. Pour commander, veuillez cliquer sur les titres sélectionnés.